30 janv. 2008
Une horloge qui égrène de mauvais esprits…
Toutes les huit secondes un être humain disparaît de la
surface de la Terre.
Voilà une information bien savante, froide, arithmétique et
impersonnelle. Mais vraie.
Je l’ai entendue au milieu de l’énoncé froid, arithmétique
et impersonnel des nombres de victimes qui s’additionnent tous les jours et
deviennent quasiment un fond sonore. Tous les jours il y a la mort et ses guerres… Partout…

Dans ces huit secondes là, il y a aussi les disparitions
naturelles, celles qui appartiennent à l’inéluctable imposé par les règles du
vivant.
A l'avenir, on aura tous notre quart d'heure de gloire
(A.Warhol). Juste quelques minutes éparpillées au beau milieu d’années fêtées à
grands coups d’anniversaires pour devenir une vraie star de télé. (Je vous
laisse en profiter... [15minutes]… Voilà ! C’était bien n’est ce
pas !)
Je ne sais pas si Andy Warhol… mais ce qui est sûr, c’est qu’on
aura tous huit secondes pour le confirmer ou non…Un jour…
Le jour où un autre régisseur de plateau télé fera un signe
à la régie finale, et très professionnellement, pointant énergiquement son
index vers nous, annoncera dans son micro :
-Dans huit secondes c’est à toi coco…
Pour qui compte t’elle ?
Pour tous les Hommes qui valaient 6 milliards… D’individus…
On peut pas la ralentir ?
La science s’y essaye, mais non…On peut pas…
Mais au moins il n’y a rien qui l’accélère ?
…Hélas oui…Il y a la guerre…
Mais qu’est ce qu’on va devenir ?
Ce pourquoi on est obligé d’en finir…
Mais pourquoi tu as un sourire ?
Parce que tu t’inquiètes maintenant…Beaucoup, car c’est une
mauvaise nouvelle, mais souviens toi, quand tu disais j’en ai pour une
seconde ! Tu en prenais toujours plus sans te soucier de faire attendre.
Tu souriais toi aussi… T’en souviens tu ? Ne regarde pas la grande
aiguille et réponds moi. T’en souviens tu ?
…Oui…
Alors va jouer maintenant ! Va t’amuser, profites-en de
tous ces instants, de toutes ces secondes qui te donnent du temps…Prends les,
accepte ces cadeaux que te donne le Temps…Il te les donne maintenant !!!
Le Temps présent est le plus vaste marché de l’occasion…A
saisir !!!
Vas y !!!Tends les mains !!!
PS : Je n’ai pas entendu la durée moyenne qui sépare deux naissances… Si quelqu’un le sait, merci de me donner l’info, je l’ajouterai en fin de billet…
Commentaires
P.S
ton post-scriptum me donne envie de répondre à ta question par une autre question: "naissance, et mort, pourquoi, ce n'est pas la même chose ?"
mais là je paraitrais provocatrice !
:o))
moi qui, avant de faire un sérieux revirement sur moi-même et d'adopter la devise Carpe Diem, vivait uniquement dans l'analyse du passé ou dans l'appréhension de l'avenir, pour moi et pour ceux que j'aimais
à présent je tâche de goûter au présent lorsqu'il est sucré, et même lorsqu'il est amer de le vivre à fond
Tisseuse...
D’après les lectures, témoignages et images qui s’ancrent dans ma petite cervelle, la naissance et la mort procèdent toutes les deux de la traversée d’un tunnel, avec pour parfaire le guidage, une lumière aveuglante à l’extrémité. Donc pas de provocation de ta part, bien au contraire, tu as une pensée à creuser en soi tant que la « Science ou la Connaissance » n’auront pas les vraies réponses qui s’opposeront formellement à nos rêves. Merci Tisseuse pour ton analyse et la description de ton univers qui consolident les étais qui supportent le mien. Le tout maintenant est de s’accommoder de ce qui nous est tellement persuasif … Et là, il y a du boulot pour soutenir ces hypothèses, ce qui est quand même un comble, mais tellement intelligent. Je t’embrasse Tisseuse !
