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Amour, tendresse, raison. Ni haine ni déraison... Emotions, Vie du Présent

06 juin 2008

Mare Tranquillitas, Incognita…

Insérés dans le texte ci-dessous, deux vers célèbres de Victor Hugo.
Avec toute mon admiration, merci cher Poète éternel. Voilà….

reve


La dernière fois que j’ai embarqué sur un bateau à vent, je m’en souviens très bien, c’était après avoir lu les Contemplations du  Petit Prince.
Nous étions combien de marins, une dizaine tout au plus, parés à manœuvrer un courageux vaisseau commandé par combien de capitaines, un seul,
un conquérant des mers qui vivait intensément sa passion et ses voyages s’il faisait face aux bourrasques fouettant son visage. A tel point que même par vent nul, sa chevelure et le plissement de ses yeux en conservaient la mémoire.
Nous étions tant, entraînés depuis des mois à dépasser les vagues, et ainsi gagner la course sur le grand large, si nous pouvions franchir la ligne d’horizon les premiers…
C’est dire si notre motivation était ardente.

Pendant tout le temps que dura la sortie du port, je m’en souviens très bien, je me tenais au pied du grand mat et fixais sa pointe qui semblait disparaître dans le ciel.
Quand les balises vertes et rouges furent assez éloignées, le capitaine ordonna de hisser la grand-voile et je me souviens assez bien avoir empoigné vigoureusement le bout (la corde si vous préférez). Je m’en souviens bien car ce filin était composé de lignes roses et blanches, comme un bâton de guimauve.

Je ne sais pas ce qui s’est passé, je ne m’en souviens plus très bien, mais empressé de bien faire je tirai très fermement la drisse principale et d’un coup nous fûmes plongés dans le noir. Dans un noir immense, sans fin, uniquement dévoilé par la clarté des étoiles.
Sur le pont, le silence. Aucun n’osait plus prononcer un mot.
Ce moment d’étonnement fut long, très long, uniquement peuplé d’étranges réponses qui semblaient s’éloigner des bonnes questions.
Comme dans un canot à la dérive…

Lâchant vite la drisse je me tournai vers la poupe où le capitaine, solidement agrippé à la barre, jaugeait la situation de ses yeux dangereusement ouverts, leur imprimant un mouvement de tangage de la pointe du mat à mes mains, et inversement pour se planter enfin sur mon visage. « Ainsi donc, moi qui ai voyagé sur toutes les mers du monde, frôlé les pires dangers qui affleurent, bravé les tempêtes hurlantes qui ouvrent la mer pour engloutir les marins, je me retrouve maintenant avec mon bateau dans une situation des plus périlleuses » semblait il me dire. « Et tout ça par la faute d’un rêveur qui veut jouer avec le réel » marmonna t’il enfin pour ajouter à sa sentence.
Je m’en souviens très bien car dans les moments d’intenses reproches, le rictus qui soulevait sa pommette gauche, à bâbord, était très explicite d’un jugement divin que seul le maître à bord après Dieu pouvait prononcer.

-Capitaine, ô capitaine, vous n’allez tout de même pas croire que j’ai affalé le ciel en tirant sur cette drisse? M’exclamai-je pour ma défense.

-Non petit, c’est le contraire... Commença-t'il sans desserrer les dents. Tu as simplement « fixé » le haut du mat dans le ciel et en tirant de toutes tes forces tu as soulevé mon voilier à une hauteur folle ! Et ça, vois tu, c’est un axe de déplacement qui n’existe dans aucun manuel de navigation. Si tant est que se retrouver la quille en l’air puisse évoquer autre chose pour les navigateurs… Alors maintenant, le petit rêveur va monter à la pointe du mat, nous décrocher et laisser aller…DOUCEMENT ! Tonnerre-de-Brest-tonna t’il en tapant sa jambe de bois sur le pont. DOUCEMENT ! Ou bien le pied marin qui me reste, je te le fiche au derrière pour te jeter par-dessus bord !

C’est ainsi, sans plus aucun espoir irraisonnable, que je saisis à nouveau le filin.
Pendant la descente nous croisâmes un étrange vaisseau blanc, flanqué de minuscules ailes qui lui permettaient de faire la « Navette » entre Terre et Ciel. Chacun de ses hublots encadrait un visage stupéfait…
Mais dépité et lourdement épié par les regards chargés de reproches de mes compagnons, je n’avais plus le cœur de leur demander s’ils étaient heureux de flotter ici, sans attache, sans but et sans jamais apercevoir une ligne qui délimitait l’horizon… Car c’était celui là mon rêve...  

Un dernier regard vers l’étrange vaisseau et je laissai filer la drisse entre mes mains.
Doucement capitaine…De plus en plus doucement moi-même, à mesure que la lumière se faisait plus intense…
Réveil…

.

PS:
Pour les physionomistes, Louise Nurding / Redknapp was here.
Je l’ai incrustée dans l’image, juste pour sa frimousse si expressive. Je doute qu’elle have a dream de voyageur stellaire, mais c’est certainement parce qu’elle est déjà une « star » outre-Manche. Merci Louise pour ta participation sur le photomontage, je t’embrasse.
Ici, dans le virtuel, je peux largement me le permettre. ;o)

J’explique le titre maintenant. Mare Tranquillitas, Incognita…
En 1969, d’après ce que rapporte la bande enregistrée de l’alunissage, un certain Armstrong a posé un aigle sur la Lune, au beau milieu de la Mer de la Tranquillité.

Je le dis maintenant avec beaucoup d’humour, Armstrong s’est retrouvé les pieds dans l’haut, mais à l’époque, en 1969 donc, ça ne me faisait pas rire, mais bien rêver… J’en rêve encore…

.

