21 févr. 2006
M'aime pas! Peur

Je suis touché par la justesse de vos commentaires si personnels, qui explorent, parfois par une seule phrase, le thème si difficile de la conquête du meilleur pour soi. Je vais donc en faire une synthèse avant d’aborder les actions et gestes qui devraient aider à passer nos peines….
En introduction quelques extraits. Désolé pour la méthode, mais il faudrait un livre pour développer chacun de vos commentaires :
Comme le dit Claire, il est plus facile de voûter le dos que de le tenir droit. Le tenir droit demande un effort…. C’est le fameux coup de pied à l’âme pour fuir le confort de la peine, pour fuir les complaintes éternelles… DDA ajoute qu’une manifestation perverse de la peine est d’entraîner aussi les autres à l’accueillir. Wictoria nous adresse la part d’emphatie humaine qu’elle détache de toute compassion ou pitié qui seraient le fondement de la pire des aides. Zebu, en s’improvisant campeuse avec un sac à dos trop lourd, exprime ainsi sa ferme volonté de s’éloigner des chemins de peine pour une balade dans un monde plus serein, pour elle et les siens… Zibulinette est encore une fois la grande « oreille », celle qui écoute le cœur, voilà de quoi inspirer notre propre sens de l’ouie. Le petit soleil qui apparaît toujours au bon endroit et se lève toujours du bon coté nous rappelle l’existence de ce cadeau merveilleux qu’on a du mal à déballer, La Vie.
Quand Elle soulève des interrogations qui dévoilent sa sensibilité, comment ne pas tendre cette main qui saisit pour empêcher de tomber… Et tant pis si comme le dit Viola on trébuche sur les chemins de travers(e), la force étant d’aller où nous semble bon d’arriver, sans que l’enfer ne soit pavé de nos bonnes intentions…
Carpofolo est le garçon, si espiègle qu’il en est touchant de masculinité ayant vécue jusqu’à (tenter encore de ) vaincre certains ennemis et démons… Black Eagle me convie à aborder le thème de l’ego et du mental qui sont les auteurs et les acteurs de bon nombre de mauvaises partitions… Maya en appelle à la déprogrammation de l’enseignement funeste qui broie le noir du « qu’en as-tu fais de ta vie ? Qu’en fais tu ? ».
Ne manque que Flo dans cette intro. Son texte aborde plusieurs aspects réfléchis et sensés du cornélien en diable ou faustien en tragique que joue notre âme… je me resservirai de ses éléments de synthèses ;)
Nan’ : J’installe un bouton spécial pour que tu accèdes plus facilement à la zone commentaire :) Ta question frappe au cœur de l’ego, et je n’ai pas de « bonne réponse » à te donner, si ce n’est que de tendre la main pour moi est une recherche du bien même si le geste est spontané et sans calcul a priori. Où fouiller pour savoir ce que sous entend ce geste ?
Nous sommes tous le produit de conditionnements (famille, société, pays, culture..). Notre passé a construit notre personnalité et notre individualité. Individualité qui est démontrée dès la naissance par le caractère unique de notre « carte » ADN jusqu’à celui de nos empreintes digitales.
Notre rapprochement de groupes de pensée est un besoin d’affirmation que nous ne sommes pas tout seul et que nous ne voulons pas l’être ou le rester.
Notre pensée est donc faite de conditionnements. Notre époque moderne nous entraîne à ne plus réfléchir parfaitement. Il faut que ça aille vite et bien pour soi, comme si on n’avait plus cette envie de prendre le temps pour s’occuper de soi.
Il y a ceux qui refuseront toujours une aide. Esprits forts qui croient pouvoir souffrir tout seuls et s’en sortir…
Il y a ceux qui ne pourront que chercher une aide dans leur entourage. S’en remettant tout entier à cette présence et larguant au passage la gestion de leur détresse. Les interlocuteurs de ceux là sont des éponges à peines… Eux se rendront malade de ces peines supplémentaires.
La pire des choses à faire est de se sacrifier, de s’oublier au profit de la famille ou des amis. Au risque d’en faire des assistés.
