Amourpointcom

Amour, tendresse, raison. Ni haine ni déraison... Emotions, Vie du Présent

22 mai 2008

Viens me retrouver…

julie_2008_002

Je t’aime…

Et si c’était toi
Ton regard sur moi
L’éclair de ton rire,
Le mystère de ton visage
La vague qui tourne mes mots…
…Un peu…

Et si c’était moi
Mes yeux sans toi
Ma bouche qui se tait
Mon visage qui se fige
Mon cœur qui se vide de tous les mots…
…Beaucoup…

Et si c’était là bas
Le regard mourant
L’éclair qui se fige
Le mystère qui se tait
Le cœur sans vie qui brise les mots…
…A la folie…

Et si tu étais près de moi
Tes yeux de mon regard
Ta bouche de ma bouche
Ton visage de mon visage
Ton cœur qui tourne au cœur de mes mots…

Je t’aime beaucoup de tout
Pas un peu à la folie
Je t’aime ma chérie
Aujourd’hui plus que tout…

Joyeux anniversaire

Papa

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15 mai 2008

Petit à petit, mot-à-mot fait sa vie...

     Toutes les îles d’un archipel sont d’origine volcanique et sont reliées entre-elles par un gigantesque réseau sous marin. Toutes ces pointes de terre dépassent de la surface de notre planète, devenue au fil des temps un immense cratère noyé par la mer et inondé par les océans. Sous chacune des îles palpite la même artère, dans laquelle circule la même lave.

Il en est de même pour les humains. Ils sont les îlots mobiles d’un archipel à la surface du Globe et partagent la même veine émotionnelle qui les nourrit … Il en est de même du Blog où des écrivants diffusent, fusionnent leurs émotions, les propulsant vers le plus haut du ciel avant qu’elles ne retombent pour créer une terre.

Ainsi, à l’instar des explosions éruptives, du plus grand Tambora dévastateur jusqu’à la plus insignifiante fumerolle, les différences dans l’expression écrite ne doivent pas nous faire oublier que l’envie d’expulser ce qui brûle est la même. C’est pourquoi aujourd’hui je vais laisser la place à un IL, petit geyser comme il y en a tant, bloqué par un gros rocher confus mais lourdement posé en plein sur sa patate.

julie_2008_001


La douleur viendra le moment venu, à ce moment qu’elle aura choisi, disait-il…
Il ne pouvait pas l’empêcher de venir et s’était préparé depuis longtemps à l’accueillir.
Pendant de longues années passées à ne rien refuser à cette peine profonde, il avait appris à reconnaître sa venue… Tous les ans à la même époque…
Et c’était définitivement aujourd’hui.

Il l’avait vu dans son propre regard un peu trop longtemps attardé sur l’image que lui reflétait son miroir et où le visage d’une petite fille prenait la place du sien. Seules la blondeur des cheveux et la couleur des yeux étaient différentes. S'attardant plus encore devant le reflet, il avait ressenti la chaleur et la douceur de son petit corps contre le sien, porté tendrement dans un enveloppement des bras.

Peut être tentait il de s’en souvenir... Peut être en était il sincèrement convaincu. Il l’était sans doute, il le voyait dans cette image, mais alors pourquoi était-ce si difficile cette fois ? Pourquoi ?
En partie à cause de la dépendance de plus en plus grande dans laquelle il était de ses sentiments, pensa t’il, en partie à cause d’éléments extérieurs comme le déclin de la Terre.
Puis il y avait ce regain de tristesse pour tous ceux dans le monde qui souffrent de l’abandon de toute compassion humaine.
Puis il y avait ce sentiment de dégoût, confus et laid, pour tous ceux qui en étaient les responsables, tous ceux qui étaient coupables à ses yeux de plus en plus voilés dans un tourbillon pénible d’émotions négatives.

Toutes ces choses mises ensemble, avaient une manière bien à elles de brouiller ses  pensées, de faire paraître noires et  douteuses les choses les plus colorées et les plus nettes.