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31 déc. 2007

C’était comme si à ce moment de notre histoire, tout commençait…(2)

Et voici la suite... J'ai pas été trop long hein! ;o)

porte_resolution_004


C'était pour Merlin la seule solution...
Les enfants devaient retourner dans la forêt et ouvrir la Grande Porte des Résolutions…Ensemble.

D’un étrange coffret Merlin extirpa une clé scintillante d’ors bleus, et la donna à la jeune fille à qui il serra la main dans les siennes. Il lui raconta ce qu’ils devaient faire quand ils atteindraient la Grande Porte. Cette clé permettait de l’ouvrir et de délivrer la rivière qui était prisonnière… Sans l’énergie de cette vie fluide qui emportait dans ses flots les milliers de résolutions à venir, le monde allait se dessécher…Il fallait aller vite, très vite ! Toute la Vie sur la Terre était en grand danger… Toute l’Envie risquait de disparaître !

Après qu’ils eurent quitté la chaumière, se tenant par la main et accompagnés de la petite Luciole qui très suspicieuse ne cessait de se retourner, Merlin resta pensif devant la cheminée…

Il posa une nouvelle bûche de vieux chêne dans le foyer, et souffla sur les braises jusqu’à ce que les flammes grandissent à nouveau pour réchauffer ses mains qu’il offrait au feu, paumes ouvertes. C’est alors qu’il remarqua un dessin sur le sol…
Dans la poussière des cendres, un des enfants avait dessiné une forme aux contours un peu grossiers. Il sourcilla, se détourna de l’âtre et s’approcha de son grand livre…
Son Grimoire relatait des histoires que seul Merlin pouvait expliquer. Il tourna une page puis encore une autre. Il cherchait une histoire dans laquelle un avion s’était perdu en plein désert sur une terre inconnue. Le pilote avait survécu fort heureusement, mais cette chance inouïe relevait d’un étonnant mystère encore inexpliqué.
On avait trouvé un curieux dessin sur le bout de l’aile de l’avion.
Merlin se leva gravement,  revint vers la cheminée où se trouvait le dessin sur le sol… Il était le même que celui décrit dans son grand livre…
Ce dessin était une Envie que seul un esprit pur, innocent, pouvait exprimer…
Son sourire alors, rassura le Grand Duc… Quelque chose, mais quelque chose de bien, allait arriver…

Et voilà, je referme pour aujourd’hui le Grimoire de Merlin.
Ce livre est en nous tous, il est le gardien de nos mémoires d’enfant…
Il est le gardien de toute la magie qui trop souvent nous fuit...
Il manque, vous l’avez certainement découvert, un de mes anciens personnages dans cette histoire… Le clown aux habits de bonbons ! Mais d’après vous, qui m’a raconté cette histoire dans un vieux cirque abandonné?

Allez ! Il faut dormir maintenant… Demain il y a tant de choses à faire… à décider résolument… à tenter et à réussir avec la même force…
Je laisse juste la petite Luciole au dessus de votre lit…Elle veillera sur vos rêves… Qui sait, elle les partagera peut être…
Mais chuuuuuutttttt….


Meilleurs vœux à tous mes liens (bisous mes liens !!!),
mes visiteurs, et… Tous les autres !


PS : Quand je souhaite les meilleurs voeux, sachez bien qu’aucun de ceux là ne peut se décrocher avec la Lune. Ou alors, et c’est toujours dans le domaine de ce fameux possible que tout le monde peut tenir, piochez ( comme au jeu des sept familles !) au plus profond de vous, le mental et les bras assez immenses pour le faire, …Et tenez les bien fermement au dessus du vide ! Ça ne peut que combler (et pas que le vide hein !).

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28 déc. 2007

C'était comme si à ce moment de notre histoire, tout commençait…(1)

Pour finir, ou pour commencer, je vous propose un conte.
Résolument en deux parties... Résolument décalé
Et ils tombent bien ces "résolument"...

porte_resolution_001

C’était comme une Nuit sans Lune, mais chuuuuuttt…
C’était comme une rivière dont les remous sont à peine audibles…
C’était comme une petite Luciole s’amusant à luire dans le calice d’une fleur.
C’était comme, il était une fois…

Il était une fois, une petite Luciole qui jouait avec sa lumière et faisait apparaître tout autour d’elle des milliers de lueurs, semblables aux minuscules paillettes affolées dans une boule de verre qu’on agite. La petite Luciole fascinée et émerveillée, se laissait emporter par les mouvements colorés jusqu’à ce qu’elle se sente très fatiguée…Ses paupières devinrent deux grands sourires, se fermèrent et la petite Luciole s’endormit dans le lit que lui offrait la fleur…
Quand soudain, tout bascula dans une fulgurante étincelle…
…Pfffffuuuiiiiiitttttttttt…

La Petite Luciole s’éveilla d’un profond sommeil.
Et alors qu’elle étirait délicatement ces ailes,
Elle devint inquiète, quelque chose l’embêtait.
Elle sentait bien que quelque chose avait changé,
Mais plus surprenant encore, elle n’avait pas…Rêvé…

Comme tous les matins, elle s’approcha d’une goutte de rosée
Pour faire sa toilette devant ce miroir improvisé.
La vue de son visage la troubla. Tout nouveau et parfait !
Ses pattes, son ventre et ses ailes n’avaient plus les mêmes reflets !
Pendant la nuit, la petite Luciole était devenue cristalline !
Ce qui la comblait n’était  pas seulement cette transformation,
Elle n’avait pas prêté à ce qui l’entoure, toute son attention,
Car depuis son réveil elle était bercée par une chanson.
Alors elle s’envola pour approcher la source harmonieuse,
Et tout son corps se mit à rayonner de lumières joyeuses…

