noel2007


Il faudrait arrêter de déclarer qu’il faille trucider le Père noël !
Un jour parmi 365 ! Est-ce trop ?
Pourquoi reprocher indirectement à un seul jour, le poids des 364 autres ?
N’arrive t’il pas d’avoir envie de souffler un peu de temps en temps ? De faire une trêve ?

Décorer la maison, préparer bienveillamment une surprise, sourire un peu plus dans la rue, et dans l’immeuble, adresser des souhaits de bonheur… N’est ce pas des instants gagnés sur les problèmes ? N’est ce pas un exemple à suivre ?
Mais célébrer autre chose que les bizarreries insolubles de la vie, on dirait que pour certains, c’est insurmontable, suffocant, morbide !

Et puis, qui a dit que Noël était indécent ? Que c’était le jour responsable des horribles massacres de millions d’animaux ! Que c’était la grande table du Ritz avec le pape pour y présider le repas ? Je veux bien entrer dans ce débat, mais je souhaite nuancer la mauvaise donne. Pour moi, ce n’est pas Noël qui est la mauvaise cause.

Ce que je trouve indécent, c’est que Noël ou pas Noël, le Monde n’aura pas beaucoup bougé après. Alors pourquoi se priver d’un instant de fête, de trêve, pour se faire et faire plaisir ? 

Ce que je trouve indécent, c’est toutes les dérives qui conduisent à vouloir faire détester Noël.

Cette fête est à la portée de tous. A la portée de tous les budgets pour tous ceux qui profitent de l’occasion trop belle de FAIRE  en sorte que les regards encore en pyjama et décontenancés par le manque de sommeil soient émerveillés au réveil. Je sais de quoi je parle, ces moments là je les ai vécus et je n’étais pas couvert de jouets futiles ou trop chers, seule comptait la découverte sous le sapin.  A un age où l'imaginaire est le fil conducteur, à un age où on vit beaucoup dans les images des contes de Fées,  les voir se réaliser hein !   

Le discours anti-Noël est toujours le même. Mais,
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire sans succomber aux tentations des marchands ?
L'intelligence ça nous sert à quoi?
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire MIEUX ? Est ce uniquement l’Argent, ou l’Eglise, qui dirigent Noël ?
L'imagination nous est elle fertile ?

La Magie a quitté l’esprit de certains ? Et bien bon voyage à la Magie ! Elle ira se faire imaginer ailleurs comme une grande ! Mais les détracteurs du jour férié, Noël,  n’ont pas compris qu’ils étaient eux, les proies adultes d’un système qui les ensorcelle et les broie ! Ce sont  eux les victimes du prendre-prise ( par opposition au lâcher-prise). Ben oui, la force du mental permet normalement de se détourner des fonctions qui nous obsèdent. Surtout celles qui n’ont pas un caractère obligatoire et qui émergent de notre inconscient. Alors s’ils focalisent sur le  mal de Noël, c’est à eux de gérer ce mal qui les obsède.
Ce que moi je veux gérer,  c’est cette fête qui est le symbole de la fête familiale, de la trêve et de la Paix pour l’Humanité. Et pour l’éternité encore!
Pour l’éternité des suivants s’entend, car, je le rappelle,  notre temps sur terre est compté avec une horloge qui accélère les regrets de plus en plus, à l’approche de la ligne d’arrivée. Et cette horloge là, c’est pas le Père Noël qui l’apporte…

Bref, Noël… Le vrai… La fête… La vraie… Les sourires… Les contes de Noël…
Et maintenant mon petit conte à offrir…

Titre:   Verres à pied de tous pays ! Enlevez vous les pieds du fût !
(Oui je sais ça part mal ! Mais j’ai envie de rire un peu et pour une fois je vais écrire en prose et en verres…à pied !)