Quand sa vue se brouilla trop, il se prépara un café et sortit sur la terrasse.
Des yeux il chercha ne serait ce qu’un bout de l’horizon du monde, mais il avait disparu. Accoudé à la rambarde il se laissa aller…Et ferma les yeux… La douleur s’engouffra en lui et se propagea jusque dans ses larmes…
Il le fallait, pour être heureux dans quelques jours…

 PS : Ça va aller maintenant, il était juste nécessaire que je l’exprime ici, sur son blog…

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01 oct. 2007

Au revoir à deux mains…

marcel_marceau_002

Ils sont partis, et Bip et Marcel…
Marcel Marceau… Mon autre Petit Prince…

Je suis triste, car j’ai toujours le souvenir de merveilleuses émotions qui m’ont ému du cœur jusqu’à la gorge, sans plus aucune force ni pouvoir de leur résister…  
J'ai toujours le souvenir d’une présence amie, qui à chacune de ses apparitions, prenait son envol dans l’imaginaire et me tendait ses mains pour l’accompagner… Marcel Marceau me montrait les larmes et les sourires, les dessinait dans l’air avec ses mains qui tenaient une fleur…

Un Homme-Artiste tel que lui, a fait l’unanimité dans toutes les publications qui honorent aujourd’hui la mémoire de son passé, dévoilent ses souffrances de guerre, fêtent sa générosité de cœur et son amour pour un art étrange destiné à tous ceux qui  peuvent voir avec leur coeur, sans entendre un seul mot...

J’ai ressenti le besoin de le revoir vivre, bouger, me faire rêver, mais pas sur la scène, non ça c’est que pour moi, mais dans la vidéo ci-dessous où j’avais adoré les nombreuses expressions de son visage qui accentuent ses paroles. Ce qui m’avait le plus touché à l’époque, c’était son attitude devant l’intervieweur.
Remarquez comment ses bras sont croisés sur la poitrine. Des psychologues affirment que c’est une position de défense, c'était peut être ça, mais là, devant mon regard à l’affût de ses moindres expressions  j’avais ressenti autre chose. J’avais ressenti qu’il voulait empêcher à ses mains de parler pour lui…
A la fin du reportage, Marcel Marceau donne la traduction de la poésie du mime avec de vrais mots…Ensuite, de ses mains il nous adresse un message.
Beaucoup plus qu’un au revoir… Une transmission de pensée…
Et pas n’importe laquelle…

 


Marcel Marceau
envoyé par mimomagic


Voici maintenant, un texte très court que j’ai composé il y a un an, et présenté comme un hommage de tendresse pour répondre au thème « Les messages du répondeur téléphonique... » (Les Impromptus Littéraires)

...


Bip

-Alors ? Tu as réussi à le joindre ?
-Non… Je pense que c’était son répondeur, mais avec les mimes comment vraiment savoir…

Bip, le personnage que Marcel Marceau animait avec ses plus beaux gestes.
Aujourd’hui il ne répondra plus, et mon message est devenu bien trop silencieux.

Mais pour ne pas rester sur une note triste, je vous propose une deuxième vidéo. Celle de deux talents qui ont utilisé l’art du mime pour jouer et rire.
Des enfants de Marcel Marceau ?
Oui, comme il y en a partout dans le monde qu’il a su fédérer de ses deux mains !

 


Les Taloche J'ai encore raiver d'elle.
envoyé par -7-


Cette deuxième vidéo pour affirmer encore, que s’il demande beaucoup de technique, le mime est un art de la communication, et que cet art traversera toutes les époques…Et toutes les émotions…

Mais à une condition dans le cas des émotions sincères.
Comme le disait Marcel Marceau, le mime est une projection de l’âme…

Donc, pour communiquer parfaitement nos émotions sincères à une personne, nous devons être… (Trois petits points…) ?

Marcel Marceau connaissait la réponse à cette question…
Et je sais à qui il va la confier…
Oui... Ça  je  l'ai toujours imaginé...

