28 août 2008
Wouaa-aaaaaallliiii !!!
Je reviens de vacances (sniff…), pendant lesquelles j’ai été au ciné,
Et le film que j'ai vu, entre autres féeries, m’a drôlement…
…
-Drôlement quoi Serge ? Dis donc t’as pété la rime là !
-Bah oui… Parce que, après avoir vu le film j’ai imaginé une histoire toute belle toute propre et que je cherche une rime à humain, mais n’ai trouvé que robot. C’est quand même bizarre que l’on prête à un robot qui trie les poubelles plus de sentiments qu’en ont les humains qui les produisent…
-… ?... ?... * Réflexion intense *
-Va voir le film « Wall-e », et regarde attentivement dans les coins du script. Ce film ne t’expliquera pas les fluctuations du CAC 40 mais te donnera une cinglante vision de ce que cet indice peut provoquer en terme de destruction. Et puis enfin tu auras une petite idée de ce que coûtera un maigre espoir qui n’est pas encore coté en Bourse adipeuse. Espoir dont l’action affichera un prix de plus en plus exorbitant pour les générations futures…
Et puis et puis il y a cette minuscule scène où un couple d’humains, réduits à l’état de larves, orchestrés par un système copié sur l’ovin, frôlent leurs doigts…

Je le confirme de nouveau, je ne suis pas érotique en plein air,
Je préfère l’ambiance du feutre noyé dans la tamise des lumières.
Pas la Tamise, le grand fleuve tout sale qui se coule sous la fumée,
Mais la tamise qui sasse le jour pour n’en garder que les raies…
Avez-vous déjà vu, savez vous décrire
Les bulles de savon qui volettent au gré du vent
Et qui sont emplies du souffle des enfants ?
Manifestement oui, je le vois à votre sourire…
J’imagine que vous êtes dans l’une et moi dans la plus proche
Votre main passant à travers elle sans la faire éclater
Pour frôler la pointe de mes doigts qui s’approchent par curiosité…
Au contact, qui a demandé autant à la témérité que son envie encourage,
Votre main instantanément est ramenée contre votre poitrine
Et vous tenant recroquevillée au cœur de votre bulle,
La question de votre frisson devient une entêtante aérienne
Pour qui se laisse transporter dans une bulle de savon…
Bulle promise à la langueur d’une brise équatoriale…
Brise alizéenne dirait un poète qui n’a jamais goûté sur sa peau le vrai souffle précautionneux du divin qui se fait tendresse, douceur, chaleur, moiteur…
Car la peau sait mieux que quiconque ce qu’est la sensation du toucher, du baiser, du coucher et de l’extase enfin, quand elle réagit en dilatations effrénées, en vibrations frissonnantes au rythme de la poitrine qui se soulève en saccades accélérées, couvrant les battements que lui induit le cœur qui de plus en plus vite s’est joué d’elle comme si elle était un tambour…
Vibrations de la peau qui confèrent à son autonomie la sensation qu’elle est heureuse et que son bonheur est parfaitement complet. C’est un peu grâce à elle, cette peau si douce si polie de tendresse, que les sens captivent, chavirent.
A ce stade libéré, quand l’emport exulte et l’import tend
(Import-export, en parfait échange important),
La découverte de l’Amour éclate la bulle des amants…
Chacun est alors tout prés de l’autre maintenant,
On ne distingue plus qu’un seul gémissement…
La fusion peut s’accomplir… Il est temps…
Une nouvelle bulle s’envole, pleine de soupirs… Lentement…
Pour ceux qui seraient curieux, voici la bande annonce du film:
PS: Merci pour tous vos messages !
.
06 juin 2008
Mare Tranquillitas, Incognita…
Insérés dans le texte ci-dessous, deux vers célèbres de
Victor Hugo.
Avec toute mon admiration, merci cher Poète éternel. Voilà….

La dernière fois que j’ai embarqué sur un bateau à vent, je
m’en souviens très bien, c’était après avoir lu les Contemplations du Petit Prince.
Nous étions combien de marins, une dizaine tout au plus,
parés à manœuvrer un courageux vaisseau commandé par combien de capitaines, un seul, un conquérant des mers
qui vivait intensément sa passion et ses voyages s’il faisait face aux
bourrasques fouettant son visage. A tel point que même
par vent nul, sa chevelure et le plissement de ses yeux en conservaient la
mémoire.
Nous étions tant, entraînés depuis des mois à dépasser les
vagues, et ainsi gagner la course sur le grand large, si nous pouvions franchir
la ligne d’horizon les premiers…
C’est dire si notre motivation était ardente.