La petite Luciole découvrit une jeune Indienne qui chantait...
Vers l’espace infini, ses paroles étaient transportées
A toutes les planètes, jusqu’à bercer la fleur apprivoisée
D’un petit garçon parti explorer les confins de l’Univers…
Délaissant son minuscule royaume stellaire
A la découverte d’un nouveau monde planétaire,
Ce petit garçon apprenait de merveilleuses histoires.
Sa course sur la Terre paraissait sans aucun sens, illusoire,
Mais il suivait une étoile dans le ciel, et ce n’était pas une comète…
C’était un tapis volant, une carpette
De laquelle dépassaient deux visages,
Qui fredonnaient ensemble un étrange message,
Dans lequel on pouvait entendre les mots rêve, et bleu…

Guidé par le choeur de Yasmine et d’Aladin,
C’est ainsi que ses pas le menèrent à l’orée d’un chemin
A la rencontre d’une jeune fille aux longs cheveux noirs,
Qui attendait ce moment, en  chantant près d’une rivière…
Un peu essoufflé et de marche lasse,
Le petit garçon aperçut Pocahontas…

Ils partagèrent de simples bonjours et ils s’observèrent...
Lui était blond comme le souvenir d’un champ de blés,
Elle était d’un jais luisant comme le ciel d’une nuit d’été
C’est ce qui les étonnait et animait leur conversation...

Mais quel était ce grondement tout à coup ?
C’était l’orage qui s’approchait et assombrissait tout sur son passage.
La petite indienne se leva très vite et fit signe au petit garçon de la suivre. Lui n’était pas inquiet, cette manifestation dans le ciel était pour lui un nouveau mystère à découvrir. Dans le noir de la forêt, déchiré par les éclairs éblouissants, la petite Luciole les suivit de plus en plus terrorisée.
Après un temps de marche forcée au milieu des arbres, Pocahontas se rendit compte qu’elle était perdue et ne retrouvait plus son village. C’est à ce moment que la petite Luciole fonçant tout droit pour échapper aux éclairs, les devança, vrombissante de toutes ses ailes en survitesse.

Ils la suivirent ne la quittant pas des yeux, et aperçurent enfin une lumière à la fenêtre d’une maison. C’était une vieille chaumière toute délabrée dont la porte s’ouvrit au bruit de leurs pas précipités.
Un vieil homme portant une longue barbe blanche apparut sur le seuil. Impassible, il les observa, pendant que Pocahontas faisait de même, mais avec un sentiment de crainte dans le regard.
Qui était ce personnage aux habits de magicien? Pocahontas se souvenait des recommandations de ses parents, elle ne devait pas approcher une maison habitée par un homme médecine très puissant. Mais ce vieillard était il Merlin ? Merlin le Mage ?
Ils n’échangèrent que peu de mots, Merlin, car c’était bien lui, d’un ton très rassurant les invita prestement à entrer et à s’asseoir aussi vite auprès du feu. Ce que fit sans discuter la petite indienne pour fuir les éclairs et le tonnerre, tirant par la main le petit garçon qui salua très poliment son hôte en souriant. Pour lui, les rencontres étaient toujours une source de connaissance.
Merlin avait gardé une main sur la poignée de la porte et continuait de les observer. Sa main libre lissait sa longue barbe.
Certes il attendait quelqu’un, mais il était surpris de les voir. Quelque chose clochait… Les forces de l’imaginaire, pourtant si précises, avaient omis un détail. Et pas le moindre….

Au dehors, il se passait quelque chose de terrifiant. L’Univers était très en colère… Un jugement apocalyptique avait condamné toutes les petites terres intérieures, les "En-Nous" et menaçait directement les êtres qui détenaient ces petites parcelles, les cultivaient chacun à sa manière. Cet orage extraordinaire était le premier persécutant.
Merlin savait ce qu’il convenait de faire, mais il était très intrigué.
Il ne devait rencontrer qu’un seul enfant…Et ce soir ils étaient deux…
La prophétie était elle erronée ? Merlin très perplexe s’installa à la table des préparations magistrales, se saisit d’un grand livre à la couverture de cuir rouge et l’ouvrit en son milieu. Il compulsa, tourna les immenses pages, sauta des chapitres, chercha pendant de longues minutes, mais manifestement, il ne trouvait pas la solution dans son vieux Grimoire.
Très silencieux sur son perchoir, le Grand Duc avait dressé ses aigrettes.
Il y avait dans la pièce une petite Luciole aux couleurs vives, et ça l’inquiétait.
Il n’osait pourtant prononcer un seul hou. Il ne voulait pas déranger Merlin qui avait négligemment posé son chapeau, à côté de lui sur la table aux épices et se tenait la tête entre les mains… Il réfléchissait maintenant…

Les enfants chuchotaient, prés de la cheminée dont les reflets des flammes pétillaient dans leurs yeux. Ils parlaient doucement tout en scrutant la pièce qui débordait d’étranges flacons couverts de poussière. Enfin, Merlin se redressa et recoiffa le chapeau sur sa tête. Il pensait avoir trouvé, mais il fallait faire vite…

Il ne restait qu’une solution d’influence, et Merlin l’imaginait de la dernière chance ...

A suivre...

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24 déc. 2007

Un petit conte en dévers…Contant des verres…

noel2007


Il faudrait arrêter de déclarer qu’il faille trucider le Père noël !
Un jour parmi 365 ! Est-ce trop ?
Pourquoi reprocher indirectement à un seul jour, le poids des 364 autres ?
N’arrive t’il pas d’avoir envie de souffler un peu de temps en temps ? De faire une trêve ?