Impasse
Tu vois, un jour un poète dont je te parlais lors de notre première rencontre (tu te souviens ?... c'était notre première fois.) donc, ce poète, Salah Stétié m'avait dit que la vie était une impasse.
D'accord, il ne s'adressait pas qu'à moi, mais j'avais bu ses paroles et je les ai longtemps méditées.
La naissance, c'est comme une promesse. Une promesse de tout ce qu'on va pouvoir faire, vivre, aimer et recevoir d'amour en retour...
Mais ça ne se passe pas toujours comme ça. Les promesses sont loin d'être toujours tenues.
L'embêtant, c'est qu'une fois qu'on est là, on est obligé de prendre un chemin, de le suivre, et même si l'on en change parfois, on ne peut guère changer de "soi".
Et puis, au bout, après plus ou moins de tours du cadran, on s'en va et c'est tout, comme font les marionnettes, parfois après seulement trois petits tours.
Alors... c'est dur parfois de grimper sur tes escaliers, même si un ballon nous accompagne.
Passe une belle soirée, Serge...
subtilité
...mettons un peu de positif à ton billet veux tu PA? Non? Ben tant pis je vais le faire quand mm :P
Quelques éparses notions de mathématiques suffisent à nous faire remarquer que le fameux "8" mis à l'horizontal représentente de symbole de l'infini en mathématiques...
Ne serait ce pas un signe ;) ?
Bisounours!
8...∞... ∞... ∞... ∞... ∞...
Quichottine…Oui oui je me souviens, grâce à toi, j’ai lu quelques poèmes de Salah Stétié. Je suis surpris qu’il ait dit que la vie était une impasse… Lui qui décrit si bien la valse des pensées et de la matière qu’il envoie jusqu’aux nuages. C’est peut être ça la complexité du poète qui cherche toujours, inlassablement, où se trouve l’âme humaine dans les choses…Et iversement...
Un jour dans l’air oriental, et l’autre dans un mur au fond d’une ruelle occidentale. Ne l’avais tu pas un peu troublé ? (sourire) Bises Quichottine, lis ma réponse à Petit Ange ci-dessous… Et dis moi où est l’escalier au fond de l’impasse…
Petit Ange…Hé hé… Elle est parfaite ta démonstration !!! Bien posée dans un Droit chemin ;p
8=∞ ...L’infini hein ?… Ce n’est pas un scoop que je livre, mais tu connais le postulat suivant : « Rien ne se crée, tout se transforme ». Ainsi, lorsque mon huit sera couché comme un symbole mathématique, chaque part de moi se transformera et se retransformera encore. En végétal certainement, qui lorsqu’il sera bien mastiqué, intégré, sera transformé en bébé animal. Qui lui-même etc etc etc...
Ne serait ce qu’un seul de mes cheveux qui emporté par un oiseau pour faire son nid dans un arbre, sera frappé par la foudre et transformé en un cristal éblouissant. Ou un autre minéral.
Pourquoi pas en cuivre pour servir de munition à un guerrier du futur hein ! Remarque ce serait la l’opportunité de filer dans l’air à la vitesse de l’éclair ou d’une comète dont les cheveux n’ont rien à envier au mien que j’aurais abandonné sur le sol… c’est ça, à l’infini, non ?
Voilà voilà voilà… Tu peux arrêter de me regarder avec de grands yeux ronds, et filer à toute vitesse dans tes livres ! Serre ta tête et tes cheveux entre les mains pour apprendre à te faire un nid dans la profession qui va te transformer en Star du Droit…En un éclair éblouissant !!! ;o) Bisounours aussi !!!!
Je regarde...
... le temps qui passe doucement, je regarde les secondes accompagner le temps, moi je me suis arrêtée, je les regarde passer, je me suis arrêtée, juste pour profiter, tout simplement de la vie...
Allez, juste 8 secondes pour te donner un bisou...
Cadencé
Le plus étonnant, il me semble, ce n'est pas tant la cadence de ces morts successives, toutes les 8 secondes, que la vitesse phénoménale qui nous fait passer du statut de vivant à celui de cadavre.
