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Amour, tendresse, raison. Ni haine ni déraison... Emotions, Vie du Présent

22 nov. 2007

C’est la faute aux copies…

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Une petite chaise, un petit bureau,
Une mauvaise posture, un stylo,
Un bras savamment replié
Comme une règle à ne pas dépasser.
Un petit bout de langue à tirer,
Et au milieu, une feuille de papier…

La marge est bien en évidence,
Bien à gauche, séparée d’un trait,
Pour tout bien délimiter…
Rien ne doit dépasser…
C’est très bien, « à l’évidence »…

La concentration s’installe parfaitement,
Concentration du petit auteur
Mais aussi celle qui l’entoure de cadres réducteurs.
Voilà le sujet ! Vas y dessine, écris, crée maintenant !

Il y va, il a compris la technique,
C’est difficile, mais il s’applique
De la gauche vers la droite
De haut en bas,
En libérant assez d’espace,
Des interlignes pour faire de la place.

Et puis surprise !!! Voilà plein d’autres idées,
Qui n’ont rien à voir, mais n’ont pas manqué d’arriver.

Car à côté se trouve la fenêtre,
Elle est rarement ouverte en cette saison
Mais, si elle est placée là, c’est qu’il y a une raison.
Une bonne, à n’en pas douter…Peut être…

N’est ce pas à cause d’elle que la tête se lève,
Détourne son regard, hors des bordures
S’arrachant des spirales et des coutures
Où on voulait enfermer l’élève .

L’esprit aurait il besoin de s’évader
Pour exprimer ce qui le rend heureux ?
Ou bien a-t-il besoin d’être prisonnier
Pour écrire ce qui le rend malheureux ?

Le bonheur est à l’extérieur,
Ça tout le monde le sait,
Plus on aspire à le trouver,
Plus on s’évade du malheur…

Quand sera t’il temps de découvrir
Ce qui nous fait vraiment plaisir ?
Ce qui nous manquera le plus
Quand on ne l’aura plus…

Ouvrir son cahier d’écolier,
Faire un pas dans la marge, puis un autre
Glisser le pied arrière vers le plus avancé.
Les deux  ensemble, bien serrés,
Sauter dans une flaque…Puis une autre…
Et s’éclabousser de liberté…

 PS :
J’ai illustré ce billet avec un poème de Jean Tardieu.
(La môme néant, Monsieur Monsieur)
Amusez vous à le lire, n’hésitez pas à imaginer les personnages. Qui sont les personnages que votre conscience vous suggère ? Qui mettez vous en scène ?

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08 nov. 2007

Sucré salé… Un océan pacifique au goût de vagues…

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 Musant sur mon île, aujourd’hui je suis un peu ivre de sensations, …Chaque instant m’appartient, mais je ne veux en saisir aucun… Je suis bien… Quelques instants de dérive au rythme des pensées qui émergent de ma mémoire,

C’est agréable n’est ce pas ?

Vous connaissez tous, l’allégorie de la vague précédant l’écume.
Non ? Mais si voyons… Souvenez vous…
Il y a d’abord le choc, le ‘happement’ irrésistible, l’enveloppement dans des rouleaux au cœur desquels plus rien de ce qu’on pourrait tenter ne pourra plus nous extraire. Parfois, malgré le danger et sa force, nous nous y avançons et nous laissons couler, tant la sensation de ces mouvements est captivante… Obsédante… Irrésistible et enveloppante…

C’est agréable n’est ce pas ?
Un goût de miel sucré…

Et puis après le passage de la première vague, on se sent immergé dans un bain de bulles… Jusqu’à les ressentir nous frôler sur tout le corps… J’ai même entendu dire que ces bulles éclataient dans le ventre… Certainement pour ceux qui sont restés la bouche ouverte pendant la baignade forcée…(sourire)

C’est agréable n’est ce pas ?
Un goût de miel sucré… Salé…

Surfant tout heureux sur toutes ces images de l’écume, de la vague, de la mer et de ses fortunes, je suis soudain perturbé. Je ressens une étrange sensation qui délie tout ce que mon regard imprégnait à ces premiers mots troublés et en pleine confusion de bien être… Mon île s’engouffre sous la vague d’un océan d’infortune pour se cacher des regards indiscrets. Là, sous cet abri liquide, une autre pensée m’est venue de ce qui nous atteint malheureusement avec la même force. J’imagine maintenant deux vagues océaniques de force très haute sur toutes les échelles de la déraison.

Une vague sur une échelle montante
Et physiquement pure,
C’est ça l’Amour,

Ou simplement descendante
Et redoutablement obscure,
C’est ça le Désamour…

C’est agréable n’est ce pas ?
Ou ce n’est pas…
Un goût de miel sucré,
Ou de mer salée…

Dans les deux cas, ces vagues ont les mêmes caractéristiques et passent dans nos vies comme un coup de canon (à eau ?). Nous assourdissant et nous aveuglant, elles nous conduisent à ressentir des émotions aux multiples déstabilisations de la conscience. Nous soulevant à perdre pied, jusqu’à parfois nous pousser à aimer ce que nous détestions. C'est-à-dire apprécier tout l’inverse de ce que nous aimions. Un nouvel apprentissage…

Un coup de foudre ?
Un mauvais coup du sort ?
De ces deux, tout peut nous résoudre
A devenir bien plus forts.


PS :Au fait les randonneurs du Net !
Chez elle, Claire Mareuil nous ouvre deux nouvelles voix (voies serait aussi bien dit...)…
Je place vos pas sur la première marche pour y faire écho … C’est là, ICI
Claire escalade un espace musical qui permet à des musiciens de partager des harmonies de richesses diverses pour combler nos oreilles. Nous savons (oui encore les bulles !!!) associer les sons chromatiques de la gamme musicale avec nos goûts. Et bien en quelque sorte, Claire, en duo, mixe ses goûts et les couleurs chromatiques (sourire)…
C’est d’ailleurs son logo !
Ophtalmo à mots, Claire est maintenant spécialiste du fond de l’œil (de) vert… :o)
Chante moi ce que tu écoutes, je te dirai comment tu vas et qui je vois aller au bout de son envie...
La musique a ça de merveilleux qu'elle nous aide à canaliser nos émotions et à les reconnaître.

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