Je reviens de vacances (sniff…), pendant lesquelles j’ai été au ciné,
Et le film que j'ai vu, entre autres féeries, m’a drôlement…

-Drôlement quoi Serge ? Dis donc t’as pété la rime là !
-Bah oui… Parce que, après avoir vu le film j’ai imaginé une histoire toute belle toute propre et que je cherche une rime à humain, mais n’ai trouvé que robot. C’est quand même bizarre que l’on prête à un robot qui trie les poubelles plus de sentiments qu’en ont les humains qui les produisent…

-… ?... ?... * Réflexion intense *

-Va voir le film « Wall-e », et regarde attentivement dans les coins du script. Ce film ne t’expliquera pas les fluctuations du CAC 40 mais te donnera une cinglante vision de ce que cet indice peut provoquer en terme de destruction. Et puis enfin tu auras une petite idée de ce que coûtera un maigre espoir qui n’est pas encore coté en Bourse adipeuse. Espoir dont l’action affichera un prix de plus en plus exorbitant pour les générations futures…
Et puis et puis  il y a cette minuscule scène où un couple d’humains, réduits à l’état de larves, orchestrés par un système copié sur l’ovin, frôlent leurs doigts…

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Je le confirme de nouveau, je ne suis pas érotique en plein air,
Je préfère l’ambiance du feutre noyé dans la tamise des lumières.
Pas la Tamise, le grand fleuve tout sale qui se coule sous la fumée,
Mais la tamise qui sasse le jour pour n’en garder que les raies…

Avez-vous déjà vu, savez vous décrire
Les bulles de savon qui volettent au gré du vent
Et qui sont emplies du souffle des enfants ?
Manifestement oui, je le vois à votre sourire…

J’imagine que vous êtes dans l’une et moi dans la plus proche
Votre main passant à travers elle sans la faire éclater
Pour frôler la pointe de mes doigts qui s’approchent par curiosité…

Au contact, qui a demandé autant à la témérité que son envie encourage,
Votre main instantanément est ramenée contre votre poitrine
Et vous tenant recroquevillée au cœur de votre bulle,
La question de votre frisson devient une entêtante aérienne
Pour qui se laisse transporter dans une bulle de savon…

Bulle promise à la langueur d’une brise équatoriale…

Brise alizéenne dirait un poète qui n’a jamais goûté sur sa peau le vrai souffle précautionneux du divin qui se fait tendresse, douceur, chaleur, moiteur…
Car la peau sait mieux que quiconque ce qu’est la sensation du toucher, du baiser, du coucher et de l’extase enfin, quand elle réagit en dilatations effrénées, en vibrations frissonnantes au rythme de la poitrine qui se soulève en saccades accélérées, couvrant les battements que lui induit le cœur qui de plus en plus vite s’est joué d’elle comme si elle était un tambour…
Vibrations de la peau qui confèrent à son autonomie la sensation qu’elle est heureuse et que son bonheur est parfaitement complet. C’est un peu grâce à elle, cette peau si douce si polie de tendresse, que les sens captivent, chavirent.


A ce stade libéré, quand l’emport exulte et l’import tend
(Import-export, en parfait échange important),
La  découverte de l’Amour éclate la bulle des amants…
Chacun est alors tout prés de l’autre maintenant,
On ne distingue plus qu’un seul gémissement…
La fusion peut s’accomplir… Il est temps…
Une nouvelle bulle s’envole, pleine de soupirs… Lentement…


Pour ceux qui seraient curieux, voici la bande annonce du film:



PS:  Merci pour tous vos messages !


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