D'ailleurs, c'est impossible à mesurer.
Comme une coupure de courant .
La naissance obéit à un rythme biologique, fait de maturation.
Mais la mort ?
Laudith...
Pour quelqu’un qui s’arrête, je trouve que huit secondes pour un bisou, ça fait un peu chiche. Non ? :o) Ou alors tu es bien trop occupée, très accaparée par les mots pour te soucier du temps qui passe… Sans compter le passage du temps froid des tremblements frileux qui impose d'enfiler de grosses chaussettes !!! C'est ça hein? :o)))) Bises Laudith
Hervé...
Welcome on board !!!
Je reconnais bien dans ton commentaire, ton esprit tout entier dédié, dévoué au vivant. J’hésite un peu à te répondre, car je vois bien où tu en es de la préservation de ce vivant qu’il te tient tellement à coeur de défendre. Mais j'ai un argument qui s'appuie sur le sauvage.
La mort n’est pas tout à fait fulgurante pour qui n’est pas abattu lâchement par un chasseur coupable d’exactions. Elle est progressive je crois, et son travail de destruction commence avant la naissance. Sa maturation, sa dénaturation et sa gestion sont plus longues qu’une gestation… Elles durent le temps… D’une vie.
Mais c’est encore loin tout ça !Avant il y a plein de choses à faire!!!
Merci de ton passage Hervé et encore bravo sincèrement pour ta pugnacité.
Sourire... jaune... ?
Je n'ai pas voulu compter combien de secondes j'avais mis à lire ton billet. Ca aurait été trop déprimant. Mais j'ai chérché l'info que tu demandes : il y a 4 naissances par seconde dans le monde : 365 000 petits bouts de chou qui voient le jour chaque jour, et dans le même temps, 144 000 âmes qui quittent cette terre. Bonne nouvelle ? A priori oui. A bien réfléchir, non : à lire, l'article http://www.citedurable.com/screens/blogPage/viewBlog/sw_viewBlog.php?idTheme=12&idContribution=203.
Le serpent de l'humanité se mordrait-il la queue ?
Bisous méditatifs...
Je saisis la phrase " Le temps présent est le plus vaste marché de l'occasion" phrase qui me parle,et que je classe dans mon petit cahier.
Bisous d'une zibulinette pleines de....présents
Z : Zébu et Zibulinette !
Zébu…Wouaaaaaa ! Je n’imaginais pas qu’il y avait autant de naissances. Bon, bien sûr il s’agit d’une hypothèse basée sur des approximations. A mon avis, la pilule viagra a contrebalancé la pilule anticonceptionnellement (troisième mot plus long de la langue française ;o)) Nous vivons donc dans une gigantesque lapinière ! :o)
J’ai lu l’article que tu donnes en lien, au moins on sait (en gros) ce qu’il reste à faire pour les générations futures en terme de ressources d’énergie si on ne veut pas que l’humanité s’en morde les doigts. (Comme toi, j’aurais pu dire se mordre la queue, mais tu sais comme les esprits sont allègrement facétieux ! En plus ça doit être très douloureux…Bref ! :o))) Bisous ma Zébu !
Zibulinette… Merci pour ce nouveau trait de ton humour ;o) Tu peux ouvrir un deuxième petit cahier, y noter tes jeux à toi, le glisser dans un joli paquet et offrir ce « présent » quand tu l’auras rempli jusqu’à la couverture ! Bisous Zibulinette…
PS : On me dit que ce cahier personnel serait déjà en format blog ! Le tien ! ;o) Bises
Je hais les pendules et comme les montres se détraquent sur mon bras, je n'en porte pas.
Et en secondes de poète, c'est pareil ? Dis-moi non !
Mû…
Ma seconde de poète ne se compte pas en unités de temps. Mais en vitesse, et quand je vais passer la troisième, je vais battre un nouveau record ! ;o)
Rien à voir avec mon billet (quoique...), mais ton commentaire me fait penser qu’à l’instar des prisonniers qui portent un bracelet, la montre est aussi une aliénation… La marque des prisonniers du temps. Bises Mû.
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