Quand les balises vertes et rouges furent assez
éloignées, le capitaine ordonna de hisser la grand-voile et je me souviens assez
bien avoir empoigné vigoureusement le bout (la corde si vous préférez). Je m’en
souviens bien car ce filin était composé de lignes roses et blanches,
comme un bâton de guimauve.
Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne m’en souviens plus
très bien, mais empressé de bien faire je tirai très fermement la drisse principale
et d’un coup nous fûmes plongés dans le noir. Dans un noir immense, sans fin, uniquement dévoilé
par la clarté des étoiles.
Sur le pont, le silence. Aucun n’osait plus prononcer un mot.
Ce moment d’étonnement
fut long, très long, uniquement peuplé d’étranges réponses qui semblaient
s’éloigner des bonnes questions.
Comme dans un canot à la dérive…
Je m’en souviens très bien car dans les moments d’intenses
reproches, le rictus qui soulevait sa pommette gauche, à bâbord, était très
explicite d’un jugement divin que seul le maître à bord après Dieu pouvait
prononcer.
-Non petit, c’est le contraire... Commença-t'il sans desserrer les dents. Tu as simplement « fixé » le haut du mat dans le ciel et en tirant de toutes tes forces tu as soulevé mon voilier à une hauteur folle ! Et ça, vois tu, c’est un axe de déplacement qui n’existe dans aucun manuel de navigation. Si tant est que se retrouver la quille en l’air puisse évoquer autre chose pour les navigateurs… Alors maintenant, le petit rêveur va monter à la pointe du mat, nous décrocher et laisser aller…DOUCEMENT ! Tonnerre-de-Brest-tonna t’il en tapant sa jambe de bois sur le pont. DOUCEMENT ! Ou bien le pied marin qui me reste, je te le fiche au derrière pour te jeter par-dessus bord !
Pendant la descente nous croisâmes un étrange vaisseau blanc,
flanqué de minuscules ailes qui lui permettaient de faire la « Navette »
entre Terre et Ciel. Chacun de ses hublots encadrait un visage stupéfait…
Mais dépité et lourdement épié par les regards chargés de
reproches de mes compagnons, je n’avais plus le cœur de leur demander s’ils étaient heureux de
flotter ici, sans attache, sans but et sans jamais apercevoir une ligne qui
délimitait l’horizon… Car c’était celui là mon rêve...
Doucement capitaine…De plus en plus doucement
moi-même, à mesure que la lumière se faisait plus intense…
Réveil…
.
Pour les physionomistes, Louise Nurding / Redknapp was here.
Je l’ai incrustée dans l’image, juste pour sa frimousse si expressive. Je doute qu’elle have a dream de voyageur
stellaire, mais c’est certainement parce qu’elle est déjà une « star »
outre-Manche. Merci Louise pour ta participation sur le photomontage, je
t’embrasse.
Ici, dans le virtuel, je peux largement me le permettre. ;o)
En 1969, d’après ce que rapporte la bande enregistrée de
l’alunissage, un certain Armstrong a posé un aigle sur la Lune, au beau milieu
de la Mer de la Tranquillité.
Je le dis maintenant avec beaucoup d’humour, Armstrong s’est retrouvé
les pieds dans l’haut, mais à l’époque, en 1969 donc, ça ne me faisait pas
rire, mais bien rêver… J’en rêve encore…
.
31 déc. 2007
C’était comme si à ce moment de notre histoire, tout commençait…(2)
Et voici la suite... J'ai pas été trop long hein! ;o)

C'était pour Merlin la seule solution...
Les enfants devaient retourner dans la forêt et ouvrir la
Grande Porte des Résolutions…Ensemble.
D’un étrange coffret Merlin extirpa une clé scintillante d’ors bleus, et la donna à la jeune fille à qui il serra la main dans les siennes. Il lui raconta ce qu’ils devaient faire quand ils atteindraient la Grande Porte. Cette clé permettait de l’ouvrir et de délivrer la rivière qui était prisonnière… Sans l’énergie de cette vie fluide qui emportait dans ses flots les milliers de résolutions à venir, le monde allait se dessécher…Il fallait aller vite, très vite ! Toute la Vie sur la Terre était en grand danger… Toute l’Envie risquait de disparaître !
Il posa une nouvelle bûche de vieux chêne dans le foyer, et
souffla sur les braises jusqu’à ce que les flammes grandissent à nouveau pour
réchauffer ses mains qu’il offrait au feu, paumes ouvertes. C’est alors qu’il remarqua
un dessin sur le sol…
Dans la poussière des cendres, un des enfants avait dessiné
une forme aux contours un peu grossiers. Il sourcilla, se détourna de l’âtre et
s’approcha de son grand livre…
Son Grimoire relatait des histoires que seul Merlin pouvait
expliquer. Il tourna une page puis encore une autre. Il cherchait une histoire
dans laquelle un avion s’était perdu en plein désert sur une terre inconnue. Le
pilote avait survécu fort heureusement, mais cette chance inouïe relevait d’un
étonnant mystère encore inexpliqué.
