15 mai 2008
Petit à petit, mot-à-mot fait sa vie...
Ainsi, à l’instar des explosions éruptives, du plus grand Tambora dévastateur jusqu’à la plus insignifiante fumerolle, les différences dans l’expression écrite ne doivent pas nous faire oublier que l’envie d’expulser ce qui brûle est la même. C’est pourquoi aujourd’hui je vais laisser la place à un IL, petit geyser comme il y en a tant, bloqué par un gros rocher confus mais lourdement posé en plein sur sa patate.

La douleur viendra le moment venu, à ce moment qu’elle aura
choisi, disait-il…
Il ne pouvait pas l’empêcher de venir et s’était préparé
depuis longtemps à l’accueillir.
Et c’était définitivement aujourd’hui.
Il l’avait vu dans son propre regard un peu trop longtemps attardé sur l’image que lui reflétait son miroir et où le visage d’une petite fille prenait la place du sien. Seules la blondeur des cheveux et la couleur des yeux étaient différentes. S'attardant plus encore devant le reflet, il avait ressenti la chaleur et la douceur de son petit corps contre le sien, porté tendrement dans un enveloppement des bras.
Peut être tentait il de s’en souvenir... Peut être en était
il sincèrement convaincu. Il l’était sans doute, il le voyait dans cette image,
mais alors pourquoi était-ce si difficile cette fois ? Pourquoi ?
En partie à cause de la dépendance de plus en plus grande
dans laquelle il était de ses sentiments, pensa t’il, en partie à cause d’éléments
extérieurs comme le déclin de la Terre.
Puis il y avait ce regain de tristesse pour tous ceux dans
le monde qui souffrent de l’abandon de toute compassion humaine.
Puis il y avait ce sentiment de dégoût, confus et laid, pour
tous ceux qui en étaient les responsables, tous ceux qui étaient coupables à
ses yeux de plus en plus voilés dans un tourbillon pénible d’émotions
négatives.
Toutes ces choses mises ensemble, avaient une manière bien à elles de brouiller ses pensées, de faire paraître noires et douteuses les choses les plus colorées et les plus nettes.
Des yeux il chercha ne serait ce qu’un bout de l’horizon du
monde, mais il avait disparu. Accoudé à la rambarde il se laissa aller…Et ferma
les yeux… La douleur s’engouffra en lui et se propagea jusque dans ses larmes…
Il le fallait, pour être heureux dans quelques jours…
.
Commentaires
Pensée vers toi d'un îlot du grand Archipel.
Bise.
Elle à il
Il avait été là, non pas pour prendre ses larmes, disait-il, mais pour l'accompagner et l'aider à les faire jaillir .... Pleure disait-il ..... et elle avait pleuré ..... beaucoup pleuré ..... Puis elle avait appris à regarder se lever le soleil depuis sa terrasse, en prenant son café ...
Regarde bien au loin, au bout de l'horizon ... une toute petite lumière .... fait la vite grandir ...
Je pense à toi bien fort ....
Tendres bises.
destin
Et s'il n'y avait jamais d'accidents dans notre vie ? Si tout, absolument tout, avait une signification ? Si le hasard n'était qu'une illusion ?
je pense a toi trés fort
bises
malia
Vu (voir mail). En fait j'avais déjà "vu" maintenant je "vois". J'ai pensé quelque chose mais je te le dirai plus tard.
Bise
Petit cadeau pour toi sur mon blog, j'espère qu'il te plaira (tu me le dis, hein ?)
Serge > je te serre très fort dans mes bras virtuels mais, oh combien, véritablement emplis de compassion et de douceur
tous les matins (presque), je bois mon café debout devant ma fenêtre et je vois, j'essaye de voir et je vois, "un bout de l’horizon du monde". Grâce à toi.
Les souvenirs sont à jamais ancrés en nous ....Rien ne peut les effacer !
On doit vivre avec et au fil du temps ...la douleur s'estompe mais le veut-on vraiment oublier ?
Bises d'elle
......
..tu vois la petite flamme..d'amour...qui brille à l'horizon du monde tout près de toi..à qqs cent km..ou mille km même..elle est pour toi Serge et elle te sèche les larmes de....!!!!
le souvenir est à jamais dans le (mon)coeur...
Je t'embrasse,Serge
Lucie
Ta peitie flamme brille à côté de celle de mon père.
Douce pensée Serge.
Je t'embrasse.
Rien n'estompe jamais rien et la douleur est vive quand le souvenir nous envahit....La douleur nous revient et gonfle notre coeur... Il faut la laisse sortir et reprendre le fil du temps pour continuer à avancer...
Douce pensée et doux baisers......
La douleur ne s'estompe jamais. Jamais. Au mieux on apprend à vivre avec, au pire on se gâche tous les moments de bonheur parce qu'il nous manque quelqu'un avec qui les partager. Pleure tant que tu peux pour qu'une forme de sagesse et de soulagement renaisse de ces flots libérateurs. Parce que quand l'inconscient a dressé un barrage pour empêcher ce torrent de suivre son cours, la douleur ronge de l'intérieur, et tu te noies au lieu de trouver l'apaisement. Je t'envoie de doux baisers de ma petite île où règne encore le cahot.
Amour et dépendances…
Je retiens beaucoup de choses de tous vos commentaires. Beaucoup de belles choses encourageantes.
Des îlots que rien ne fige, des soleils amis qui déplacent les ombres loin derrière, des vraies significations qui brisent les fausses illusions, des chaleurs qui n’ont rien à jalouser aux lueurs d’espoir, des bouts du monde enfin ouverts aux regards, des pensées amies qui laissent au bonheur la place de ne plus jamais se faire indiscret…
A vous tous petits îlots qui nagez à contre courant vers où vos envies vous mènent, je vous embrasse. Merci de vous…
Je pense à toi mon Serge ... la petite flamme dans ton coeur, dans ta mémoire brille toujours!
Je t'embrasse
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