Décorer la maison, préparer bienveillamment une surprise, sourire un peu plus dans la rue, et dans l’immeuble, adresser des souhaits de bonheur… N’est ce pas des instants gagnés sur les problèmes ? N’est ce pas un exemple à suivre ?
Mais célébrer autre chose que les bizarreries insolubles de la vie, on dirait que pour certains, c’est insurmontable, suffocant, morbide !

Et puis, qui a dit que Noël était indécent ? Que c’était le jour responsable des horribles massacres de millions d’animaux ! Que c’était la grande table du Ritz avec le pape pour y présider le repas ? Je veux bien entrer dans ce débat, mais je souhaite nuancer la mauvaise donne. Pour moi, ce n’est pas Noël qui est la mauvaise cause.

Ce que je trouve indécent, c’est que Noël ou pas Noël, le Monde n’aura pas beaucoup bougé après. Alors pourquoi se priver d’un instant de fête, de trêve, pour se faire et faire plaisir ? 

Ce que je trouve indécent, c’est toutes les dérives qui conduisent à vouloir faire détester Noël.

Cette fête est à la portée de tous. A la portée de tous les budgets pour tous ceux qui profitent de l’occasion trop belle de FAIRE  en sorte que les regards encore en pyjama et décontenancés par le manque de sommeil soient émerveillés au réveil. Je sais de quoi je parle, ces moments là je les ai vécus et je n’étais pas couvert de jouets futiles ou trop chers, seule comptait la découverte sous le sapin.  A un age où l'imaginaire est le fil conducteur, à un age où on vit beaucoup dans les images des contes de Fées,  les voir se réaliser hein !   

Le discours anti-Noël est toujours le même. Mais,
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire sans succomber aux tentations des marchands ?
L'intelligence ça nous sert à quoi?
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire MIEUX ? Est ce uniquement l’Argent, ou l’Eglise, qui dirigent Noël ?
L'imagination nous est elle fertile ?

La Magie a quitté l’esprit de certains ? Et bien bon voyage à la Magie ! Elle ira se faire imaginer ailleurs comme une grande ! Mais les détracteurs du jour férié, Noël,  n’ont pas compris qu’ils étaient eux, les proies adultes d’un système qui les ensorcelle et les broie ! Ce sont  eux les victimes du prendre-prise ( par opposition au lâcher-prise). Ben oui, la force du mental permet normalement de se détourner des fonctions qui nous obsèdent. Surtout celles qui n’ont pas un caractère obligatoire et qui émergent de notre inconscient. Alors s’ils focalisent sur le  mal de Noël, c’est à eux de gérer ce mal qui les obsède.
Ce que moi je veux gérer,  c’est cette fête qui est le symbole de la fête familiale, de la trêve et de la Paix pour l’Humanité. Et pour l’éternité encore!
Pour l’éternité des suivants s’entend, car, je le rappelle,  notre temps sur terre est compté avec une horloge qui accélère les regrets de plus en plus, à l’approche de la ligne d’arrivée. Et cette horloge là, c’est pas le Père Noël qui l’apporte…

Bref, Noël… Le vrai… La fête… La vraie… Les sourires… Les contes de Noël…
Et maintenant mon petit conte à offrir…

Titre:   Verres à pied de tous pays ! Enlevez vous les pieds du fût !
(Oui je sais ça part mal ! Mais j’ai envie de rire un peu et pour une fois je vais écrire en prose et en verres…à pied !)

Ça démarre :
20 h 00 GMT…
Sur la table, l’alignement des verres était parfait et les rangs de cette troupe étaient brillamment exposés.
Fièrement, les plus grands verres à pied se tenaient prêts aux provisions d’eau potable, et sur la gauche de chacun d’eux, se tenaient les cadets de Bourgogne et de Bordeaux. Dans leur livrée immaculée, les cadets se dressaient eux aussi, campés bien droits en signe de fidélité aux arômes qu’ils allaient accueillir. (Ah les braves petits !)

22 h 30 GMT…
L’attaque fut fulgurante, l’empoignade dévastatrice. Il n’avait fallut attendre que quelques minutes pour que les rangs soient découverts de toute unité. Les cadets souffrirent mille outrages. Traces de gras, rouges à lèvres, empreintes de doigts, des souillures qu’ils avaient supportées de leurs agresseurs sans pitié. Empêtrés dans leur dignité, les défenses des verres furent maladroites, quasi inexistantes. Certains avaient été meurtris par les coups que frappèrent aveuglément les lames de couteaux faisant tinter leurs habits de cristal au rythme de stridentes clameurs insupportables. Jusqu’à ces heurts terribles qui les avaient choqués horriblement les uns contre les autres.
La bataille ne fut que rage sans merci, et lorsque le calme suivit l’incroyable charge, beaucoup des verres gisaient ventre à terre. Le rouge sang vidé, étalé sur la table en des tâches impossible à nettoyer.
D’autres avaient eu moins de chance… Quelques corps brisés ne laissaient plus que des pieds jonchant la nappe…Ou pris dedans...
Seuls, debout sur la table de bataille, quelques grands frères avaient gardé une apparence vive. Leur taille, et leur contenu assurément, avait permis une défiance de leurs ennemis mangeurs et maintenant avinés, repus.
Water l’eau était la victoire des survivants.
Austère lie était décidément la déroute des cadets aimés des soucis.
Ce réveillon auquel ils avaient participé sans faille, sonnerait encore longtemps comme une « des fêtes » des plus destructrice et humiliante.

