19 juin 2008
Dessine moi un humain…

Pétrissant inlassablement la matière,
Elle est belle comment, dis, la Terre ?
Elle est belle et là depuis longtemps ?
Composées de particules perdues dans l’Univers,
Quand soudain un éclair fit luire cette poussière,
Et, ensemble, toutes les molécules se figèrent !
C’est ainsi qu’elle est devenue Terre,
Un grand Tout, mais je n’en suis pas certain…
La couvant et la retournant amoureusement,
Un Être a fait l’Homme de chair glaise, ultime !,
Lui a donné une raison en cristal vibrant,
Et lui a posé la question entêtante
De l’Humanité
A moitié pétrifiée
Et des pierres à moitié vivantes…
Grouillant à sa surface, la pénétrant souvent
Pour dénicher dans ses entrailles
Les secrets de la vie d’avant…
Pillant, au hasard des hordes,
Les richesses de maintenant.
Aux ronces envahissant les sous-bois,
Couronnes d’épines chevillées en croix,
« Saignant » le front des victimes de cet envahisseur
Les engloutissant, les foulant au pas de l’exterminateur.
Croix de bois, croît de l’Enfer,
Jure et crache encore qu’il peut tout faire :
Creuser des gouffres, élever des tombeaux, illuminer la
nuit…
Que la pomme du Jardin des Félicités
Est lui-même qu’il croque de ses crocs…
Demain, la pauvre pomme ce sera toi l’Humanité…
Maudissant ta réponse, quand il attendait les mots partage
et bonheur…
.
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06 juin 2008
Mare Tranquillitas, Incognita…
Insérés dans le texte ci-dessous, deux vers célèbres de
Victor Hugo.
Avec toute mon admiration, merci cher Poète éternel. Voilà….

La dernière fois que j’ai embarqué sur un bateau à vent, je
m’en souviens très bien, c’était après avoir lu les Contemplations du Petit Prince.
Nous étions combien de marins, une dizaine tout au plus,
parés à manœuvrer un courageux vaisseau commandé par combien de capitaines, un seul, un conquérant des mers
qui vivait intensément sa passion et ses voyages s’il faisait face aux
bourrasques fouettant son visage. A tel point que même
par vent nul, sa chevelure et le plissement de ses yeux en conservaient la
mémoire.
Nous étions tant, entraînés depuis des mois à dépasser les
vagues, et ainsi gagner la course sur le grand large, si nous pouvions franchir
la ligne d’horizon les premiers…
C’est dire si notre motivation était ardente.
Quand les balises vertes et rouges furent assez
éloignées, le capitaine ordonna de hisser la grand-voile et je me souviens assez
bien avoir empoigné vigoureusement le bout (la corde si vous préférez). Je m’en
souviens bien car ce filin était composé de lignes roses et blanches,
comme un bâton de guimauve.
Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne m’en souviens plus
très bien, mais empressé de bien faire je tirai très fermement la drisse principale
et d’un coup nous fûmes plongés dans le noir. Dans un noir immense, sans fin, uniquement dévoilé
par la clarté des étoiles.
Sur le pont, le silence. Aucun n’osait plus prononcer un mot.
Ce moment d’étonnement
fut long, très long, uniquement peuplé d’étranges réponses qui semblaient
s’éloigner des bonnes questions.
Comme dans un canot à la dérive…
Je m’en souviens très bien car dans les moments d’intenses
reproches, le rictus qui soulevait sa pommette gauche, à bâbord, était très
explicite d’un jugement divin que seul le maître à bord après Dieu pouvait
prononcer.
-Non petit, c’est le contraire... Commença-t'il sans desserrer les dents. Tu as simplement « fixé » le haut du mat dans le ciel et en tirant de toutes tes forces tu as soulevé mon voilier à une hauteur folle ! Et ça, vois tu, c’est un axe de déplacement qui n’existe dans aucun manuel de navigation. Si tant est que se retrouver la quille en l’air puisse évoquer autre chose pour les navigateurs… Alors maintenant, le petit rêveur va monter à la pointe du mat, nous décrocher et laisser aller…DOUCEMENT ! Tonnerre-de-Brest-tonna t’il en tapant sa jambe de bois sur le pont. DOUCEMENT ! Ou bien le pied marin qui me reste, je te le fiche au derrière pour te jeter par-dessus bord !
Pendant la descente nous croisâmes un étrange vaisseau blanc,
flanqué de minuscules ailes qui lui permettaient de faire la « Navette »
entre Terre et Ciel. Chacun de ses hublots encadrait un visage stupéfait…
Mais dépité et lourdement épié par les regards chargés de
reproches de mes compagnons, je n’avais plus le cœur de leur demander s’ils étaient heureux de
flotter ici, sans attache, sans but et sans jamais apercevoir une ligne qui
délimitait l’horizon… Car c’était celui là mon rêve...
Doucement capitaine…De plus en plus doucement
moi-même, à mesure que la lumière se faisait plus intense…
Réveil…
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Pour les physionomistes, Louise Nurding / Redknapp was here.
Je l’ai incrustée dans l’image, juste pour sa frimousse si expressive. Je doute qu’elle have a dream de voyageur
stellaire, mais c’est certainement parce qu’elle est déjà une « star »
outre-Manche. Merci Louise pour ta participation sur le photomontage, je
t’embrasse.
Ici, dans le virtuel, je peux largement me le permettre. ;o)
En 1969, d’après ce que rapporte la bande enregistrée de
l’alunissage, un certain Armstrong a posé un aigle sur la Lune, au beau milieu
de la Mer de la Tranquillité.
Je le dis maintenant avec beaucoup d’humour, Armstrong s’est retrouvé
les pieds dans l’haut, mais à l’époque, en 1969 donc, ça ne me faisait pas
rire, mais bien rêver… J’en rêve encore…
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