On avait trouvé un curieux dessin sur le bout de l’aile de
l’avion.
Merlin se leva gravement, revint vers la cheminée où se trouvait le
dessin sur le sol… Il était le même que celui décrit dans son grand livre…
Ce dessin était une Envie que seul un esprit pur, innocent, pouvait
exprimer…
Son sourire alors, rassura le Grand Duc… Quelque chose, mais
quelque chose de bien, allait arriver…
…
Et voilà, je referme pour aujourd’hui le Grimoire de Merlin.
Ce livre est en nous tous, il est le gardien de nos mémoires
d’enfant…
Il est le gardien de toute la magie qui trop souvent nous
fuit...
Il manque, vous l’avez certainement découvert, un de mes
anciens personnages dans cette histoire… Le clown aux habits de bonbons ! Mais
d’après vous, qui m’a raconté cette histoire dans un vieux cirque
abandonné?
Je laisse juste la petite Luciole au dessus de votre
lit…Elle veillera sur vos rêves… Qui sait, elle les partagera peut être…
Mais chuuuuuutttttt….
mes visiteurs, et… Tous les autres !
28 déc. 2007
C'était comme si à ce moment de notre histoire, tout commençait…(1)
Pour finir, ou pour commencer, je vous propose un conte.
Résolument en deux parties... Résolument décalé
Et ils tombent bien ces "résolument"...

C’était comme une rivière dont les remous sont à peine
audibles…
C’était comme une petite Luciole s’amusant à luire dans le
calice d’une fleur.
C’était comme, il était une fois…
Quand soudain, tout bascula dans une fulgurante étincelle…
…Pfffffuuuiiiiiitttttttttt…
Et alors qu’elle étirait délicatement ces ailes,
Elle devint inquiète, quelque chose l’embêtait.
Elle sentait bien que quelque chose avait changé,
Mais plus surprenant encore, elle n’avait pas…Rêvé…
Pour faire sa toilette devant ce miroir improvisé.
La vue de son visage la troubla. Tout nouveau et
parfait !
Ses pattes, son ventre et ses ailes n’avaient plus les mêmes
reflets !
Pendant la nuit, la petite Luciole était devenue cristalline !
Elle n’avait pas prêté à ce qui l’entoure, toute son
attention,
Car depuis son réveil elle était bercée par une chanson.
Alors elle s’envola pour approcher la source harmonieuse,
Et tout son corps se mit à rayonner de lumières joyeuses…
Vers l’espace infini, ses paroles étaient transportées
A toutes les planètes, jusqu’à bercer la fleur apprivoisée
D’un petit garçon parti explorer les confins de l’Univers…
Délaissant son minuscule royaume stellaire
A la découverte d’un nouveau monde planétaire,
Ce petit garçon apprenait de merveilleuses histoires.
Sa course sur la Terre paraissait sans aucun sens,
illusoire,
Mais il suivait une étoile dans le ciel, et ce n’était pas
une comète…
C’était un tapis volant, une carpette
De laquelle dépassaient deux visages,
Qui fredonnaient ensemble un étrange message,
Dans lequel on pouvait entendre les mots rêve, et bleu…
C’est ainsi que ses pas le menèrent à l’orée d’un chemin
A la rencontre d’une jeune fille aux longs cheveux
noirs,
Qui attendait ce moment, en chantant près d’une rivière…
Un peu essoufflé et de marche lasse,
Le petit garçon aperçut Pocahontas…
Ils partagèrent de simples bonjours et ils s’observèrent...
Lui était blond comme le souvenir d’un champ de blés,
Elle était d’un jais luisant comme le ciel d’une nuit d’été
C’est ce qui les étonnait et animait leur conversation...
C’était l’orage qui s’approchait et assombrissait tout sur son passage.
La petite indienne se leva très vite et fit signe au petit
garçon de la suivre. Lui n’était pas inquiet, cette manifestation dans le ciel
était pour lui un nouveau mystère à découvrir.
Après un temps de marche forcée au milieu des arbres, Pocahontas
se rendit compte qu’elle était perdue et ne retrouvait plus son village. C’est
à ce moment que la petite Luciole fonçant tout droit pour échapper aux éclairs,
les devança, vrombissante de toutes ses ailes en survitesse.
Ils la suivirent
ne la quittant pas des yeux, et aperçurent enfin une lumière à la fenêtre
d’une maison. C’était une vieille chaumière toute délabrée dont la porte
s’ouvrit au bruit de leurs pas précipités.