Soir, aux environs d’un GMT plus très à l’heure…
L’alignement était vraiment défait et les rangs de la troupe, complètement explosés.
Les coupes fraîchement arrivées étaient pleines… Au frémissement des bulles, la dernière charge se préparait…

Le lendemain…Sur une autre échelle du temps…
Le Père Noël qui avait bloqué sa descente au milieu de la cheminée et attendu que le silence prenne position dans la grande salle, apparut enfin. A la vue de la scène qu'il scrutait dans les moindres détails, il déposa sa hotte, se gratta la tête à travers le bonnet, re-re-re-vérifia l'adresse et après un 'mouais mouais', un 'ho ho', et un 'hum hum' dans sa barbe, il déposa délicatement les paquets au pied du sapin. C'est alors qu'il entendit un râle dans son dos et se retourna vivement. Aie! Découvert !
Du fond de sa mémoire en lambeaux, l’œil de l’ivrogne torve était là qui LE regardait. Debout, en équilibre sur un pied, comme un verre, dans un sursaut inattendu le pré-comateux lâcha le dossier de la chaise sur laquelle il s’appuyait, tendit la main vers un des survivants encore debout sur la table et s’écroula lourdement. Le Père Noël l'écouta ronfler quelques instants et disparut sans plus s'en soucier. Son travail était plus important, plus urgent que de s'apitoyer vainement. En vin…

Epilogue…Je retrouve plus mon GMT !
Pour eux, en mémoire de tous ces verres courageux, cette petite prose, poésie laminaire dont il ressort quelques "verres". Au moins accorder cette dernière pensée pour la route à tous les verres innocents :
-Sans eux, les buveurs auraient pris directement de la bouteille. C’est ce qu’ils prennent toujours. Les Hommes ou les Vins qui n’ont plus de « vert » se font vieux…


Je vous embrasse, Joyeux Noël à tous  !!!!!

 

Mercy Christmas !

Modérez le trop ! Forcez le très ! Assurez le suffisant !
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28 oct. 2007

To eat or not to eat ? Voilà bien la question crâneuse!

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… Ici, tout est sombre dans les coulisses encombrées d’échafaudages compliqués à l’arrière du blog.

Au fond de mon repaire côté cour, j’observe côté jardin les rayonnages blancs sur lesquels j’entrepose les commentaires des visiteurs qui s’aventurent sur le derrière de la scène.

Vestale d’un monde virtuel, mon rôle ici est d’entretenir les enfeus déjà gorgés de ce que vous portez de plus humainement précieux : des pensées, des émotions  que vous déposez au fil des billets qui agissent sur vous comme les chants de sirènes.

Dans les rets astucieusement placés, certains visiteurs disparaissent rapidement, sans un bruit, rongés par l’oubli… Et un peu par moi aussi je l’avoue… C’est que ça doit manger une vestale, même dans le virtuel…

La seule différence avec une vraie cuisine, c’est qu’ici je ne dois pas laver les casseroles, en un clic tout est immédiatement propre. C’est beau et bien pratique le progrès…

Mais d’autres visiteurs plus audacieux, ou téméraires, se jouent des pièges, enjambent les filets, passent sous les tressages d’où ils se frayent un chemin, toujours le même, vers la sortie après s’être dépossédés de leurs mots… Alors je m’approche frénétiquement, retourne les mots dans tous les sens, les ouvre, les explore en dedans, les sens, les goûte, puis les installe délicatement sur les étagères, à côté des autres que je veille jalousement depuis longtemps…

A aucun moment, les visiteurs ne prêtent attention à mes yeux rouges dans le fond de la crypte ni ne suspectent le grand danger qui les menace à fréquenter ces lieux.

S’ils savaient pour certains…

S’ils avaient su…Pour les autres…

Ma nouvelle bobine de toiles arachnéennes bien assurée dans les mains, (Merci joli FAI !!!) je parviendrai encore à nourrir les entrailles de Canalblog, à forcer ses lèvres et à lui fourrer de force de nouvelles proies… Il me faut simplement attiser l’envie, préparer les sirènes que j’écaille toutes les semaines pour leur laisser une peau douce.

On est quel jour au fait ? Je demande ça, car les sirènes je ne dois plus les préparer le vendredi. Faut que j’arrête.
Faut que j’arrête car suite à un moment d’inattention le jour du poisson, elles se retrouvaient pleine de farine. Parfois c’était plus grave.
Mais ma petite Siréna à l’air d’apprécier sa nouvelle nageoire puisqu’elle a choisi l’option expression corporelle au sein de la chorale. Bon ! Je vais préparer la chauffeuse de cire… Ah ! Je la vois, elle est à côté de la friteuse !

Mais je parle je parle, et me dois de respectueusement vous laisser, car je crois bien que j’aperçois un visiteur ! Tiens je ne le connais pas celui là… Miam ! Il va cliquer…

PS : Merci à mon nouveau Fournisseur d’Accès Internet  (FAI)! On va bien manger s’amuser tous les deux :o)

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19 juin 2007

Gère honnis mots ! Viens, essuie les flèches !

