illusions


    C’est quoi qui nous arrête tout le temps dans nos désirs de conquête ? C’est quoi qui nous enserre tout le temps dans des mesures sans plus aucun espoir de démesure ? Est-ce nous même qui voulons disparaître, qui nous découpons en tranches bien minces si transparentes que notre propre regard a du mal à les voir… Ou alors à travers…Tout le temps de travers…

Quand on a tout le temps
Une bonne raison
De vivre dans une bulle,

Quand on a tout le temps
Une parfaite illusion
De visions ridicules,

Quand on a tout le temps
Une parfaite vision
D’illusions ridicules,

Quand on a tout le temps
Une désagréable sensation
De pressions qui s’accumulent,

Quand on a tout le temps
Une étouffante impression
De sentiments qui coagulent,

Alors tout ce temps là devient un insensé temps,
Incessant, immobile reptile ovo-vivant
Qui étouffe dans ses anneaux nos voies d’élan
Les fige en froids de plus en plus glaçants.

Alors tout ce temps là ne devient qu’un mauvais sang,
Noir, lourd et rongé par toutes les peines
Prisonnier des attentes qui se battent dans nos veines
S’épuisant à nos tempes qui s’éteignent
Jusqu’au dernier souffle du cœur qui se rend.
Jusqu’à ce qu’il ne reste plus de Vie, plus aucune étincelle
Qu’un plasma amorphe, un simple étang éteint pour  Elle.

 Et bien non ! Pas question !
Car tout est là en nous… Tout le temps !

Soulever l’auvent de tout ce temps qui nous coiffe de son appartenir,
Gagner sur le partir, sur l’enfuir, sur le mourir !

Se tenir bien droit, décidés, les bras écartés
La poitrine offerte aux éléments déchaînés,
Sans plus aucune défiance, les braver,
Sans plus aucune peur, les capturer
Les serrer contre soi, les enfermer
Les absorber, les digérer, en bien les transformer
Puis les relâcher pour à nouveau…RAYONNER !!!

 Escalader sa vie, être fou,
Bouger avec plein d’envie! Être flou !
Flouer toutes les mises au point,
Ces clichés qui nous remisent au coin…

Devenir des éternels « bougés » qui se répètent…
Naître de notre vie, en maître
Ne plus avoir… Mais être…
 


PS à moi-même…
De voler comme un oiseau, jusqu’à la réalisation du photomontage de ce billet, où était tout le temps l’illusion ?
Pourtant les sensations étaient bien réelles…

Je suis moins présent, car ma liaison Internet est chancelante... Je la transfuge chez un autre FAI...
Bien FAI pour toi !!!   :o)))