Un vieil homme portant une longue barbe blanche apparut sur
le seuil. Impassible, il les observa, pendant que Pocahontas faisait de même,
mais avec un sentiment de crainte dans le regard.
Qui était ce personnage aux habits de magicien? Pocahontas
se souvenait des recommandations de ses parents, elle ne devait pas approcher une maison habitée par un homme médecine très puissant. Mais ce vieillard était
il Merlin ? Merlin le Mage ?
Ils n’échangèrent que peu de mots, Merlin, car c’était bien
lui, d’un ton très rassurant les invita prestement à entrer et à s’asseoir aussi
vite auprès du feu. Ce que fit sans discuter la petite indienne pour fuir les
éclairs et le tonnerre, tirant par la main le petit garçon qui salua très poliment
son hôte en souriant. Pour lui, les rencontres étaient toujours une source de
connaissance.
Merlin avait gardé une main sur la poignée de la porte et
continuait de les observer. Sa main libre lissait sa longue barbe.
Certes il attendait quelqu’un, mais il était surpris de les voir. Quelque chose clochait… Les
forces de l’imaginaire, pourtant si précises, avaient omis un détail. Et pas le
moindre….
Au dehors, il se passait quelque chose de terrifiant. L’Univers
était très en colère… Un jugement apocalyptique avait condamné toutes les petites terres intérieures, les "En-Nous" et menaçait directement les êtres qui détenaient ces petites parcelles, les cultivaient chacun à sa manière. Cet
orage extraordinaire était le premier persécutant.
Merlin savait ce qu’il convenait de faire, mais il était
très intrigué.
Il ne devait rencontrer qu’un seul enfant…Et ce soir ils
étaient deux…
La prophétie était elle erronée ? Merlin très perplexe
s’installa à la table des préparations magistrales, se saisit d’un grand livre
à la couverture de cuir rouge et l’ouvrit en son
milieu. Il compulsa, tourna les immenses pages, sauta des chapitres, chercha
pendant de longues minutes, mais manifestement, il ne trouvait pas la solution
dans son vieux Grimoire.
Très silencieux sur son perchoir, le Grand Duc avait dressé
ses aigrettes.
Il y avait dans la pièce une petite Luciole aux couleurs
vives, et ça l’inquiétait.
Il n’osait pourtant prononcer un seul hou. Il ne voulait pas
déranger Merlin qui avait négligemment posé son chapeau, à côté de lui sur la
table aux épices et se tenait la tête entre les mains… Il réfléchissait
maintenant…
Il ne restait qu’une solution d’influence, et Merlin
l’imaginait de la dernière chance ...
A suivre...
24 déc. 2007
Un petit conte en dévers…Contant des verres…

Il faudrait arrêter de déclarer qu’il faille trucider le
Père noël !
Un jour parmi 365 ! Est-ce trop ?
Pourquoi reprocher indirectement à un seul jour, le poids
des 364 autres ?
N’arrive t’il pas d’avoir envie de souffler un peu de temps
en temps ? De faire une trêve ?
Décorer la maison, préparer bienveillamment une surprise,
sourire un peu plus dans la rue, et dans l’immeuble, adresser des souhaits de
bonheur… N’est ce pas des instants gagnés sur les problèmes ? N’est ce pas
un exemple à suivre ?
Mais célébrer autre chose que les bizarreries insolubles de
la vie, on dirait que pour certains, c’est insurmontable, suffocant,
morbide !
Ce que je trouve indécent, c’est que Noël ou pas Noël, le Monde
n’aura pas beaucoup bougé après. Alors pourquoi se priver d’un instant de
fête, de trêve, pour se faire et faire plaisir ?
Ce que je trouve indécent, c’est toutes les dérives qui
conduisent à vouloir faire détester Noël.
Cette fête est à la portée de tous. A la portée de tous les
budgets pour tous ceux qui profitent de l’occasion trop belle de FAIRE en
sorte que les regards encore en pyjama et décontenancés par le manque de
sommeil soient émerveillés au réveil. Je sais de quoi je parle, ces moments là
je les ai vécus et je n’étais pas couvert de jouets futiles ou trop chers,
seule comptait la découverte sous le sapin. A un age où l'imaginaire est le fil conducteur, à un age où on vit beaucoup dans les images des contes de Fées, les voir se réaliser hein !
Le discours anti-Noël est toujours le même. Mais,
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire sans succomber aux
tentations des marchands ?
L'intelligence ça nous sert à quoi?
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire MIEUX ? Est ce
uniquement l’Argent, ou l’Eglise, qui dirigent Noël ?
L'imagination nous est elle fertile ?