Dans la continuité du conte de la petite Lampe d’ArlequiN, je propose aujourd’hui de vous faire découvrir qui pourrait se cacher dedans… Et tiens, pourquoi pas une gentille créature qui insufflerait à certaines personnes l’envie d’écrire autre chose que des propos dénigrant, autre chose que des textes aux phrases impures, autre chose que de bouleverser méchamment des innocents chez eux…

Le comment et pourquoi des personnes se délectent de mots coupant, allant jusqu’à tenter de détruire les petits talents que nous sommes, n’est pas ou difficilement supportable. S’ils savent eux d’où vient leur mal-être, alors reproduire sur des blogueurs le même schéma devient coupable.
Ces personnes associent leur tristesse ou leur malheur à ce qu’il est convenu d’appeler le déni de leurs propres échecs. Il faut fuir bien sûr leurs antres maléfiques, prenant les clics à notre cou et les claques de leurs mauvais coups sous le bras, mais ces êtres en souffrance s’écoulent lentement comme une flaque d’essence vers des espaces de liberté où ils incendient injustement des Bubble –Blogueurs tranquilles dans leur petit coin …
Bon, c’est vrai, c’est aussi ça le Net, d’un côté une majorité de gentils pas chiant, de l’autre une minorité de méchants emmerdant…Pfffffffff…
En écrivant cette dernière phrase je justifie hélas l’existence de ces volcans de colère qui viennent se frotter à leurs innocentes victimes comme un grattoir à la pointe d’une allumette pour les flammer… Mais quand même… Doit on installer dans la blogosphère des filtres anti haine tout le temps et à tous les bouts de champs que nous cultivons pour y faire pousser ce que nous aimons ?
Il y a des jours, franchement, je voudrais être une créature lampineuse !

Arlequin_lampe_001

Je voudrais être dans une lampe d’antan
Une toute petite aux couleurs de l’argent
Jolie, ronde, aux reflets polis patiemment
Avec une étole de verres scintillants…
Comme autant d’étoiles…

Je voudrais être un génie bienfaisant
Un très gentil pour y vivre dedans,
Un génie qui ne demanderait qu’à sortir
A la simple caresse ou frôlement d’un soupir...
Doux comme est un rêve dans les étoiles…

Pour tout arranger, tout améliorer,
Moi le génie, la Terre je la pacifierais
Je lui donnerais toutes les gloires
Les plus belles que rêvent nos mémoires...
Comme en un champ d’honneur au chant des étoiles…

Je ferais apparaître une épée gigantesque
Effilée, tissée d’éclats de diamants
Pour fendre les flots des tempêtes
Qui menacent de tout détruire en hurlant…
Comme les loups aux nuits sans aucune étoile…

Je voudrais être dans cette lampe maintenant
Posée, à peine cachée sur une table d’écrivant
Attendant qu’il la caresse vaguement,
Quand il ne mesure plus le temps…
Comme s’il rêvait la tête dans les étoiles…

Je sortirais alors dans un nuage de douceur
Et lui murmurerais à l’oreille :
    Laisse les tranquille,
    Soigne tes excès de bile
    Jamais tu n’auras le vrai pouvoir de détruire
    Change ta plume, dessine leur un sourire…
    Moi je me charge du reste
    T’inquiète, je vais faire du beau
    Mes doigts seront pleins de peinture
    Couverts de Terre et de Nature
    Comme les tiens sont pleins de sang,
    Quand épuisé et content,
    Tu t’allonges au pied de la toile...

Comme devant une œuvre qui doute de son maître,
Je regarderais ton commentaire pendant ton sommeil
Le caresserais amoureusement
Lui soufflerais un air divin, vivant
Pour lui donner la clarté des étoiles...
La clarté des…
La clarté des…
La Clar….T’aider… à nous aimer...

.

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08 juin 2007

La lampe d'ArlequiN...


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Caléfaction:
Phénomène physique par lequel une goutte d'eau jetée sur une plaque hyper chaude, reste soutenue en l'air sur le nuage de vapeur qu'elle émet... C'est beau la physique non? Moi j'aime bien ce mot et ce phénomène ;o)
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Parfois la pensée bouillonnante lévite les mots et les maintient à une étrange hauteur de compréhension…Sans plus aucune attache avec le réel complaisant du langage … Un peu comme la caléfaction soulève une goutte d’eau…Un peu comme la raison quand elle n'est  plus retenue et qu'elle se propage en lignes d'écriture un peu folle...


Sinon à part ça, je vais très bien je vous rassure... Quoique...Après avoir lu ce qui suit, je pense que mon conte est bon pour l'asile... (sourires)


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La Lampe d’ ArlequiN
(A moi conte ! De mots !)

 

C’est pourquoi il s’était jeté hors du tableau de son Maître et restait sur un banc pendant des heures.
Il n'avait plus supporté de vivre au crochet des murs… Mais ça, personne ne pouvait l’imaginer.

C’est sa curieuse silhouette que le gardien du Musée surveillait d’un œil inquiet. L’oeil du préposé aux Hautes Oeuvres tournait sans cesse dans son orbite éfroncément sourcillée, et le préposé boutondoré dans un uniforme lui conférant une allure fière, sans doute celle d’un général de trait, tournait lui, mais en sens contraire, autour du banc, cherchant à débusquer dans les méandres de son propre cerveau, la folle lie de son entendement…

Quelque chose perturbait le préposé inquiet…
Qui était donc cet étrange visiteur qui s’intégrait si bien dans la galerie des peintres surréalistes, jusqu’à y passer des heures ? Un voleur ?

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C’est ainsi que suite à une plainte en due forme et trois exemplaires, adressée à la police des Musées, je fis la connaissance de l’ « inquiétant » curieux personnage…

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Il était assis sur un banc et me sourit largement quand il vit que je m’approchais de lui… J’eus l’étrange impression qu’il m’attendait, tant son visage et ses yeux s’étaient illuminés. C'était un bon point de rencontre. Après les quelques paroles d’usage pour nous présenter, l’incohérence et la douceur de ses paroles finirent d’évacuer tous les soupçons de malveillance.

D’un petit dossier qu’il serrait contre lui, il m’offrit des images racontant toutes ses histoires, les racontant comme si elles avaient été peintes avec des pinceaux auxquels il devait certainement s’agripper quand on lui empruntait son échelle. Il me montra les toiles une à une sur les murs et m’expliqua ce qu’il avait découvert dans chacune d'elles. Mon étonnement allait grandissant de découvrir son savoir, et toutes ses explications me séduisaient doucement à mesure que je l'écoutais.