Bip…………………………………..
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22 mai 2007

Pourquoi es tu partie...?

julie_2007

Tu es partie... Mais pour combien de temps encore ?
Tu es partie... Et j’ai beaucoup pleuré sans aucun effort,
Me laissant aller à la peine en maudissant le mauvais sort,
Jusqu’à ce que le temps m’apporte lentement un réconfort…

Quand tu es partie j’ai tout imaginé pour te voir,
L’éclipse totale du soleil, pour un immense noir,
La couche d’orage grise pour atténuer le ciel,
Les averses de pluies, pour noyer les miennes…

Il a pris tout mon temps le temps, mais il m’a toujours guidé
Par des escarpements parfois difficiles qu’il me fallait surmonter,
Par delà des horizons que je ne voulais plus regarder,
Jusqu’à ce que mes yeux se découvrent, pour de nouveau espérer.

Et puis tendrement, quelque chose est né
Un sentiment d’hypersensibilité incontrôlée,
Comme si
du ciel, j’avais reçu un message
Qui me poussait à écrire et à créer des images…

Il suffit parfois d’un dessin pour se lancer,
Une petite fille toute en bleu sur un coté
Pour que les sentiments se dévoilent sans arrêt…

Quand le comble du malheur est assagi,
Quand enfin la douleur se guérit,
Quand le regard des larmes s’éclaircit
Quand les lèvres qui s’en imprègnent sourient,
La tristesse laisse la place à une véritable envie…

C’est pour cela que la mort n’est plus la même,
Pour tous ceux qui libèrent leur peine…
Elle devient un point de rendez vous,
Un endroit inconnu certes, mais très doux,
Un endroit où nos bras qu’on entraîne à serrer
Des milliers de choses qu’on se plaît à aimer,
Se refermeront bientôt, avec encore plus de tendresse
Sur une personne chérie à qui on pense sans cesse…

Plus j’avance dans la vie, plus je me rapproche...
Plus je sais que tu es proche, plus je suis fort…
De chacun de mes mots s’inspire une forte volonté,
Celle toujours présente, que le plus beau c’est…Aimer…

Toutes ces longues années qui me refusent l’oubli,
Sont le possible d’une mission secrète pour animer ma vie…
Plus j’aimerai ici bas, plus je t’aimerai toi ma petite Julie…

Je t’aime ma chérie, mais pas encore assez…
Pas encore assez…
Joyeux anniversaire ma chérie,

Papa


...

Musique Maestro...!


L’extrait musical que vous pouvez écouter est « Nessum Dorma » interprété par Luciano Pavarotti. Il n’est pas la meilleure voix que je connaisse, j’ai une grande préférence chaleureuse pour Placido Domingo. Mais dans la version  que je propose ici, il y a les chœurs…
« Nessum Dorma » est le final de Turando, une fable chinoise dont le plus belle version est un opéra de Giacomo Puccini qui est mort avant d’avoir pu terminer sa partition… Partition inachevée…

Je me souviens d’avoir lu que  lors de la première de cet opéra recomposé, et donc finalement achevé, le chef d’orchestre en pleine représentation déposa sa baguette, se tourna vers le public et très ému déclara:
« C’est sur cette note que le Maestro est mort »…
Parfois, au cours de nos petites vies, un simple résultat d’analyse médicale, une petite note de papier nous rappelle que tout s’achèvera un jour Partition d’humilité…

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19 mai 2007

Tournent les Ailes du vent...

C’est bientôt l’anniversaire d’une petite fille…
Je pense beaucoup à elle, un peu triste aussi de voir que notre monde n’a pas encore la capacité de vivre en Paix… Parfois on se sent désemparé et un peu las de tous les gestes sans réelle efficacité qui sont comme des coups de lance dans l’eau… Ou dans des ailes de moulin…

don_quichote_001

 

Avant de fêter cet anniversaire je voudrais vous raconter une histoire... L'histoire d'un "il" qui vit peut être encore de nos jours... Je pense que oui, mais on ne peut jamais rien affirmer quand on raconte des histoires...