La Magie a quitté l’esprit de certains ? Et bien bon
voyage à la Magie ! Elle ira se faire imaginer ailleurs comme une
grande ! Mais les détracteurs du jour férié, Noël, n’ont pas compris qu’ils étaient eux, les
proies adultes d’un système qui les ensorcelle et les broie ! Ce sont eux les victimes du prendre-prise ( par
opposition au lâcher-prise). Ben oui, la force du mental permet normalement de se
détourner des fonctions qui nous obsèdent. Surtout celles qui n’ont pas un
caractère obligatoire et qui émergent de notre inconscient. Alors s’ils focalisent sur le mal de Noël, c’est à eux de gérer ce mal qui
les obsède.
Ce que moi je veux gérer, c’est cette fête qui est le symbole de la fête
familiale, de la trêve et de la Paix pour l’Humanité. Et pour l’éternité encore!
Pour l’éternité des suivants s’entend, car, je le rappelle, notre temps sur terre est compté avec une horloge
qui accélère les regrets de plus en plus, à l’approche de la ligne d’arrivée. Et
cette horloge là, c’est pas le Père Noël qui l’apporte…
Bref, Noël… Le vrai… La fête… La vraie… Les sourires… Les
contes de Noël…
Et maintenant mon petit conte à offrir…
(Oui je sais ça part mal ! Mais j’ai envie de rire un
peu et pour une fois je vais écrire en prose et en verres…à pied !)
20 h 00 GMT…
Sur la table, l’alignement des verres était parfait et les
rangs de cette troupe étaient brillamment exposés.
Fièrement, les plus grands verres à pied se tenaient prêts aux provisions d’eau
potable, et sur la gauche de chacun d’eux, se tenaient les cadets de Bourgogne
et de Bordeaux. Dans leur livrée immaculée, les cadets se dressaient eux aussi,
campés bien droits en signe de fidélité aux arômes qu’ils allaient accueillir.
(Ah les braves petits !)
L’attaque fut fulgurante, l’empoignade dévastatrice. Il
n’avait fallut attendre que quelques minutes pour que les rangs soient
découverts de toute unité. Les cadets souffrirent mille outrages. Traces de
gras, rouges à lèvres, empreintes de doigts, des souillures qu’ils avaient supportées
de leurs agresseurs sans pitié. Empêtrés dans leur dignité, les défenses des
verres furent maladroites, quasi inexistantes. Certains avaient été meurtris
par les coups que frappèrent aveuglément les lames de couteaux faisant tinter
leurs habits de cristal au rythme de stridentes clameurs insupportables.
Jusqu’à ces heurts terribles qui les avaient choqués horriblement les uns
contre les autres.
La bataille ne fut que rage sans merci, et lorsque le calme suivit l’incroyable
charge, beaucoup des verres gisaient ventre à terre. Le rouge sang vidé, étalé
sur la table en des tâches impossible à nettoyer.
D’autres avaient eu moins de chance… Quelques corps brisés ne laissaient plus
que des pieds jonchant la nappe…Ou pris dedans...
Seuls, debout sur la table de bataille, quelques grands frères avaient gardé
une apparence vive. Leur taille, et leur contenu assurément, avait permis une
défiance de leurs ennemis mangeurs et maintenant avinés, repus.
Water l’eau était la victoire des survivants.
Austère lie était décidément la déroute des cadets aimés des soucis.
Ce réveillon auquel ils avaient participé sans faille, sonnerait encore
longtemps comme une « des fêtes » des plus destructrice et humiliante.
L’alignement était vraiment défait et les rangs de la
troupe, complètement explosés.
Les coupes fraîchement arrivées étaient pleines… Au frémissement des bulles, la
dernière charge se préparait…
Le lendemain…Sur une autre échelle du temps…
Le Père Noël qui avait bloqué sa descente au milieu de la cheminée et attendu que le silence prenne position dans la grande salle, apparut enfin. A la vue de la scène qu'il scrutait dans les moindres détails, il déposa sa hotte, se gratta la tête à travers le bonnet, re-re-re-vérifia l'adresse et après un 'mouais mouais', un 'ho ho', et un 'hum hum' dans sa barbe, il déposa délicatement les paquets au pied du sapin. C'est alors qu'il entendit un râle dans son dos et se retourna vivement. Aie! Découvert !
