19 juin 2007
Gère honnis mots ! Viens, essuie les flèches !
Le comment et pourquoi des personnes se délectent de mots
coupant, allant jusqu’à tenter de détruire les petits talents que nous sommes, n’est
pas ou difficilement supportable. S’ils savent eux d’où vient leur mal-être,
alors reproduire sur des blogueurs le même schéma devient coupable.
Ces personnes associent leur tristesse ou leur malheur à ce
qu’il est convenu d’appeler le déni de leurs propres échecs. Il faut fuir bien
sûr leurs antres maléfiques, prenant les clics à notre cou et les claques de
leurs mauvais coups sous le bras, mais ces êtres en souffrance s’écoulent
lentement comme une flaque d’essence vers
des espaces de liberté où ils incendient injustement des Bubble –Blogueurs
tranquilles dans leur petit coin …
Bon, c’est vrai, c’est aussi ça le Net, d’un côté une
majorité de gentils pas chiant, de l’autre une minorité de méchants emmerdant…Pfffffffff…
En écrivant cette dernière phrase je justifie hélas l’existence
de ces volcans de colère qui viennent se frotter à leurs innocentes victimes comme
un grattoir à la pointe d’une allumette pour les flammer… Mais quand même… Doit
on installer dans la blogosphère des filtres anti haine tout le temps et à tous
les bouts de champs que nous cultivons pour y faire pousser ce que nous aimons ?
Il y a des jours, franchement, je voudrais être une créature lampineuse !

Une toute petite aux couleurs de l’argent
Jolie, ronde, aux reflets polis patiemment
Avec une étole de verres scintillants…
Comme autant d’étoiles…
Un très gentil pour y vivre dedans,
Un génie qui ne demanderait qu’à sortir
A la simple caresse ou frôlement d’un soupir...
Doux comme est un rêve dans les étoiles…
Moi le génie, la Terre je la pacifierais
Je lui donnerais toutes les gloires
Les plus belles que rêvent nos mémoires...
Comme en un champ d’honneur au chant des étoiles…
Effilée, tissée d’éclats de diamants
Pour fendre les flots des tempêtes
Qui menacent de tout détruire en hurlant…
Comme les loups aux nuits sans aucune étoile…
Posée, à peine cachée sur une table d’écrivant
Attendant qu’il la caresse vaguement,
Quand il ne mesure plus le temps…
Comme s’il rêvait la tête dans les étoiles…
Et lui murmurerais à l’oreille :
Laisse les tranquille,
Soigne tes excès de bile
Jamais tu n’auras le vrai pouvoir de détruire
Change ta plume, dessine leur un sourire…
Moi je me charge du reste
T’inquiète, je vais faire du beau
Mes doigts seront pleins de peinture
Couverts de Terre et de Nature
Comme les tiens sont pleins de sang,
Quand épuisé et content,
Tu t’allonges au pied de la toile...
Je regarderais ton commentaire pendant ton sommeil
Le caresserais amoureusement
Lui soufflerais un air divin, vivant
Pour lui donner la clarté des étoiles...
La clarté des…
La clarté des…
La Clar….T’aider… à nous aimer...
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08 juin 2007
La lampe d'ArlequiN...

Caléfaction:
Phénomène physique par lequel une goutte d'eau jetée sur une
plaque
hyper chaude, reste soutenue en l'air sur le nuage de vapeur qu'elle
émet... C'est beau la physique non? Moi j'aime bien ce mot et ce
phénomène ;o)
.
Parfois
la pensée bouillonnante lévite les mots et les maintient à une étrange
hauteur de compréhension…Sans plus aucune attache avec le réel
complaisant du langage … Un
peu comme la caléfaction soulève une goutte d’eau…Un peu comme la
raison quand elle n'est plus retenue et qu'elle se propage en
lignes d'écriture un peu folle...
Sinon à part ça, je vais très bien je vous rassure... Quoique...Après avoir lu ce qui suit, je pense que mon conte est bon pour l'asile... (sourires)
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La Lampe d’ ArlequiN
(A moi conte ! De mots !)
C’est
pourquoi il s’était jeté hors du tableau de son Maître et restait sur
un banc pendant des heures.
Il n'avait plus supporté de vivre au
crochet des murs… Mais ça, personne ne pouvait l’imaginer.
