Amourpointcom

Amour, tendresse, raison. Ni haine ni déraison... Emotions, Vie du Présent

10 juil. 2006

Manger un clown, c’est bon pour le rire !

serge_clown

Comme si les saisons duraient un temps très court, très très mobile,
Je reçois certains de vos textes comme le ferait une personne débordée
Qui se dépêche de cueillir et d’emporter tout ce qui passe à sa portée…
Cette personne n’a pas toujours le temps de s’arrêter,
Elle ne remplit pas son panier, il y en a trop à ramasser…

Elle fait des tas énormes un peu partout et elle revient pour tout compter,
Mais elle ne prend pas le temps de finir, déjà elle est repartie… Pressée…
Alors des fois elle se désespère, elle regarde au dessus de ses tas…
Il y a tant de choses encore à découvrir, et elle les aperçoit là bas…
Sa prière adressée au temps pour qu’il s’arrête est expédiée à toute vitesse,
Le signe de croix est encore dans sa main
Que la grande personne court sur le chemin,
Les yeux tout illuminés de ce qu’elle vient à nouveau d’observer…

Je crois que ces (mes ?) joues doivent être très rouges en fin de journée…

Il y a quelques mois, j’ai imaginé un conte sur le temps qui nous dépasse…
En voici un extrait, c’est l’histoire du Clown aux habits de bonbons…
(J’ai coupé et simplifié la lecture… Peut être aurai je un jour « le temps » de le finir pour le lire à mes petits enfants…)

Le temps de chausser mes lunettes… Voilà je suis prêt… Je vous raconte…

Il était donc une fois, un Clown qui connaissait une petite partie du Monde Enchanté…

Il y vit depuis des années à observer les étoiles, à jouer au Petit Prince de l’Univers dans lequel l'esprit et l'élévation l'emportent sur le bassement terrestre. Mais il arrive un moment où l'attraction ne suffit plus à retenir son âme dans l'atmosphère, là où les rêves de ce Clown se détachent et se cachent…

Hélas ! Au delà de la troposphère, dans cet infini parfois invisible, un Alien guette. Il profite de ce voyageur intrépide, mais isolé et fragile. Cet Alien a t’il un coeur, une âme, des envies, des peines?
Nul ne le sait ... Sauf peut être sa victime ... Mais un peu tard…

Et quand pour la première fois le Clown a enlevé son costume et a voulu se démaquiller, ce qu’il a vu dans la glace l’a effrayé… D'un regard dans ce miroir il a aperçu … L’Alien…
Mal rasé, peu présentable, il a pris une comète dans la figure !
Persuadé de le connaître, de l'avoir déjà vu ... Et pour cause !
L’Alien c’est lui !
Lui qui a pris le visage du Temps qui passe ! Et qui a bien vieilli…

Heureusement, la Guilde des Fées est sur le qui vive.

Les Fées ont perçu un affaiblissement dans le Monde Enchanté et ont envoyé un étrange communicateur sur la Terre, qui en arrivant trop vite a traversé une fenêtre et la faite exploser en petits bouts de verre…
Encore tremblant de cette peur, le Clown a observé cet objet en forme de pierre de toutes les couleurs, et lui a parlé longuement en racontant sa détresse…
Une voix lui a alors répondu…
Surpris, le Clown a lâché la pierre qui est très fragile quand elle parle et elle s’est cassée…

Alors c’est la panique dans la Guilde !
Vite vite vite ! Toutes les libellules et les Lucioles doivent retrouver cette personne,  a priori un Clown qui est très malheureux et qui manifestement connaît le Monde Enchanté……  Les Fées se tiennent prêtes… Elles attendront le retour des petites chercheuses…

[Une libellule est entrée dans une maison…]
[C’est maintenant le Clown qui raconte… Il a vu la petite créature…]

Une petite libellule est arrivée,
Etrange ! Je la surveille, très étonné…
Elle s’est posée un peu ici, là haut, là
Et maintenant elle marche en bas…
Ses petites ailes sont croisées dans son dos,
Elle se promène elle inspecte le « château »…
Au milieu des morceaux de verre
Elle est fatiguée mais elle persévère…
Ah ! Elle fait une grimace,
Quelque chose la tracasse…

 

Elle en fait le tour, c’est gigantesque !
Ce n’est pas courant, un peu grotesque,
Mais que font ses chaussures dans le living room ?
C’est un vrai cirque ici.. Mais oui ! C’est au Clown !!!

