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                D’une découverte très banale, j’ai imaginé « quelque chose », que je scinde en deux parties…
Je n’ai pas la mémoire d’une introduction plus mystérieuse que celle-ci, je précise donc que ma découverte m’a fait imaginer des secrets puis des souvenirs et enfin l’enfance qui leur est souvent associée.  En ce moment ça cogite fort dans ma tête, la fin de l’hiver est proche, ça doit venir de là… Quand ma fiction rattrape probablement des réalités…

 

C’est fou ce qu’on peut découvrir au fond d’un vieux tiroir…

Chaque déménagement enferme des objets qui disparaissent de notre vue, et qui perdent peu à peu leur utilité. Dont celle principalement qui leur donnait entre nos mains une raison d’être.
Au fond de mon vieux tiroir, j’ai découvert des couverts qui étaient devenus des secrets de tiroir, des secrets de table, des secrets de cuisine,…, des secrets Terre…

C’est pour ça qu’on la fouille sans arrêt
Pour découvrir ce qu’elle tient caché…
La Terre est depuis toujours un jardin de secrets…

Seuls remontent à sa surface des vestiges de différentes matières
Et bien sûr des cœurs dont elle a transformé les tissus en pierres…
Elle est comme une mère ou comme un père
Qui enfouit profondément de même son passé
Pour que le présent ne soit plus ce qui a  été…
Voilà pourquoi la Terre enfonce ses secrets plus profondément à chaque tour…
Jusqu’à ce que le hasard ou la pelle mécanique les remontent à notre plein jour…

Quand ils sont là, à nouveau bien visibles
C’est parfois un pinceau qui les époussette,
Une main qui les frôle et en fait le tour
Chaque découverte recrée une histoire…
Les sentiments secrets n’ont pas, eux, ce même retour… Pas toujours...

Mais nous voilà un peu loin des secrets

On préfère dire des souvenirs…
Qu’ils soient heureux ou tristes
Les souvenirs sont des pans de notre vie
Qu’à tous les âges on a construits…
Quand ils remontent de notre mémoire
C’est pour nous raconter notre histoire…

Quoique… Ce n’est pas si sûr…

Des secrets, des souvenirs, il faut en avoir.
D’une maison à une autre
D’un département à un autre
D’un pays à un autre,
Toujours plus loin des autres
Loin d’une stabilité naturelle, propre à nous émouvoir
Encore plus loin de tous les amis qu’on aurait pu avoir,
Parfois c’est le manque de souvenir
Qui nous obsède depuis l’enfance…Jusqu’à en souffrir…

 Je l’ai rencontrée un soir, la petite fille qui n’a pas de souvenirs…

A suivre…

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