Du fond de sa mémoire en lambeaux, l’œil de l’ivrogne torve était
là qui LE regardait. Debout, en équilibre sur un pied, comme un verre, dans un sursaut
inattendu le pré-comateux lâcha le dossier de la chaise sur laquelle il s’appuyait, tendit
la main vers un des survivants encore debout sur la table et s’écroula lourdement. Le Père Noël l'écouta ronfler quelques instants et disparut sans plus s'en soucier. Son travail était plus important, plus urgent que de s'apitoyer vainement. En vin…
Pour eux, en mémoire de tous ces verres courageux, cette petite prose, poésie
laminaire dont il ressort quelques "verres". Au moins accorder cette dernière pensée
pour la route à tous les verres innocents :
-Sans eux, les buveurs auraient pris directement de la bouteille. C’est ce qu’ils
prennent toujours. Les Hommes ou les Vins qui n’ont plus de « vert »
se font vieux…
Je vous embrasse, Joyeux Noël à tous !!!!!
Mercy Christmas !
Modérez le trop ! Forcez le très ! Assurez le suffisant !
.
28 oct. 2007
To eat or not to eat ? Voilà bien la question crâneuse!

… Ici, tout est sombre dans les coulisses encombrées d’échafaudages compliqués à l’arrière du blog.
Au fond de mon repaire côté cour, j’observe côté jardin les rayonnages blancs sur lesquels j’entrepose les commentaires des visiteurs qui s’aventurent sur le derrière de la scène.
Dans les rets astucieusement placés, certains visiteurs disparaissent rapidement, sans un bruit, rongés par l’oubli… Et un peu par moi aussi je l’avoue… C’est que ça doit manger une vestale, même dans le virtuel…
La seule différence avec une vraie cuisine, c’est qu’ici je ne dois pas laver les casseroles, en un clic tout est immédiatement propre. C’est beau et bien pratique le progrès…
Mais d’autres visiteurs plus audacieux, ou téméraires, se jouent des pièges, enjambent les filets, passent sous les tressages d’où ils se frayent un chemin, toujours le même, vers la sortie après s’être dépossédés de leurs mots… Alors je m’approche frénétiquement, retourne les mots dans tous les sens, les ouvre, les explore en dedans, les sens, les goûte, puis les installe délicatement sur les étagères, à côté des autres que je veille jalousement depuis longtemps…
S’ils savaient pour certains…
S’ils avaient su…Pour les autres…
On est quel jour au fait ? Je demande ça, car les
sirènes je ne dois plus les préparer le vendredi. Faut que j’arrête.
Faut que j’arrête car suite à un moment d’inattention le
jour du poisson, elles se retrouvaient pleine de farine. Parfois c’était plus
grave.
Mais ma petite Siréna à l’air d’apprécier sa nouvelle
nageoire puisqu’elle a choisi l’option expression corporelle au sein de la
chorale. Bon ! Je vais préparer la chauffeuse de cire… Ah !
Je la vois, elle est à côté de la friteuse !
Mais je parle je parle, et me dois de respectueusement vous laisser, car je crois bien que j’aperçois un visiteur ! Tiens je ne le connais pas celui là… Miam ! Il va cliquer…
manger s’amuser tous les deux :o)
19 juin 2007
Gère honnis mots ! Viens, essuie les flèches !
Le comment et pourquoi des personnes se délectent de mots
coupant, allant jusqu’à tenter de détruire les petits talents que nous sommes, n’est
pas ou difficilement supportable. S’ils savent eux d’où vient leur mal-être,
alors reproduire sur des blogueurs le même schéma devient coupable.
Ces personnes associent leur tristesse ou leur malheur à ce
qu’il est convenu d’appeler le déni de leurs propres échecs. Il faut fuir bien
sûr leurs antres maléfiques, prenant les clics à notre cou et les claques de
leurs mauvais coups sous le bras, mais ces êtres en souffrance s’écoulent
lentement comme une flaque d’essence vers
des espaces de liberté où ils incendient injustement des Bubble –Blogueurs
tranquilles dans leur petit coin …
Bon, c’est vrai, c’est aussi ça le Net, d’un côté une
majorité de gentils pas chiant, de l’autre une minorité de méchants emmerdant…Pfffffffff…
En écrivant cette dernière phrase je justifie hélas l’existence
de ces volcans de colère qui viennent se frotter à leurs innocentes victimes comme
un grattoir à la pointe d’une allumette pour les flammer… Mais quand même… Doit
on installer dans la blogosphère des filtres anti haine tout le temps et à tous
les bouts de champs que nous cultivons pour y faire pousser ce que nous aimons ?
Il y a des jours, franchement, je voudrais être une créature lampineuse !

Une toute petite aux couleurs de l’argent
Jolie, ronde, aux reflets polis patiemment
Avec une étole de verres scintillants…
Comme autant d’étoiles…
Un très gentil pour y vivre dedans,
Un génie qui ne demanderait qu’à sortir
A la simple caresse ou frôlement d’un soupir...