 

Elle a trouvé !!!
Elle est heureuse, elle vole de toutes ses ailes…
Elle vient vers moi toute vrombissante, elle pantelle
Elle n’a plus de souffle mais elle parle si vite
Je ne comprends rien, il faut qu’elle m’explique…
La promesse faite à Clochette sa grande Fée,
Le papillon qui était si beau mais qu’elle a laissé,
Trouver cet endroit où sont des pensées magiques…
Elle a une petite larme à ses yeux magnifiques
Elle est si rayonnante d’avoir trouvé, enfin !
C’est sa première mission de petit Lutin…

Un peu inquiet, je l’observe quand elle s’est calmée…
Elle est assise, les ailes autour de ses jambes repliées,
La tête posée sur les genoux. Je la sens exténuée…
Je ne peux la laisser repartir…La nuit est tombée…
Alors je me lève je marche de ci de là, les mains derrière le dos,
Il y aurait bien une solution…

Et si vous étiez la petite Libellule !
Au milieu des morceaux de la vitre (ou de l'écran…) que vous avez fracassé avec un communicateur Internet de toutes les couleurs ?
Vitre vitre vitre ! Je vous embrasse !

Reste à trouver qui est le Clown sur la photo…
Elle_Groggy et Carpofolo z’avez une idée ?

PS :
Manger un Clown…
Mais évitez les Clowns tristes,
Sont un peu salés…Les larmes certainement…

 

 

Posté par amourpointcom à 09:43 - Contes - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janv. 2006

Eu égard au regard...

Avec tout le respect qu'il convient de témoigner à Monsieur Antoine de Saint Exupéry...
♥ RIH ♥
(Rest In Heart...)

gauche

… Pour les yeux.
Il avait fallu souffrir deux heures en pleine chaleur sur des routes creusées d’ornières que ce fichu véhicule tout terrain nous dépose au pied de la colline.
Le conservateur du Musée nous avait mandatés pour inspecter l’emplacement où devait, d’après lui, se trouver une ancienne chapelle probablement détruite par l’oubli. Une ancienne construction qui recélait peut être un trésor, un vitrail, qui s’il était encore intact, démontrait irréfutablement la présence dans la région, de la confrérie de la Rose Jaune au XVIieme siècle.
Deux nouvelles heures de marche et nous atteignîmes enfin le site. L’église était bien là, mais il n’en restait plus rien. Un seul pan de mur avait résisté au temps. Mais pas n’importe lequel, à notre grande surprise celui-ci portait dans ses pierres LA preuve espérée…
Très excités nous prîmes des photos par dizaines, et des mesures toutes consignées méticuleusement sur un carnet. Cette découverte allait faire grand bruit…
… L’essentiel est invisible…
Quelques jours plus tard, nous étions tous rassemblés dans le laboratoire du Musée. Le conservateur n’avait pas de mots. Il tournait et retournait fébrilement les photos dans tous les sens, les humant presque. Ses recherches depuis des années étaient enfin couronnées de succès.
…Qu’avec le cœur…
Je ne parvenais pas, malgré tout à m’associer à son émotion qui était née de sa passion.
Ma mission était terminée, mais mon chèque pourtant en poche je ne pouvais quitter la salle. Mes doigts déplaçaient doucement les photos éparpillées, d’un geste lent de la main.
Où était cette photo, la dernière que j’avais prise avant d’abandonner le site à l’entreprise qui viendrait immanquablement récupérer ce témoignage du passé ?
Quittant le musée, j’avais cette désagréable impression de marcher à reculons. Quel était ce détail insolite que je n’avais pas remarqué. Un détail insolite…mais lequel ?
Au volant de la voiture de location, mon regard fixait la route mais j’avais cette même impression. Celle de ne pas remarquer les petits détails que je laissais filer sur les cotés…
On ne voit bien…

Au milieu des dizaines de clichés éparpillés sur le bureau…Il y avait celui-ci…
fillette002


Serions nous aussi, insensibles au visible…

 

Posté par amourpointcom à 10:51 - Contes - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 déc. 2005

L'An gage demain...

Pour correspondre, la Nature est parfois une parfaite interprète.
Sans elle et ses fleurs, mon message était incompréhensible...
Je vous laisse juger par vous même ;)


amourpointcom2006_004

Et oui, elle approche...
C'est pour deux mains, ou trois ou quatre ou cinq...

Posté par amourpointcom à 06:16 - Contes - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 déc. 2005

Noël pour moi, ça conte...

nuitdenoel

les trois jeunes hommes se tenaient debout devant la grange, n’osant faire le moindre geste.