Il « croivait » qu’avec deux bouts de bois il pouvait défaire des chars blindés… Ce n’était pas du tout un jeu pour lui, il « croivait » sincèrement que quelque chose dans son monde pouvait s'améliorer… Mais ce n’était pas facile avec deux bouts de bois, de faire ou d’écrire qu’il y a mieux que toutes les peines et les fureurs …

Durant sa  vie, il montra bien des courages pour sauver beaucoup de gens d’une mort certaine, il en assista des centaines un peu partout dans les mondes en détresse. Bravant les moulins des vents de tempête, sans jamais relâcher ses efforts… A chaque accalmie il se reposait et soufflait à son tour sur les ailes des moulins de l’amour, les étreignant de câlins au plus fort de leur vitesse à chaque tour…  Mais chaque fois tout recommençait, le ciel s’obscurcissait au loin pour alerter d'un danger qui l’appelait…

Et puis un jour, d’un ciel complètement noir, une tempête gigantesque survint, se dressant comme une vague cruelle à l’écume de sang, lui enlevant injustement ce à quoi il tenait le plus, son bébé qu’il aimait à en mourir d’un côté de la Terre, quand de l’autre il y avait toujours la guerre. Cette tempête eut raison de lui,  il vacilla tout doucement, puis il s'abattit très lourdement comme la lance devenue épuisante est lâchée par un vieux chevalier qui tient à peine sur sa flageolante haridelle…

Il tomba pour ne plus jamais se redresser…
Sur sa tombe vous ne trouverez pas grand-chose, juste ses deux petits bouts de bois croisés. Il y a aussi deux dates que sépare un petit trait. Une simple encoche rapidement ciselée pour raconter sa vie qui elle aussi, était passée… D’un trait… Mais cela suffisait certainement à le contenter car les deux dates enserraient ce petit trait comme le feraient deux mains pour un câlin éternel…

Il se fut appelé Don Quichotte, tant il combattit les moulins de haine qui tourneront encore longtemps au dessus de son corps enfoui dans cette terre qu'il avait tant aimée. Avant son dernier souffle, il supplia humblement que son corps soit couché sur le côté et que ses mains soient placées sur ses oreilles pour ne plus entendre cette douleur qui le submergeait, pour ne plus rien percevoir d'autre, juste le visage de l'enfant qu'il n'avait pu protéger …
Cette disparition qui l’avait blessé à tort...
Quand il n'attendait qu'un peu de rêve encore…

C’est ainsi, dans cette posture figée, recroquevillé comme un enfant sur lui même, que ses dernières larmes ont gagné un peu de silence…

Ce fut sa seule victoire…

 

 

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15 avr. 2007

A table, il est l’heurt !


Se laissant glisser sur le fil de l'eau,
Funambule et Terreur sont sur un bateau.
Funambule tombe à l'eau.
Qui c’est qui reste ?


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(Croquemitaine et autres tortures mentales de soumission à l’autorité)

 Je sais bien que tout le monde s’amuse du croquemitaine.  Mais pour ma part, il m’a toujours gêné ce personnage, et je me souviens de lui quand il peuplait l'éducation des enfants…

 

Le croquemitaine qui fait peur est un artifice impalpable, mais parfaitement imaginable.
Avec force de cruauté il devient un instrument de terreur aux traumatismes incalculables, mais parfaitement décelés dans le mal-être des adultes modernes qui cèdent de plus en plus aux psychoses.
Dans l’humeur d’un adulte, ce qui est fait pour imposer, ou pire jouer, devient pour un enfant, un poison redoutable qui est comme un cube aux arêtes acérées tournant dans leur conscience aussi légère et fragile qu'une bulle de savon…

 

Le constat du croquemitaine dans les faits est implacable. L’ordre est toujours le même, du puissant, qui se veut encore plus puissant, vers les faibles pour les soumettre. Il s’agit d’une trahison cruelle, mais lâche puisque dirigée vers, ou contre un esprit innocent qui est le plus souvent en phase d’apprentissage.

Depuis toujours, depuis qu’il est né, l’Homme a cherché à se préserver des attaques extérieures, jusqu’à construire les plus hauts remparts. Et c’est enfin sécurisé, qu’il a imaginé les monstres de l’intérieur.
L’Homme a quitté une caverne pour créer des moules à gouffres de terreurs.
Chaque époque a vu naître des monstres pour asservir un peu plus à l'autorité. Monstres qui s’affaiblissaient à mesure que la transmission de leur pensée se fracassait sur une nouvelle création, qui prit un jour la forme extraordinaire d’un champignon merveilleux et atomique en déséquilibre sur le fil de la terreur.