Doux comme est un rêve dans les étoiles…
Moi le génie, la Terre je la pacifierais
Je lui donnerais toutes les gloires
Les plus belles que rêvent nos mémoires...
Comme en un champ d’honneur au chant des étoiles…
Effilée, tissée d’éclats de diamants
Pour fendre les flots des tempêtes
Qui menacent de tout détruire en hurlant…
Comme les loups aux nuits sans aucune étoile…
Posée, à peine cachée sur une table d’écrivant
Attendant qu’il la caresse vaguement,
Quand il ne mesure plus le temps…
Comme s’il rêvait la tête dans les étoiles…
Et lui murmurerais à l’oreille :
Laisse les tranquille,
Soigne tes excès de bile
Jamais tu n’auras le vrai pouvoir de détruire
Change ta plume, dessine leur un sourire…
Moi je me charge du reste
T’inquiète, je vais faire du beau
Mes doigts seront pleins de peinture
Couverts de Terre et de Nature
Comme les tiens sont pleins de sang,
Quand épuisé et content,
Tu t’allonges au pied de la toile...
Je regarderais ton commentaire pendant ton sommeil
Le caresserais amoureusement
Lui soufflerais un air divin, vivant
Pour lui donner la clarté des étoiles...
La clarté des…
La clarté des…
La Clar….T’aider… à nous aimer...
.
08 juin 2007
La lampe d'ArlequiN...

Caléfaction:
Phénomène physique par lequel une goutte d'eau jetée sur une
plaque
hyper chaude, reste soutenue en l'air sur le nuage de vapeur qu'elle
émet... C'est beau la physique non? Moi j'aime bien ce mot et ce
phénomène ;o)
.
Parfois
la pensée bouillonnante lévite les mots et les maintient à une étrange
hauteur de compréhension…Sans plus aucune attache avec le réel
complaisant du langage … Un
peu comme la caléfaction soulève une goutte d’eau…Un peu comme la
raison quand elle n'est plus retenue et qu'elle se propage en
lignes d'écriture un peu folle...
Sinon à part ça, je vais très bien je vous rassure... Quoique...Après avoir lu ce qui suit, je pense que mon conte est bon pour l'asile... (sourires)
.
La Lampe d’ ArlequiN
(A moi conte ! De mots !)
C’est
pourquoi il s’était jeté hors du tableau de son Maître et restait sur
un banc pendant des heures.
Il n'avait plus supporté de vivre au
crochet des murs… Mais ça, personne ne pouvait l’imaginer.
C’est sa curieuse silhouette que le gardien du Musée surveillait d’un œil inquiet. L’oeil du préposé aux Hautes Oeuvres tournait sans cesse dans son orbite éfroncément sourcillée, et le préposé boutondoré dans un uniforme lui conférant une allure fière, sans doute celle d’un général de trait, tournait lui, mais en sens contraire, autour du banc, cherchant à débusquer dans les méandres de son propre cerveau, la folle lie de son entendement…
Quelque
chose perturbait le préposé inquiet…
Qui était donc cet étrange visiteur qui
s’intégrait si bien dans la galerie des peintres surréalistes, jusqu’à
y passer des heures ? Un voleur ?
.
C’est ainsi que suite à une plainte en due forme et trois exemplaires, adressée à la police des Musées, je fis la connaissance de l’ « inquiétant » curieux personnage…
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Il était assis sur un banc et me sourit largement quand il vit que je m’approchais de lui… J’eus l’étrange impression qu’il m’attendait, tant son visage et ses yeux s’étaient illuminés. C'était un bon point de rencontre. Après les quelques paroles d’usage pour nous présenter, l’incohérence et la douceur de ses paroles finirent d’évacuer tous les soupçons de malveillance.
D’un petit dossier qu’il serrait contre lui, il m’offrit des images racontant toutes ses histoires, les racontant comme si elles avaient été peintes avec des pinceaux auxquels il devait certainement s’agripper quand on lui empruntait son échelle. Il me montra les toiles une à une sur les murs et m’expliqua ce qu’il avait découvert dans chacune d'elles. Mon étonnement allait grandissant de découvrir son savoir, et toutes ses explications me séduisaient doucement à mesure que je l'écoutais.
