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Amour, tendresse, raison. Ni haine ni déraison... Emotions, Vie du Présent

25 mai 2008

Ainsi soit elle…

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Aux donneuses de vie la Terre est promise,
Pour toutes celles qui partagent leur sang de mère
Comme autant de flots qui révèlent un mystère.
Ainsi le découvrit en son temps Moïse…

Servantes complices de la Nature indomptée
C’est toute leur existence qu’elles donnent
A la vie, à l’amour, à la raison des Hommes.
Ainsi le découvriront les enfants nouveaux-nés…

Etre une Maman est-ce un art ? Oui si le désir est celui
Qui n’invente pas mais s’abandonne
Qui ne trompe pas mais affectionne.
Ainsi de la douleur elle crée une œuvre qui l’éblouit…

Si pour elle la naissance est un bonheur suprême,
Si dans un dernier cri elle libère puis reprend l’enfant
Tendrement sur elle, comme l’avait fait sa maman,
Ainsi, de ses larmes elle s'accomplit elle-même…

De la chair meurtrie naît l’amour maternel,
Qui se transformera en louve aimante et cruelle
Offrant son sein apaisant et sa protection éternelle
Ainsi pour elle, les enfants seront chéris, ainsi soit elle…

Petite maman, ma maman chérie,
Je ne me souviens pas de tout ce que je décris ici tu vois
Toi seule tu le peux, mais il y a des signes qui ne trompent pas.
Merci de m’avoir donné la Vie… Et tout ce qui s’ensuit…

Ainsi pour toi, Bonne Fête Maman !

MU1OTQME


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22 mai 2008

Viens me retrouver…

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Je t’aime…

Et si c’était toi
Ton regard sur moi
L’éclair de ton rire,
Le mystère de ton visage
La vague qui tourne mes mots…
…Un peu…

Et si c’était moi
Mes yeux sans toi
Ma bouche qui se tait
Mon visage qui se fige
Mon cœur qui se vide de tous les mots…
…Beaucoup…

Et si c’était là bas
Le regard mourant
L’éclair qui se fige
Le mystère qui se tait
Le cœur sans vie qui brise les mots…
…A la folie…

Et si tu étais près de moi
Tes yeux de mon regard
Ta bouche de ma bouche
Ton visage de mon visage
Ton cœur qui tourne au cœur de mes mots…

Je t’aime beaucoup de tout
Pas un peu à la folie
Je t’aime ma chérie
Aujourd’hui plus que tout…

Joyeux anniversaire

Papa

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15 mai 2008

Petit à petit, mot-à-mot fait sa vie...

     Toutes les îles d’un archipel sont d’origine volcanique et sont reliées entre-elles par un gigantesque réseau sous marin. Toutes ces pointes de terre dépassent de la surface de notre planète, devenue au fil des temps un immense cratère noyé par la mer et inondé par les océans. Sous chacune des îles palpite la même artère, dans laquelle circule la même lave.

Il en est de même pour les humains. Ils sont les îlots mobiles d’un archipel à la surface du Globe et partagent la même veine émotionnelle qui les nourrit … Il en est de même du Blog où des écrivants diffusent, fusionnent leurs émotions, les propulsant vers le plus haut du ciel avant qu’elles ne retombent pour créer une terre.

Ainsi, à l’instar des explosions éruptives, du plus grand Tambora dévastateur jusqu’à la plus insignifiante fumerolle, les différences dans l’expression écrite ne doivent pas nous faire oublier que l’envie d’expulser ce qui brûle est la même. C’est pourquoi aujourd’hui je vais laisser la place à un IL, petit geyser comme il y en a tant, bloqué par un gros rocher confus mais lourdement posé en plein sur sa patate.

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La douleur viendra le moment venu, à ce moment qu’elle aura choisi, disait-il…
Il ne pouvait pas l’empêcher de venir et s’était préparé depuis longtemps à l’accueillir.
Pendant de longues années passées à ne rien refuser à cette peine profonde, il avait appris à reconnaître sa venue… Tous les ans à la même époque…
Et c’était définitivement aujourd’hui.

Il l’avait vu dans son propre regard un peu trop longtemps attardé sur l’image que lui reflétait son miroir et où le visage d’une petite fille prenait la place du sien. Seules la blondeur des cheveux et la couleur des yeux étaient différentes. S'attardant plus encore devant le reflet, il avait ressenti la chaleur et la douceur de son petit corps contre le sien, porté tendrement dans un enveloppement des bras.

Peut être tentait il de s’en souvenir... Peut être en était il sincèrement convaincu. Il l’était sans doute, il le voyait dans cette image, mais alors pourquoi était-ce si difficile cette fois ? Pourquoi ?
En partie à cause de la dépendance de plus en plus grande dans laquelle il était de ses sentiments, pensa t’il, en partie à cause d’éléments extérieurs comme le déclin de la Terre.
Puis il y avait ce regain de tristesse pour tous ceux dans le monde qui souffrent de l’abandon de toute compassion humaine.
Puis il y avait ce sentiment de dégoût, confus et laid, pour tous ceux qui en étaient les responsables, tous ceux qui étaient coupables à ses yeux de plus en plus voilés dans un tourbillon pénible d’émotions négatives.

Toutes ces choses mises ensemble, avaient une manière bien à elles de brouiller ses  pensées, de faire paraître noires et  douteuses les choses les plus colorées et les plus nettes.