Le croquemitaine d’antan s’accommode de beaux restes dans la société d’aujourd’hui…
Il s’est modernisé, il s’est transformé en une entité télévisée du 20 heures, qui raconte des histoires de monstres.
« Si tu manges pas ta soupe, j’allume la télé ! » Devrait on dire…

Toutes ces images, et ces pensées des adultes qui jouent avec la peur et la Terre, sont enregistrées dans la banque mémorielle de nos enfants, qui un jour…
Refuseront de manger notre soupe et n’auront plus peur…

Pourquoi ne pas dire tout simplement :
Te souviens tu de la fête des parents et du compliment que tu as rédigé ? Tu as vu le plaisir que j’ai eu quand tu me l’as offert… Et bien pour la soupe c’est pareil, c’est moi qui l’ai faite avec plein de bonheur pour te faire plaisir et ainsi qu’on se retrouve ensemble à la table de famille, qui est n’en doute pas, une vraie fête… Si tout le monde y croit…

 

PS : Billet inédit et inspiré d’un thème proposé par le site des Impromptus Littéraires…

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24 janv. 2007

Là bas, rien de nouveau…

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Je reçois de mauvaises nouvelles de la Terre. Les forces armées du « bien » intensifient leur présence sur des terres en guerre. Des familles fuient la terreur, à la recherche de pays qui pourraient les accueillir. A la recherche d’asiles pour fuir un monde de fous…

 

Les survivants des génocides humains portent un surnom terrible,

« Les Restes de l’Epée »…

 Quand on est un reste de l’épée, un débris de massacre,
La peur est le seul guide… On disparaît et on se cache…
Les silences des rescapés et de leurs descendants,
Leur fuite éperdue à travers le Monde,
Les dénégations farouches des gouvernements successifs,
Tout concourt au travestissement des actes fautifs.

 Le sang de vos ancêtres a nourri la terre
Pour la rendre plus forte, plus puissante
Et cette terre vous la revendiquez
Pour vous y installer et y vivre dans la paix,
Vous, les enfants souvenirs terrestres de l’épée.

 Il y a dans les media des petits sursauts, des réveils d’espoir
Qui apparaissent entre deux animations sportives dérisoires,
Autant dire qu’il n’y a rien pour réveiller l’Histoire.

On découvre parfois une info qui veut renouer avec le Passé,
Mais j’ai l’impression que les mots sont étouffés.
Tout ce qu’on lit, paraît sortir d’un vieux tiroir,
Un mouroir où l’Humanité range ses déboires.

 
C’est pourquoi quand je lis que mon pays ne peut pas accueillir ou aider ces populations malades de leur terre, j’ai le sentiment qu’à la place de ces familles qui abandonnent toutes leurs racines pour survivre, moi je serais bien content et soulagé de saisir une main tendue…

Mon bonheur de vivre sous un toit est il lié uniquement à celui d'être né du bon coté de la frontière ? Oui, c’est certain, j’avais une chance sur deux, mais je n’en ressens pas de honte ni de culpabilité… Sauf si cette main qui devait se tendre, servait uniquement à cacher mes yeux…
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08 déc. 2006

Désenfanté…

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La Vie elle est magique !
Nous le disons tous, elle est un vrai conte,
Une prodigieuse et très riche inspiratrice...
Elle en vaut la peine, malgré les peines...

Mais la Nature est capricieuse parfois,
Elle rechigne à donner l’indispensable...
Alors se déclare un mal sournois,
Un désordre maléfique et impensable…

Dans le nid patiemment construit
L’enfant paraît dans un nuage de bonheur...

Mais où disparaît toute la magie
Quand dans le berceau, l’enfant meurt ?