Il ne possédait plus les clefs de son royaume, il les avait perdues elles aussi, avec sa raison, mais la porte restait grande ouverte pour lui permettre de se promener. Il ne se souvenait pas non plus de ses parents. Seule la forme ronde de la Lune lui rappelait vaguement quelque chose quand elle venait lui souhaiter bonne nuit dans le ciel… Il m’expliqua que parfois elle ne pouvait venir, alors il s’angoissait et la cherchait partout dans le ciel, tournant sur lui-même pendant des heures sans pouvoir dormir…
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Dans le monde des fous j’erre, merveilleux végétal
Dans le monde des fous remis, je suis une Reine
Dans le monde des fous du Roi, je suis vous et moi,
Dans le monde des fous toi de moi,
Dans le monde des fous…
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Malgré mon enquête, jamais personne ne sut qui il était vraiment. Un doux fou, mais un fou d’où ? Son origine est restée secrète, d’un endroit que les fous taisent… Mais où parfois, j’aimerais bien le rejoindre si le flou dans lequel je m’étais dilué en conjectures n’avait pas aussi effacé les apparences. Lors de cet interrogatoire, un trouble m’avait envahi et diffusait une sensation de légèreté et de sérénité que je ne cherchais plus à contenir…Ni à expliquer d'ailleurs…
Le lendemain je me surpris donc à le rencontrer dans la même allée du Musée. Nous avions échangé un sourire et chacun d’un côté du banc nous nous étions immobilisés dans la contemplation des nouvelles Oeuvres qui étaient exposées, celles de Magritte que je décodais parfaitement sans aucun effort. Le plus étonnant c’est que ça ne m’étonnait pas.
Tous les jours je venais m'asseoir sur le banc et le gardien du Musée très très intrigué tournait autour de moi, puis il allait voir mon compagnon, mais ça ne nous dérangeait pas… Lui, le préposé allègrement allègre, ça l’angoissait toujours autant manifestement, mais tout aussi curieusement je sentais qu’il allait de mieux en mieux, je ne sais pas, une lumière nouvelle dans son regard… Peut être nous aborderait t’il un jour, il y a trois places sur notre banc…
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Juste avant la fermeture, nous passons toujours devant le banc d’autres habitués que surveille également notre gardien. Mais eux sont là pour lire et écrire toute la journée. Nous les appelons les « blogueurs » mais ne me demandez pas pourquoi. C’est chaque fois l’occasion de les saluer avant d’aller dormir sous les sourires de la Lune.
Ah oui je ne vous ai pas dit ! Ce soir elle sera douce comme un croissant…
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D'après le thème "La conjecture du Fou" proposé par le site des Impromptus Littéraires...
07 sept. 2006
Croque la Vie ! Même si elle paraît étonnante…

Extrait de la musique du film Forrest Gump
Je songeais à un autre Monde, à une autre Terre,
Où nous utilisions pour "polliniser" toutes les fleurs,
Une pensée qui ne soit pas d’essence végétale,
Mais une pensée... Inspirée du bleu des cieux…
Et la Nature nous offrait un fruit merveilleux !
Une pomme bleue !
Dans ce Monde mystérieux elle était…Un voeu...
On récolte toujours…
Et pas forcément des coups de bâton en retour…
Si on attend qu’elle tombe comme l’a fait Newton
L’ « habit au vent », on devient de la
compote de Homme.
Pom pom pom poooomme !
Et moi j’inflorais un monde magique
Où habitaient des Fées magnifiques.
23 août 2006
Joie on joue à...Pile ou face

J’avais un petit poisson qui s’appelait Rouge
Toute sa vie n’était que cabrioles …
Sur le ventre il était bien
Sur la tranche il l’était moins
Sur le dos c’était fini…
On décrit certaines choses comme étant semblables à notre
vie
Pour nous c’est exactement pareil, on vit, on s’épuise et on
meurt…
Notre Vie serait donc comme une pièce
Qui ne possèderait que trois façons
Pile, Face… Et la Tranche…
Mais il existe aussi un magnifique moment,
C’est la dimension qui vit avec notre temps…
Lancez la pièce en l’air…
Quand la pièce tournoie en reflétant des milliers de
couleurs
Sa courbe ascendante illumine jusqu’au plafond…
Peu de gens peuvent le voir ou le sentir…
Et pourtant… Il suffit de se lancer aussi…
Alors dans la journée, quand j’achète des bonbons
Avec un sourire je ramasse la monnaie sans grande valeur
Et je place toutes ces pièces dans la poche de mon pantalon…
Quand vient la nuit, sans aucun bruit je sors de la maison
Je les lance en l’air en regardant les lumières qui
apparaissent
Et tout comme Rouge, à la surface du ciel
Je fais une pirouette sur le coté,
Puis je m’allonge,
La Face…Pile devant les étoiles …
Ça se paye face contre terre un moment de bonheur…;o)
PS:
L'image? Oui l'image... C'est quoi le message?
Je ne sais pas trop en fait, peut être n'obtenons nous pas toujours l'effet escompté.
Qui sait ce qu'on peut obtenir quand on se lance à l'aveuglette?
Mais si vous avez une autre analyse... Je pense qu'elle sera bonne aussi...
Vala vala ....