Chacun d'eux portait un présent dont l’un étincelait à la lune. Ils s’interrogeaient du regard et enfin se décidèrent à pousser doucement la porte. Immobiles sur le seuil, le cœur battant, ils immortalisaient la scène.
Faiblement éclairés par deux petites lampes à huile, un homme et une femme se tenaient de chaque coté d’une mangeoire dans laquelle dormait un enfant tout nu sur la paille, le corps simplement couvert d’un lange blanc. Au fond de l’étable, ils distinguaient à peine une vache et un petit âne gris.
Dans le mouvement qu’ils firent pour s’approcher, le frottement de leurs amples vêtements soyeux alerta la femme qui s’empara de l’enfant et le serra contre elle pendant que l’homme s’était levé d’un bond et se saisissait d’un bâton. Aussitôt les trois intrus s’agenouillèrent et l’un d'eux fit un signe de paix avec sa main et déclara très vite :
- Nous vous en prions, ne soyez pas effrayés. Nous ne voulons aucun mal à l’enfant ! Notre voyage a été très long pour vous rencontrer…
Et il raconta le mois passé à traverser le désert, conduits par la Prophétie, jusqu’à cette modeste étable de Bethléem. Si ce n’était le signe invisible dans le ciel, tout concordait. Pendant qu’il parlait, la femme avait relâché un peu son étreinte et le lange couvrant l’enfant s’ouvrit en dévoilant son corps…
- ...
- Mais… C’est une petite fille ! Déclara l’homme le plus proche de l’enfant.
- Oui, dit très émue la maman. Je vous présente Marie…
L’homme interloqué resta silencieux quelques secondes, puis se tourna vivement vers son compagnon qui se tenait à sa droite.
- Avec tes conneries Melchior, de nous presser tout le temps ! ON EST TROP TOT ! Tu comprends ça ? TROP TOT ! Pardonne moi, mais des fois tu fais vraiment chier Melchior…!

Et voilà… C’était ma Bénédiction Ubu et Tordue… Je vous souhaite plein d’Amour en cette journée…


viergeenfant




Mais avant de vous laisser à vos familles, je voudrais vous montrer une dernière petite chose... Elle est là, bien visible sur cette image...
Bien plus précieux que la myrrhe ou l'encens ou l'or, les enfants recoivent un présent merveilleux le jour de leur naissance.
Offert par le Roi et la Reine Mage, c'est... La Vie...
Je crois qu'on peut les fêter aussi...




Posté par amourpointcom à 11:58 - Contes - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 déc. 2005

Ange Gardien

yeratelbleu01



muo7eklh1


Nous avons tous un Ange gardien...

Tu peux cliquer sur cet Ange pour l'apprendre...



Je te donne le nom de celui qui t'accompagne tous les jours...
Sa foi est en toi, il te guide et t'aime sans attendre de retour...
Tu peux t'adresser à lui, et tu dois le faire, à chaque moment de ta vie...


Tu ne le sens pas, mais il est toujours présent...
Il est parfois avec d’autres Anges,
Venus comme lui des nuages...
Ne sens tu pas confusément,
Qu’ils sont là, silencieusement ?

Quand tout dort dans la maison; tu es seul(e), tu le crois…
Et, cependant, fermant leur bouche de leur doigt,
Derrière toi, tandis que tes lectures t’enjôlent,
Les Anges souriants se penchent sur ton épaule...

Je me tiens avec eux en riant… Nos ailes te frôlent…

Oui, je suis avec eux ce soir... Pour veiller sur tes rêves...
J'attends que ton souffle et ton coeur s’apaisent,
Le drap fermement remonté jusqu'à ton visage...

Je m'approche tout près,  tes yeux sont clos.
A ce moment je sais que commencent tes rêves,
Car ton visage s'est illuminé d'un sourire...

Bonne nuit...


Merci à l'inspiration de Victor Hugo...
Ces quatre vers sont cités de mémoire...

 

Posté par amourpointcom à 00:49 - Contes - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 nov. 2005

Le petit mouton... Tiens ?

Hier j’étais à 1000 pieds au dessus de la Terre…
...
J’ai scruté le dessus des nuages pour… L’apercevoir…
A un moment, il m’a semblé voir…
Mais je n’en suis pas sûr.

Près du hublot, comme un enfant émerveillé,
Je n’ai même pas vu l’hôtesse venue me réveiller.
Pendant tout le vol, j’ai dormi.
Mais ma pensée n’était pas seule dans ce rêve…
Non... Pas seule...

mouton


A votre tour d’aller au lit,
Mais avant, faites ceci :
Sans bruit, posez vos doigts sur une fleur pleine de rosée,
Et dessinez sur la fenêtre un petit hublot tout rond,
Avec un joli nuage. C’est facile ! C’est comme… Un petit mouton…


Ce soir, c'est vous qui le gardez…  Bonne nuit !


Posté par amourpointcom à 00:24 - Contes - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Page précédente  1  2