Il ne possédait plus les clefs de son royaume, il les avait perdues elles aussi, avec sa raison, mais la porte restait grande ouverte pour lui permettre de se promener. Il ne se souvenait pas non plus de ses parents. Seule la forme ronde de la Lune lui rappelait vaguement quelque chose quand elle venait lui souhaiter bonne nuit dans le ciel… Il m’expliqua que parfois elle ne pouvait venir, alors il s’angoissait et la cherchait partout dans le ciel, tournant sur lui-même pendant des heures sans pouvoir dormir…

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Dans le monde des fous j’erre, merveilleux végétal
Dans le monde des fous remis, je suis une Reine
Dans le monde des fous du Roi, je suis vous et moi,

Dans le monde des fous toi de moi,
Dans le monde des fous…

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Malgré mon enquête, jamais personne ne sut qui il était vraiment. Un doux fou, mais un fou d’où ? Son origine est restée secrète, d’un endroit que les fous taisent… Mais où parfois, j’aimerais bien le rejoindre si le flou dans lequel je m’étais dilué en conjectures n’avait pas aussi effacé les apparences. Lors de cet interrogatoire, un trouble m’avait envahi et diffusait une sensation de légèreté et de sérénité que je ne cherchais plus à contenir…Ni à expliquer d'ailleurs…

Le lendemain je me surpris donc à le rencontrer dans la même allée du Musée. Nous avions échangé un sourire et chacun d’un côté du banc nous nous étions immobilisés dans la contemplation des nouvelles Oeuvres qui étaient exposées, celles de Magritte que je décodais parfaitement  sans aucun effort. Le plus étonnant c’est que ça ne m’étonnait pas.

Tous les jours je venais m'asseoir sur le banc et le gardien du Musée très très intrigué tournait autour de moi, puis il allait voir mon compagnon, mais ça ne nous dérangeait pas… Lui, le préposé allègrement allègre, ça l’angoissait toujours autant manifestement, mais tout aussi  curieusement je sentais qu’il allait de mieux en mieux, je ne sais pas, une lumière nouvelle dans son regard… Peut être nous aborderait t’il un jour, il y a trois places sur notre banc…

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Juste avant la fermeture, nous passons toujours devant le banc d’autres habitués que surveille également notre gardien. Mais eux sont là pour lire et écrire toute la journée. Nous les appelons les « blogueurs » mais ne me demandez pas pourquoi. C’est chaque fois l’occasion de les saluer avant d’aller dormir sous les sourires de la Lune.

Ah oui je ne vous ai pas dit ! Ce soir elle sera douce comme un croissant…
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D'après le  thème "La conjecture du Fou" proposé par le site des Impromptus Littéraires...

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07 sept. 2006

Croque la Vie ! Même si elle paraît étonnante…

pomme_bleue_003

Extrait de la musique du film Forrest Gump

Je songeais à un autre Monde, à une autre Terre,
Où nous utilisions pour "polliniser" toutes les fleurs,
Une pensée qui ne soit pas d’essence végétale,
Mais une pensée... Inspirée du bleu des cieux…
Et la Nature nous offrait un fruit merveilleux !

Une pomme bleue !

Dans ce Monde mystérieux elle était…Un voeu...

 

 

Moralité à la menthe à l’eau :
On récolte toujours…
Et pas forcément des coups de bâton en retour…

Moralité citron :
Si on attend qu’elle tombe comme l’a fait Newton
L’ « habit au vent », on devient de la compote de Homme.
Pom pom pom poooomme !


Et moi j’inflorais un monde magique
Où habitaient des Fées magnifiques.


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23 août 2006

Joie on joue à...Pile ou face

pile_ou_face

J’avais un petit poisson qui s’appelait Rouge
Toute sa vie n’était que cabrioles …
Sur le ventre il était bien
Sur la tranche il l’était moins
Sur le dos c’était fini…


On décrit certaines choses comme étant semblables à notre vie
Pour nous c’est exactement pareil, on vit, on s’épuise et on meurt…
Notre Vie serait donc comme une pièce
Qui ne possèderait que trois façons
Pile, Face… Et la Tranche…


Mais il existe aussi un magnifique moment,
C’est la dimension qui vit avec notre temps…
Lancez la pièce en l’air…
Quand la pièce tournoie en reflétant des milliers de couleurs
Sa courbe ascendante illumine jusqu’au plafond…
Peu de gens peuvent le voir ou le sentir…
Et pourtant… Il suffit de se lancer aussi…

Alors dans la journée, quand j’achète des bonbons
Avec un sourire je ramasse la monnaie sans grande valeur
Et je place toutes ces pièces dans la poche de mon pantalon…
Quand vient la nuit, sans aucun bruit je sors de la maison
Je les lance en l’air en regardant les lumières qui apparaissent
Et tout comme Rouge, à la surface du ciel
Je fais une pirouette sur le coté,
Puis je m’allonge,
La Face…Pile devant les étoiles …

Et après je fouille dans l’herbe pendant des heures…
Ça se paye face contre terre un moment de bonheur…;o)


PS:
L'image? Oui l'image... C'est quoi le message?
Je ne sais pas trop en fait, peut être n'obtenons nous pas toujours l'effet escompté.
Qui sait ce qu'on peut obtenir quand on se lance à l'aveuglette?
Mais si vous avez une autre analyse... Je pense qu'elle sera bonne aussi...
Vala vala ....

