illflighaway

Je suis touché par la justesse de vos commentaires si personnels, qui explorent, parfois par une seule phrase, le thème si difficile de la conquête du meilleur pour soi. Je vais donc en faire une synthèse avant d’aborder les actions et gestes qui devraient aider à passer nos peines….

En introduction quelques extraits. Désolé pour la méthode, mais il faudrait un livre pour développer chacun de vos commentaires :

Comme le dit Claire, il est plus facile de voûter le dos que de le tenir droit. Le tenir droit demande un effort…. C’est le fameux coup de pied à l’âme pour fuir le confort de la peine, pour fuir les complaintes éternelles… DDA ajoute qu’une manifestation perverse de la peine est d’entraîner aussi les autres à l’accueillir. Wictoria nous adresse la part d’emphatie humaine qu’elle détache de toute compassion ou pitié qui seraient le fondement de la pire des aides. Zebu, en s’improvisant campeuse avec un sac à dos trop lourd, exprime ainsi sa ferme volonté de s’éloigner des chemins de peine pour une balade dans un monde plus serein, pour elle et les siens… Zibulinette est encore une fois la grande « oreille », celle qui écoute le cœur, voilà de quoi inspirer notre propre sens de l’ouie. Le petit soleil qui apparaît toujours au bon endroit et se lève toujours du bon coté nous rappelle l’existence de ce cadeau merveilleux qu’on a du mal à déballer, La Vie.

Quand Elle soulève des interrogations qui dévoilent sa sensibilité, comment ne pas tendre cette main qui saisit pour empêcher de tomber… Et tant pis si comme le dit Viola on trébuche sur les chemins de travers(e), la force étant d’aller où nous semble bon d’arriver, sans que l’enfer ne soit pavé de nos bonnes intentions…

Carpofolo est le garçon, si espiègle qu’il en est touchant de masculinité ayant vécue jusqu’à (tenter encore de ) vaincre certains ennemis et démons… Black Eagle me convie à aborder le thème de l’ego et du mental qui sont les auteurs et les acteurs de bon nombre de mauvaises partitions… Maya en appelle à la déprogrammation de l’enseignement funeste qui broie le noir du « qu’en as-tu fais de ta vie ? Qu’en fais tu ? ».

Ne manque que Flo dans cette intro. Son texte aborde plusieurs aspects réfléchis et sensés du cornélien en diable ou faustien en tragique que joue notre âme… je me resservirai de ses éléments de synthèses ;)

Nan’ : J’installe un bouton spécial pour que tu accèdes plus facilement à la zone commentaire :) Ta question frappe au cœur de l’ego, et je n’ai pas de « bonne réponse » à te donner, si ce n’est que de tendre la main pour moi est une recherche du bien même si le geste est spontané et sans calcul a priori. Où fouiller pour savoir ce que sous entend ce geste ?

Nous sommes tous le produit de conditionnements (famille, société, pays, culture..). Notre passé a construit notre personnalité et notre individualité. Individualité qui est démontrée dès la naissance par le caractère unique de notre « carte » ADN jusqu’à celui de nos empreintes digitales.

Notre rapprochement de groupes de pensée est un besoin d’affirmation que nous ne sommes pas tout seul et que nous ne voulons pas l’être ou le rester.

Notre pensée est donc faite de conditionnements. Notre époque moderne nous entraîne à ne plus réfléchir parfaitement. Il faut que ça aille vite et bien pour soi, comme si on n’avait plus cette envie de prendre le temps pour s’occuper de soi.

Il y a ceux qui refuseront toujours une aide. Esprits forts qui croient pouvoir souffrir tout seuls et s’en sortir…

Il y a ceux qui ne pourront que chercher une aide dans leur entourage. S’en remettant tout entier à cette présence et larguant au passage la gestion de leur détresse. Les interlocuteurs de ceux là sont des éponges à peines… Eux se rendront malade de ces peines supplémentaires.

La pire des choses à faire est de se sacrifier, de s’oublier au profit de la famille ou des amis. Au risque d’en faire des assistés.

La société évolue et fait des êtres qui attendent trop une manifestation de l’entourage pour se décharger et surtout de n’avoir pas à lutter. C’est tellement reposant et réconfortant de transférer ses problèmes…

Et puis il y a tous les autres, ceux qui souffrent en peine…

De mes recherches et à partir des fondements de divers « penseurs » - au passage je dénonce la forme un peu trop compliquée ou trop parabolique de leurs expressions qui dans la conscience ou l’approche de notre soi nécessiterait une simplification pour que le véritable travail ne se perde pas dans la traduction, mais gagne en clarté pour s’approcher justement de la lumière de notre bonheur- de mes recherches donc et pour simplifier à l’essentiel je crois que les peines que nous nous infligeons naissent de peurs inconscientes ou non, peurs alliées aux cinq poisons existentiels qui dirigent nos vies et les malmènent…

L’attachement, La colère, l’ignorance, l’orgueil et la jalousie…

Je développerai plus tard, de mon mieux, chacun de ces pièges à bonheur que décrivent entre autres les tibétains et certains psychologues…

La peur, les peurs qui nous submergent et qui sont les reflets de nos visages... Voici des exemples bien visibles...

La Peur de la foule, des araignées, des requins…, est le souvenir désagréable que nous cherchons toujours à fuir jusqu’à cette peur de la mort qui motive une grande part de notre comportement dans la vie.

La Peur est basée principalement sur l’ignorance. Elle crée des blocages et anéantit bien des espérances. Pour désespérances…

Pourquoi avoir peur des araignées ? Sont elles si dangereuses pour notre vie ? Savons nous ce qu’est leur vie et quels pièges magnifiques elles sont capables de créer pour vivre ? Ne sont elles pas parfaitement intégrées dans un système ? L’idéal serait de visualiser cet animal en étant soi même au calme et de le dessiner ensuite, par la force de la volonté, de sa propre volonté.

Comme le dit Claire, il est plus facile de voûter le dos que de le tenir droit. Le tenir droit demande un effort… Et même si en montant au plus prés de la lumière on découvre en soi des zones d’ombre, l’important c’est de monter toujours…

Les peurs nous les aurons toujours… Mais nous pouvons faire en sorte que ces peurs ne dirigent pas notre vie et qu’elles nous la pourrissent…

PS : J’ai fortement aimé les messages qui ont été échangés des uns vers les autres… à plusieurs, c’est mieux que tout seul…