La société évolue et fait des êtres qui attendent trop une manifestation de l’entourage pour se décharger et surtout de n’avoir pas à lutter. C’est tellement reposant et réconfortant de transférer ses problèmes…
Et puis il y a tous les autres, ceux qui souffrent en peine…
De mes recherches et à partir des fondements de divers « penseurs » - au passage je dénonce la forme un peu trop compliquée ou trop parabolique de leurs expressions qui dans la conscience ou l’approche de notre soi nécessiterait une simplification pour que le véritable travail ne se perde pas dans la traduction, mais gagne en clarté pour s’approcher justement de la lumière de notre bonheur- de mes recherches donc et pour simplifier à l’essentiel je crois que les peines que nous nous infligeons naissent de peurs inconscientes ou non, peurs alliées aux cinq poisons existentiels qui dirigent nos vies et les malmènent…
L’attachement, La colère, l’ignorance, l’orgueil et la jalousie…
Je développerai plus tard, de mon mieux, chacun de ces pièges à bonheur que décrivent entre autres les tibétains et certains psychologues…
La Peur de la foule, des araignées, des requins…, est le souvenir désagréable que nous cherchons toujours à fuir jusqu’à cette peur de la mort qui motive une grande part de notre comportement dans la vie.
La Peur est basée principalement sur l’ignorance. Elle crée des blocages et anéantit bien des espérances. Pour désespérances…
Pourquoi avoir peur des araignées ? Sont elles si dangereuses pour notre vie ? Savons nous ce qu’est leur vie et quels pièges magnifiques elles sont capables de créer pour vivre ? Ne sont elles pas parfaitement intégrées dans un système ? L’idéal serait de visualiser cet animal en étant soi même au calme et de le dessiner ensuite, par la force de la volonté, de sa propre volonté.
Comme le dit Claire, il est plus facile de voûter le dos que de le tenir droit. Le tenir droit demande un effort… Et même si en montant au plus prés de la lumière on découvre en soi des zones d’ombre, l’important c’est de monter toujours…
Les peurs nous les aurons toujours… Mais nous pouvons faire en sorte que ces peurs ne dirigent pas notre vie et qu’elles nous la pourrissent…
PS : J’ai fortement aimé les messages qui ont été échangés des uns vers les autres… à plusieurs, c’est mieux que tout seul…
18 févr. 2006
Donner quand ça va bien... Et quand s'en va bien...?

Secourir est ma nature
profonde. Je veux toujours aider quand je sens une détresse.
Le problème c’est que je ne
mesure jamais d’où, ni comment elle vient…
Pour rire je vous
raconte une histoire parfaitement inventée, mais qui montre bien mes maigres
facultés d’analyse…
Imaginez un enfant à la
sortie de l’école qui serait assis sur le trottoir en train de pleurer…
Je suis très très
pressé, mais tout ému, je lui pose la main (Celle du bon samaritain… ?) sur
l’épaule,
Et à petits mots je le
console…
Ta maman est juste un peu en
retard…
-C’est pas ça ! J’ai
plus de piles pour ma Gameboy… »
prophète adepte du bonheur à outrance… Dans cette
histoire il y a un imbécile décontenancé…
Qui est maintenant…
Parfaitement en retard… :-)
… ?
Pourquoi il faut des piles
dans une console de jeu,
Et accessoirement pourquoi,
quand on se sent bien,
On re-ssent en soi l’envie
d’aider son prochain…
Irrépressiblement…
Sachant que quand on est
heureux on fait le bonheur autour de soi, pourquoi ne fait on pas cet effort,
toujours, de passer outre nos peines ou de les transformer en les
minimisant ?
C’est quoi qu’on veut ?
Marcher toute notre vie courbé, habillé en noir jusqu’à notre dernier soupir
qui sera celui, enfin, d’une délivrance ?
Hum hum...
29 déc. 2005
ça va bien se passer DDA ! Tu vas voir...
Connaissez
vous DDA ?
