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Je reçois de mauvaises nouvelles de la Terre. Les forces armées du « bien » intensifient leur présence sur des terres en guerre. Des familles fuient la terreur, à la recherche de pays qui pourraient les accueillir. A la recherche d’asiles pour fuir un monde de fous…

 

Les survivants des génocides humains portent un surnom terrible,

« Les Restes de l’Epée »…

 Quand on est un reste de l’épée, un débris de massacre,
La peur est le seul guide… On disparaît et on se cache…
Les silences des rescapés et de leurs descendants,
Leur fuite éperdue à travers le Monde,
Les dénégations farouches des gouvernements successifs,
Tout concourt au travestissement des actes fautifs.

 Le sang de vos ancêtres a nourri la terre
Pour la rendre plus forte, plus puissante
Et cette terre vous la revendiquez
Pour vous y installer et y vivre dans la paix,
Vous, les enfants souvenirs terrestres de l’épée.

 Il y a dans les media des petits sursauts, des réveils d’espoir
Qui apparaissent entre deux animations sportives dérisoires,
Autant dire qu’il n’y a rien pour réveiller l’Histoire.

On découvre parfois une info qui veut renouer avec le Passé,
Mais j’ai l’impression que les mots sont étouffés.
Tout ce qu’on lit, paraît sortir d’un vieux tiroir,
Un mouroir où l’Humanité range ses déboires.

 
C’est pourquoi quand je lis que mon pays ne peut pas accueillir ou aider ces populations malades de leur terre, j’ai le sentiment qu’à la place de ces familles qui abandonnent toutes leurs racines pour survivre, moi je serais bien content et soulagé de saisir une main tendue…

Mon bonheur de vivre sous un toit est il lié uniquement à celui d'être né du bon coté de la frontière ? Oui, c’est certain, j’avais une chance sur deux, mais je n’en ressens pas de honte ni de culpabilité… Sauf si cette main qui devait se tendre, servait uniquement à cacher mes yeux…
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