Ça démarre :
20 h 00 GMT…
Sur la table, l’alignement des verres était parfait et les rangs de cette troupe étaient brillamment exposés.
Fièrement, les plus grands verres à pied se tenaient prêts aux provisions d’eau potable, et sur la gauche de chacun d’eux, se tenaient les cadets de Bourgogne et de Bordeaux. Dans leur livrée immaculée, les cadets se dressaient eux aussi, campés bien droits en signe de fidélité aux arômes qu’ils allaient accueillir. (Ah les braves petits !)

22 h 30 GMT…
L’attaque fut fulgurante, l’empoignade dévastatrice. Il n’avait fallut attendre que quelques minutes pour que les rangs soient découverts de toute unité. Les cadets souffrirent mille outrages. Traces de gras, rouges à lèvres, empreintes de doigts, des souillures qu’ils avaient supportées de leurs agresseurs sans pitié. Empêtrés dans leur dignité, les défenses des verres furent maladroites, quasi inexistantes. Certains avaient été meurtris par les coups que frappèrent aveuglément les lames de couteaux faisant tinter leurs habits de cristal au rythme de stridentes clameurs insupportables. Jusqu’à ces heurts terribles qui les avaient choqués horriblement les uns contre les autres.
La bataille ne fut que rage sans merci, et lorsque le calme suivit l’incroyable charge, beaucoup des verres gisaient ventre à terre. Le rouge sang vidé, étalé sur la table en des tâches impossible à nettoyer.
D’autres avaient eu moins de chance… Quelques corps brisés ne laissaient plus que des pieds jonchant la nappe…Ou pris dedans...
Seuls, debout sur la table de bataille, quelques grands frères avaient gardé une apparence vive. Leur taille, et leur contenu assurément, avait permis une défiance de leurs ennemis mangeurs et maintenant avinés, repus.
Water l’eau était la victoire des survivants.
Austère lie était décidément la déroute des cadets aimés des soucis.
Ce réveillon auquel ils avaient participé sans faille, sonnerait encore longtemps comme une « des fêtes » des plus destructrice et humiliante.

Soir, aux environs d’un GMT plus très à l’heure…
L’alignement était vraiment défait et les rangs de la troupe, complètement explosés.
Les coupes fraîchement arrivées étaient pleines… Au frémissement des bulles, la dernière charge se préparait…

Le lendemain…Sur une autre échelle du temps…
Le Père Noël qui avait bloqué sa descente au milieu de la cheminée et attendu que le silence prenne position dans la grande salle, apparut enfin. A la vue de la scène qu'il scrutait dans les moindres détails, il déposa sa hotte, se gratta la tête à travers le bonnet, re-re-re-vérifia l'adresse et après un 'mouais mouais', un 'ho ho', et un 'hum hum' dans sa barbe, il déposa délicatement les paquets au pied du sapin. C'est alors qu'il entendit un râle dans son dos et se retourna vivement. Aie! Découvert !
Du fond de sa mémoire en lambeaux, l’œil de l’ivrogne torve était là qui LE regardait. Debout, en équilibre sur un pied, comme un verre, dans un sursaut inattendu le pré-comateux lâcha le dossier de la chaise sur laquelle il s’appuyait, tendit la main vers un des survivants encore debout sur la table et s’écroula lourdement. Le Père Noël l'écouta ronfler quelques instants et disparut sans plus s'en soucier. Son travail était plus important, plus urgent que de s'apitoyer vainement. En vin…

Epilogue…Je retrouve plus mon GMT !
Pour eux, en mémoire de tous ces verres courageux, cette petite prose, poésie laminaire dont il ressort quelques "verres". Au moins accorder cette dernière pensée pour la route à tous les verres innocents :
-Sans eux, les buveurs auraient pris directement de la bouteille. C’est ce qu’ils prennent toujours. Les Hommes ou les Vins qui n’ont plus de « vert » se font vieux…


Je vous embrasse, Joyeux Noël à tous  !!!!!

 

Mercy Christmas !

Modérez le trop ! Forcez le très ! Assurez le suffisant !
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