Quand sa vue se brouilla trop, il se prépara un café et sortit sur la terrasse.
Des yeux il chercha ne serait ce qu’un bout de l’horizon du monde, mais il avait disparu. Accoudé à la rambarde il se laissa aller…Et ferma les yeux… La douleur s’engouffra en lui et se propagea jusque dans ses larmes…
Il le fallait, pour être heureux dans quelques jours…

 PS : Ça va aller maintenant, il était juste nécessaire que je l’exprime ici, sur son blog…

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08 mai 2008

8 mai 1945…

Voici mon premier billet de mauvaise humeur.
Moi qui aime bien la photocomposition, je n'ai pas d'autre image à proposer que celle du Souvenir qui est normalement encore dans toutes les mémoires. Sinon c'est à désespérer...

Le 8 mai 1945 est la datation d’un champ de bataille où, arraché à la vie, chacun des corps mutilés par la guerre s’est allongé dans un charnier pour être plusieurs à porter une croix, plus écrasante et plus lourde que le poids de la guerre.
La guerre 39 45 est la dernière guerre totale qui ne s’est TOUJOURS PAS défendue d'avoir copié son horreur  sur des anciennes folies toutes aussi cruelles. Cette guerre était une nouvelle fois l'opportunité de combats dupliqués de l’infinie cruauté de la nature humaine. La nature humaine, celle qui tue sauvagement sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi, mais qui aime bien quand ça recommence et qui bien sûr, ne cherche toujours pas à comprendre pourquoi. (Doit être bête...)

Pour raccourcir traîtreusement et hypocritement le Temps, il se disait:
"En 40 ils sont repartis comme en 14"
C’était donc bien une Histoire dupliquée sur une feuille de sang et de papier carbone 
Carbone 14... Rien de plus précis
pour dater la folie meurtrière des Hommes.
Mieux que des millions de tombes.

A quoi servent tous les pleurs… ?
A fêter la victoire des vainqueurs
Qui saluent, l' arme et le verre levés, la prochaine horreur,
Défilant le jour du Souvenir avec la face réjouie du même pas peur !
Tout le monde applaudissait les lanceurs de bombes

Pendant que moi j'attendais un lâcher de colombes...

J'attends encore... Je sais que je ne suis pas le seul...

PS :
Il ne faut surtout pas confier le sérieux de la guerre aux militaires, disait le président Clémenceau.

Bonne idée tiens! Moi aussi je peux être cynique avec des effets de manches ! Je me suis donc confié une vision très sérieuse de la guerre :
Des deux côtés, les politiques et tenants du pouvoir, face à face, pour une belle empoignade avec des couteaux suisses offerts par l’ONU (si cette organisation douteuse est au moins capable de cette distribution) et où tous les coups seraient permis.
Ensuite, chaque pays enverrait ses militaires pour massacrer tous les survivants, parce que ça va un peu les conneries !
Nettoyage laissé à l’initiative des rapaces et autres fossoyeurs de la Nature, cerclage du périmètre, fleurs, feux d’artifices, bals  et  cotillons,  stèle du souvenir, et on en parlerait plus. Voili voilou !
Ces dirigeants voulaient une belle couronne de Roi ?
Leur courage l’a méritée ! Que s’y colle Interflora !

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01 mai 2008

L’Un et l’Autre ne sont pas ego…

Avez-vous déjà regardé quelqu’un de détendu qui n’a pas conscience qu’il est observé ?
Faites le  pendant qu’il se consacre tout entier  à une occupation agréable, comme lire, bricoler, jardiner…
J’ai appris à le faire car dans le silence de cette observation, l’aspect extérieur change, bénéficiant d’une nouvelle lumière. Un peu comme si grâce à cette lumière on pouvait observer vraiment cette personne qui devient beaucoup plus réelle, plus vivante que ne le serait un masque trompeur.
On pourrait même parler de l’humanité qui s’en dégage.
D’ailleurs c’est ce que je vais faire !

 

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J’ai appris à regarder,
Patiemment à observer,
Lentement à révéler
Que ce que je vois est vrai.

J’ai appris à reconnaître
Qu’il y a en nous deux êtres,
L’Un qui sait qu’il est observé
Et l’Autre qui ne le soupçonne pas…

C’est donc à toi que je m’adresse,
Toi l’Autre qui est joie ou détresse
Quand tu crois qu’on ne te regarde pas…

Toi l’Autre qui nous montre qui est toi
Cet Autre qui ne changera jamais
Quand l’Un oublie de se regarder…

Ce n’est plus du chiqué
L’Autre est tout autre,
N’a plus le même aspect extérieur
Bénéficie d’une nouvelle lumière,
Découvre son aura qui était masquée
Devient plus réel, attirant,
Plaisant, vivant, aimant,
Découvre sa profonde humanité…

Quand j’ai eu fini d’apprendre à regarder,
Est venu naturellement le temps d’aimer…
D’aimer cette autre part de soi,
Cet Autre qui se perd parfois,
Pourquoi ?  

 

Mais si on le savait
Mais si on le voyait
De l’Un on effacerait les pâles et faux  sourires
Pour donner à l’Autre tout ce à quoi on aspire
Un visage définitivement ouvert au vrai plaisir.

Et bien tu vois Papa,
(J'adore t'apprendre des choses, à mon tour !)

Toute l’humanité de ton Autre est là,
Elle est toute devenue toi. Je la vois…

Joyeux Anniversaire ! Je t’aime Papa
!


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