La Vie elle est comme ça, pleine de paradoxes insensés qui sont sans une même âme continue. Un jour elle est intense et enchantée, pleine de force, d’optimisme et de combativité, et une nuit elle vient pour tout détruire en profitant de notre absence quand nous sommes au sommet de nos rêves…
C’est une terrible leçon d’humilité, une soumission à l’insoutenable que des parents accueillent en une douleur infernale contre laquelle ils ne peuvent  rien, malgré les sentiments et les sciences des humains.

Je me souviens du couloir de l'hopital, et du premier message que m’avait confié un gentil pédiatre qui se tenait devant moi les bras ballants le long du corps.  Il m'a dit quelque chose comme:  "Le pire est inéluctable"...
C’est ainsi qu' à partir de cette abomination rendue possible,
entre deux hospitalisations, j’ai été poussé à faire de chaque instant de répit un grand moment de bonheur, une fabrique de souvenirs. Des bons, des beaux pour l’après… Quand chaque jour, intérieurement je faisais mes adieux…

Aujourd’hui c’est le Téléthon…
Pour l'AFM, mais aussi pour TOUTES les autres maladies génétiques.

C'est une manifestation de média qui compte encore bien des détracteurs, mais qui continue à me donner l’envie de devenir un lion vivant et affamé, un lion à l’instinct de survie sublimé par la générosité des DONS d’une partie de l’humanité qui insuffle l’espoir pour les autres enfants et parents du futur.

Il est trop tard
pour ceux qui se sont tapés la tête contre les murs en hurlant pour expulser ce que leur esprit venait d’enregistrer, mais tous les autres qui pleurent  maintenant ou qui pleureront dans l'avenir ont besoin d'une chance de contrer un mal génétique que la Nature insouciante laisse passer pour un calvaire…

Il  faut croire à cette chance,
Pour détruire cette pensée qui brûle le cœur des parents désemparés :

"Mon enfant, celui que j’ai aimé le plus au monde a-t-il souffert…?"

Ont ils souffert ces Enfants, ces Anges qui laissent un lit vide...?
D'autres souffriront ils...?


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15 nov. 2006

Tu m’as vue quand je te crois plus ?


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Ce qui me conduit dans ce billet c’est la force du regard que j’ai découverte dans cette image.
La force de ce qui s’en dégage…
Ici il n’est plus question d’écriture… Mais d’Amour et d'Enfance bafoués…

Ton regard…

J’ai toujours défendu les valeurs innocentes de l’enfance, qui sont un merveilleux cocon dans lequel j’ai préservé mes enfants de mon mieux. C’est vrai que j’aurais pu mieux faire, mais à l’époque, j’étais un autre, un peu moins instruit des particularités de la psychologie nécessaire pour accompagner leur éducation ou leur formation de futurs adultes.

J’ai déjà trouvé une bonne excuse,
Mais elle ne soutiendra rien face à ton regard…

Tous les enfants ne bénéficient pas de la même éducation, ne vivent pas les mêmes évènements, ne subissent pas les mêmes souffrances. Les horreurs de ce monde dans les média les frappent de plein fouet et ils assistent en spectateurs à ce que les autres humains et les enfants subissent en tant qu’acteurs. Cette réalité les rattrape au quotidien, une réalité forcenée et agressive, immonde et criminelle agissant comme un appel à refuser et à se révolter jusqu’à faire exploser le cocon qui les tient prisonnier. Prisonniers hors de la réalité qui entoure la bulle qui les protège.
Dans ce regard, comment ne pas faire un voyage qui dans une fulgurance, traverse toute l’Histoire de l’Humanité pour se placarder en force sur l’âme des spectateurs. Vous et moi…

Qu’est ce qu’on t’a fait petite fille ?
Que fait on de ton avenir ?

Nous tous, parents et familles
Vous tous, professionnels et politiques
Saisissons bien le regard de cette jeune fille
Saisissons le bien, allez allez un peu de courage
Saisissons le bien quand nous ne savons pas saisir sa main…

Ton regard a perdu toute innocence il est devenu accusateur.

Qui peut croire encore que les enfants sont incapables d’accuser tout le mal qui leur est fait ? Le mal qui leur est fait à eux et à leur futur puisque cette photo a été prise lors d’une manifestation pour la sauvegarde de notre, votre, leur planète.

