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Je ne suis pas loin d’être dépassé par vos commentaires ;)

Mais je vais garder la trame que je m’étais fixée, à savoir le travail, parfois pénible et douloureux à effectuer pour dépasser la souffrance infligée par les souvenirs. Travail de grande volonté personnelle qui débute par la connaissance et la compréhension des peurs et poisons psychologiques (la liste augmente, déjà 7…) que nous ingurgitons et que nous animons en nous.
Avant de répondre à vos commentaires précédents, je souhaite définir un terme que nous connaissons bien, mais que je vous invite à découvrir sous un nouveau jour : Le mental dont on pourrait situer le lieu de villégiature dans notre cerveau reptilien comme évoqué par Claire. ( Pour simplifier, le cerveau reptilien est le cerveau le plus anciennement ancestral de notre cervelle, placé entre les deux hémisphères il est le siège entre autre de la mémoire olfactive, en liaison directe avec nos narines, place de choix pour déclencher des émotions bonnes ou malheureuses.)
Pour mieux cerner cette particularité de notre conscience, j’ai personnifié le mental, et je lui ai donné une forme… Je l’ai comparé depuis quelques années à un Lutin maléfique, petit personnage central dont les facéties et les envies n’ont qu’un but très simple : Nous détruire. Pas moins…
Car il est possible de vivre sans souffrance sans anxiété et sans névrose, ou de les diminuer fortement. Pour y arriver nous devrions comprendre que nous sommes nous même les créateurs de notre propre souffrance, via le petit Lutin malin. C’est uniquement lui, avec son flot presque continu de pensées qui se soucie du passé et s’inquiète de l’avenir. Sa voix est comme le son d’un vieux disque qui tourne sans cesse. Il surgit toujours au bon moment, quand on se sent bien (ou quand notre regard est dans le vide ou que nous ne sommes pas concentré sur une occupation) pour nous rappeler que nous avons perdu un être cher et que nous devons être malheureux, ou que les problèmes du lendemain ne sont pas encore résolus et plus grave, pour nous rabaisser.
Pour bien nous pourrir le moment présent, il est le meilleur. D’autant plus quand on lui prête une oreille complaisante.
Ce qu’il faut tout d’abord effectuer est un travail d’écoute du mental, pour bien cerner son schéma répétitif de pensée… Il agit toujours de la même manière, par surprise, profitant de ce que nous l’écoutons. Après avoir pris conscience que nous sommes seuls à l’entendre, il faut le laisser dire sans le juger, mais en reconnaissant et saluant sa visite. Tiens tiens ! Bonjour petit Lutin, ça faisait longtemps dis donc !
Pour le contrer, il existe un moyen. Celui de se concentrer sur une activité immédiate et d’en bien ressentir le plaisir que nous procure cette activité dans le moment présent. Là maintenant !

Exemple (Il y en aura d’autres… dont vos témoignages).
Le pervers Lutin peut nous harceler pendant qu’on se lave les mains. Geste machinal qui ne demande absolument aucun effort de concentration. A ce moment de l’arrivée de l’autre là (oui le Lutin !), il faut s’attacher à prendre plaisir aux perceptions sensuelles que l’on découvre simplement. Le bruit et la sensation de l’eau sur la peau, le mouvement des mains, l’odeur du savon capturée à pleines et profondes inspirations par les narines, le séchage ensuite avec un linge doux jusqu’à ressentir un degré de paix intérieure, l’esprit tout entier focalisé sur ces sensations, jusqu’à se dissocier du mental.

A nous de gagner sur le mental ne serait ce que quelques minutes par ci ou par là… Et de recommencer toujours par une concentration de plaisir sur une activité du moment présent.
En nous identifiant aux pensées de notre mental nous pensons que nous sommes ce que nous sommes alors qu’il y a en nous un être bien plus grandiose… Bien vivant…

EDIT
du 25 février 2006: Nous comparons souvent et catégorisons avec les terminologies d'autres enseignements, aussi le terme " mental" que j'emploie ici pourrait vous désorienter. Le but de ce billet et des suivants à paraître est de permettre, de la façon la plus neutre possible et loin de toutes théories et spéculations, une approche d'un meilleur en nous. La seule vérité qui doit émerger est une sensation d'exaltation et de vitalité accrue ressentie au plus profond.

Ce n'est pas en quelques billets que nous pourrons connaître l'enseignement complet d'une culture (comme le boudhisme entre autres spiritualités) et nous en imprégner. J'ai simplement l'envie de partager mes expériences fructueuses en ayant conscience que je ne peux affirmer un modèle parfait. La réflexion personnelle doit primer sur toute autre considération...