C’est sa curieuse silhouette que le gardien du Musée surveillait d’un œil inquiet. L’oeil du préposé aux Hautes Oeuvres tournait sans cesse dans son orbite éfroncément sourcillée, et le préposé boutondoré dans un uniforme lui conférant une allure fière, sans doute celle d’un général de trait, tournait lui, mais en sens contraire, autour du banc, cherchant à débusquer dans les méandres de son propre cerveau, la folle lie de son entendement…
Quelque
chose perturbait le préposé inquiet…
Qui était donc cet étrange visiteur qui
s’intégrait si bien dans la galerie des peintres surréalistes, jusqu’à
y passer des heures ? Un voleur ?
.
C’est ainsi que suite à une plainte en due forme et trois exemplaires, adressée à la police des Musées, je fis la connaissance de l’ « inquiétant » curieux personnage…
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Il était assis sur un banc et me sourit largement quand il vit que je m’approchais de lui… J’eus l’étrange impression qu’il m’attendait, tant son visage et ses yeux s’étaient illuminés. C'était un bon point de rencontre. Après les quelques paroles d’usage pour nous présenter, l’incohérence et la douceur de ses paroles finirent d’évacuer tous les soupçons de malveillance.
D’un petit dossier qu’il serrait contre lui, il m’offrit des images racontant toutes ses histoires, les racontant comme si elles avaient été peintes avec des pinceaux auxquels il devait certainement s’agripper quand on lui empruntait son échelle. Il me montra les toiles une à une sur les murs et m’expliqua ce qu’il avait découvert dans chacune d'elles. Mon étonnement allait grandissant de découvrir son savoir, et toutes ses explications me séduisaient doucement à mesure que je l'écoutais.
Il ne possédait plus les clefs de son royaume, il les avait perdues elles aussi, avec sa raison, mais la porte restait grande ouverte pour lui permettre de se promener. Il ne se souvenait pas non plus de ses parents. Seule la forme ronde de la Lune lui rappelait vaguement quelque chose quand elle venait lui souhaiter bonne nuit dans le ciel… Il m’expliqua que parfois elle ne pouvait venir, alors il s’angoissait et la cherchait partout dans le ciel, tournant sur lui-même pendant des heures sans pouvoir dormir…
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Dans le monde des fous j’erre, merveilleux végétal
Dans le monde des fous remis, je suis une Reine
Dans le monde des fous du Roi, je suis vous et moi,
Dans le monde des fous toi de moi,
Dans le monde des fous…
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Malgré mon enquête, jamais personne ne sut qui il était vraiment. Un doux fou, mais un fou d’où ? Son origine est restée secrète, d’un endroit que les fous taisent… Mais où parfois, j’aimerais bien le rejoindre si le flou dans lequel je m’étais dilué en conjectures n’avait pas aussi effacé les apparences. Lors de cet interrogatoire, un trouble m’avait envahi et diffusait une sensation de légèreté et de sérénité que je ne cherchais plus à contenir…Ni à expliquer d'ailleurs…
Le lendemain je me surpris donc à le rencontrer dans la même allée du Musée. Nous avions échangé un sourire et chacun d’un côté du banc nous nous étions immobilisés dans la contemplation des nouvelles Oeuvres qui étaient exposées, celles de Magritte que je décodais parfaitement sans aucun effort. Le plus étonnant c’est que ça ne m’étonnait pas.
Tous les jours je venais m'asseoir sur le banc et le gardien du Musée très très intrigué tournait autour de moi, puis il allait voir mon compagnon, mais ça ne nous dérangeait pas… Lui, le préposé allègrement allègre, ça l’angoissait toujours autant manifestement, mais tout aussi curieusement je sentais qu’il allait de mieux en mieux, je ne sais pas, une lumière nouvelle dans son regard… Peut être nous aborderait t’il un jour, il y a trois places sur notre banc…
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Juste avant la fermeture, nous passons toujours devant le banc d’autres habitués que surveille également notre gardien. Mais eux sont là pour lire et écrire toute la journée. Nous les appelons les « blogueurs » mais ne me demandez pas pourquoi. C’est chaque fois l’occasion de les saluer avant d’aller dormir sous les sourires de la Lune.
Ah oui je ne vous ai pas dit ! Ce soir elle sera douce comme un croissant…
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D'après le thème "La conjecture du Fou" proposé par le site des Impromptus Littéraires...