La Paix est défigurée sur le masque de ton regard si dur.
La douce colombe a disparu… Assassinée...

Ces yeux ne sont plus ceux de l’enfance mais ceux d’un juge. Un juge qui n’a plus de peine, mais qui est devenu celui de l’application des sentences à l’encontre de tous les criminels.

Difficile de soutenir ton regard et de ne pas se sentir visé,
Le grime peint en rouge, tourne rond,

Mieux que l’avenir qui devrait t’appartenir.
La Paix aujourd’hui, comme la justice, brandit un glaive,

Deux lames acérées sorties de tes prunelles.

Je libère une colère légitime face à l’enfance que je devrais voir ici, mais qui a été volée. Je pense que nous devons tous nous sentir impliqués dans cette projection sans complaisance. Suivons ce regard, mais ne tournons pas la tête, c’est à nous qu’il est destiné…

Petite fille déjà trop grande,
Tu as grimé ton visage avec un signe de Paix
Mais dans tes yeux il y a une déclaration de guerre…
Au milieu des doutes de ton avenir trop sombre…
Dans tes yeux, plus jamais ne passera une ombre...

Un jour pourras tu nous pardonner ?
Le voudras tu, ou bien est il déjà trop tard?

paix_enfance_003

Elle a grimé son visage avec un signe de Paix
Mais dans ses yeux il y a la Guerre...

 Au milieu de tous les doutes de son avenir trop sombre
Dans son regard, plus jamais ne passera une ombre… De pitié…



Cliquer, fermer les yeux, écouter, réfléchir, ouvrir les yeux, regarder...

pacte_ecologique

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16 sept. 2006

Liberty Cherie… Une cherry dénoyautée en toute Liberté…


17 septembre 2006

Addenda sur mon billet...


Give me your tired, your poor,
(...)
I lift my Lamp beside the Golden Door ...

(Extrait du poème "The New Colossus" de Emma Lazarus.
Poème qui est gravé aux pieds salis d'un symbole... Plus très propre...)


titre_01

Cliquez sur ces quatre images pour visionner ou télécharger les diaporamas.

titre_02

titre_03

titre_04

 

L’animation que vous allez découvrir, est un constat peu amiable…
Ce constat est modérément athéiste et apolitique
Mais aussi, très profondément catastrophique…
Je préfère vous le dire avant de visionner les quatre montages.

De récentes images souvenirs, des déclarations martelées
Sur l’enclume de la haine,  m’ont exagérément troublé.
M’est venu l’envie de tout déballer sur mon ressentiment
Que notre Humanité est très mal engagée pour le moment…

Il s'en passe des choses dans notre monde, pas toutes vraiment belles...
Peut on toujours garder en soi  les mêmes pensées de bonheur éternel?

Juste quelques instants ne plus y croire, oublier toute sérénité
Pour rebondir plus tard avec les restes que nous laissera l’épée.
En espérant que la taille et l’estoc ne nous botteront pas à mort,
Espérer l’espoir que tout ne pourra disparaître… Pas encore.


La responsabilité de l’Avenir que nous avons en charge,
Devait être assumée par des actions généreuses et humanistes.

Est-il bientôt trop tard pour cette Humanité là ?
Encore quelques poches de pétrole à vider, et nous serons tous fixés…

Aurons nous une deuxième chance ?
C’est à chaque être humain de le vouloir… Un seul peut tout anéantir…

Les américains ne sont pas les seuls à préparer nos ruines !
Mais ils sont l’exemple confondant. Le visible… C’est pourquoi je les montre…

On aura beau blâmer et critiquer, que pouvons nous changer ?
Nous…

 


Je privélégie la diffusion en quatre parties inférieures à 1 méga-octets pour ne pas essouffler l’hébergeur Canalblog…
Le montage complet (3 Mo) est en cours de réalisation.


Appel:
Une version traduite en anglais est en projet.
Why? Biscotte ! On verra bien...
Mais étant donné que je n'improve qu'un petit little la littérature anglo-klaxonne j'ai peur d'improviser a lot beaucoup...

  


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