Posté par amourpointcom à 19:54 - Contes - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juil. 2006

Manger un clown, c’est bon pour le rire !

serge_clown

Comme si les saisons duraient un temps très court, très très mobile,
Je reçois certains de vos textes comme le ferait une personne débordée
Qui se dépêche de cueillir et d’emporter tout ce qui passe à sa portée…
Cette personne n’a pas toujours le temps de s’arrêter,
Elle ne remplit pas son panier, il y en a trop à ramasser…

Elle fait des tas énormes un peu partout et elle revient pour tout compter,
Mais elle ne prend pas le temps de finir, déjà elle est repartie… Pressée…
Alors des fois elle se désespère, elle regarde au dessus de ses tas…
Il y a tant de choses encore à découvrir, et elle les aperçoit là bas…
Sa prière adressée au temps pour qu’il s’arrête est expédiée à toute vitesse,
Le signe de croix est encore dans sa main
Que la grande personne court sur le chemin,
Les yeux tout illuminés de ce qu’elle vient à nouveau d’observer…

Je crois que ces (mes ?) joues doivent être très rouges en fin de journée…

Il y a quelques mois, j’ai imaginé un conte sur le temps qui nous dépasse…
En voici un extrait, c’est l’histoire du Clown aux habits de bonbons…
(J’ai coupé et simplifié la lecture… Peut être aurai je un jour « le temps » de le finir pour le lire à mes petits enfants…)

Le temps de chausser mes lunettes… Voilà je suis prêt… Je vous raconte…

Il était donc une fois, un Clown qui connaissait une petite partie du Monde Enchanté…

Il y vit depuis des années à observer les étoiles, à jouer au Petit Prince de l’Univers dans lequel l'esprit et l'élévation l'emportent sur le bassement terrestre. Mais il arrive un moment où l'attraction ne suffit plus à retenir son âme dans l'atmosphère, là où les rêves de ce Clown se détachent et se cachent…

Hélas ! Au delà de la troposphère, dans cet infini parfois invisible, un Alien guette. Il profite de ce voyageur intrépide, mais isolé et fragile. Cet Alien a t’il un coeur, une âme, des envies, des peines?
Nul ne le sait ... Sauf peut être sa victime ... Mais un peu tard…

Et quand pour la première fois le Clown a enlevé son costume et a voulu se démaquiller, ce qu’il a vu dans la glace l’a effrayé… D'un regard dans ce miroir il a aperçu … L’Alien…
Mal rasé, peu présentable, il a pris une comète dans la figure !
Persuadé de le connaître, de l'avoir déjà vu ... Et pour cause !
L’Alien c’est lui !
Lui qui a pris le visage du Temps qui passe ! Et qui a bien vieilli…

Heureusement, la Guilde des Fées est sur le qui vive.

Les Fées ont perçu un affaiblissement dans le Monde Enchanté et ont envoyé un étrange communicateur sur la Terre, qui en arrivant trop vite a traversé une fenêtre et la faite exploser en petits bouts de verre…
Encore tremblant de cette peur, le Clown a observé cet objet en forme de pierre de toutes les couleurs, et lui a parlé longuement en racontant sa détresse…
Une voix lui a alors répondu…
Surpris, le Clown a lâché la pierre qui est très fragile quand elle parle et elle s’est cassée…

Alors c’est la panique dans la Guilde !
Vite vite vite ! Toutes les libellules et les Lucioles doivent retrouver cette personne,  a priori un Clown qui est très malheureux et qui manifestement connaît le Monde Enchanté……  Les Fées se tiennent prêtes… Elles attendront le retour des petites chercheuses…

[Une libellule est entrée dans une maison…]
[C’est maintenant le Clown qui raconte… Il a vu la petite créature…]

Une petite libellule est arrivée,
Etrange ! Je la surveille, très étonné…
Elle s’est posée un peu ici, là haut, là
Et maintenant elle marche en bas…
Ses petites ailes sont croisées dans son dos,
Elle se promène elle inspecte le « château »…
Au milieu des morceaux de verre
Elle est fatiguée mais elle persévère…
Ah ! Elle fait une grimace,
Quelque chose la tracasse…

 

Elle en fait le tour, c’est gigantesque !
Ce n’est pas courant, un peu grotesque,
Mais que font ses chaussures dans le living room ?
C’est un vrai cirque ici.. Mais oui ! C’est au Clown !!!

 

Elle a trouvé !!!
Elle est heureuse, elle vole de toutes ses ailes…
Elle vient vers moi toute vrombissante, elle pantelle
Elle n’a plus de souffle mais elle parle si vite
Je ne comprends rien, il faut qu’elle m’explique…
La promesse faite à Clochette sa grande Fée,
Le papillon qui était si beau mais qu’elle a laissé,
Trouver cet endroit où sont des pensées magiques…
Elle a une petite larme à ses yeux magnifiques
Elle est si rayonnante d’avoir trouvé, enfin !
C’est sa première mission de petit Lutin…

Un peu inquiet, je l’observe quand elle s’est calmée…
Elle est assise, les ailes autour de ses jambes repliées,
La tête posée sur les genoux. Je la sens exténuée…
Je ne peux la laisser repartir…La nuit est tombée…
Alors je me lève je marche de ci de là, les mains derrière le dos,
Il y aurait bien une solution…

Et si vous étiez la petite Libellule !
Au milieu des morceaux de la vitre (ou de l'écran…) que vous avez fracassé avec un communicateur Internet de toutes les couleurs ?
Vitre vitre vitre ! Je vous embrasse !

Reste à trouver qui est le Clown sur la photo…
Elle_Groggy et Carpofolo z’avez une idée ?

PS :
Manger un Clown…
Mais évitez les Clowns tristes,
Sont un peu salés…Les larmes certainement…

 

 

Posté par amourpointcom à 09:43 - Contes - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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