Pas très
bien ?
DDA est une
âme « clavière », je veux dire par là qu’elle apparaît en nomade,
dispersant ça et là des petits mots qui animent nos blogs. Sa fidélité est
remarquée à ce point que naît une relation amicale par clavier interposé. Je
suis sincèrement touché de sa participation à notre jeu téléblogvisé dans lequel elle nous dévoile
ses goûts de la cuisine, elle qui nous avait déjà assuré de son bon goût pour
la lecture. (Voir à ce sujet ses interventions chez Laurence, la maman de
Biblioblog, et sa présence dans l’Univers Littéraire, où elle est une bonne
étoile !).
Ah
Oui ! Les fraises ! Je te laisse deviner DDA :)
C’est à
toi… Vas y… Avec tous mes remerciements…
Serge
Après avoir
mijoté la question toute la journée, voici ma poêlée de fraises pour continuer
à la suite de votre guide culinaire.
1 - La
gourmandise.
J'avoue
être gourmande. Mes rondeurs en font foi. J'aime vraiment les bonnes
choses sans qu'elles soient pour autant luxueuses ou très sophistiquées. Des
choses simples ont ma préférence. Une carotte juste sortie de terre et passée
sous l'eau, c'est divin !
2 -
Ce qui me fait craquer.
Le
chocolat, sous toutes ses formes.
Un beau
plateau de fromage.
Pour le
coup, vous ne m'entendez plus.
3 - Salé
ou sucré.
Petiote,
surtout sucré et en vieillissant (hélas), les deux. Les plats Salé-Sucré sont
un délice. J'adore les mélanges.
4 -
Adorer cuisiner.
Oui. Si
seulement j'avais une cuisine si prêtant un peu plus !
Et surtout
pour les autres. Là, c'est le super trip.
5 -
Une de mes spécialités.
Le gâteau
au yaourt agrémenté de pommes et surtout avec de la cannelle.
La grande
salade de riz pour les pique-niques, dosage à l'œil en fonction des couleurs.
Donc forcément taille XXXL.
6 -
Ce que je déteste
Les abats.
Une vraie dégoûtation. Je défaille littéralement à l'odeur des tripes.
Il y a
beaucoup de choses que je n'ai jamais goûté uniquement parce qu'elles n'étaient
pas belles.
Je mange
déjà avec les yeux.
7 -
Ce que j'aime
Un bon
repas avec ma famille, surtout s'il y a mes crevettes (ndr : mes nièces) ou une
tablée avec de très bons amis.
Ou
m'acheter des fruits lors de mes ballades et les grignoter en route, le nez en
l'air.
8 -
Le restaurant
Oui, dans
une salle non-fumeur, où l'on peut s'entendre discuter et où le voisin de la
table d'à coté n'écoute pas toute votreconversation. Brrr !
9 -
Un souvenir d'enfance
Pourquoi
juste un ??? Le coq au vin de ma grand-mère et tous les plats qu'elle
cuisinait. Mon grand regret est de n'avoir pas appris avec elle. J'ai perdu du
temps à savourer ce qu'elle préparait. Rien que les tartines et son chocolat du
goûter.
Le couscous
de mon père.
Les plats
de ma mère.
Le gâteau
au chocolat de ma belle-sœur qu'elle m'a fait rien que pour mon anniversaire, y
a 4 jours. Sa charlotte au chocolat ou celle à l'ananas.
Rien que de
m'en souvenir, je me pâme déjà.
Oui, je
sais, c'était juste UN souvenir.
10 -
J'adore
Cuisiner,
faire le marché rien que pour les couleurs, être tentée par tout (ou presque),
les cris des marchands pour attirer les chalands. Revenir chargée comme une
mule tout en croquant un radis ou un abricot en route....
Je voulais
faire court mais sur ce sujet, c'est carré(d'agneau)ment impossible.
Message du
cuistot. Pas de second service.
Bises…
DDA
09 nov. 2005
Il y a pensées et pensées
Je répare dans le texte ci-dessous, un mal fait des hommes de science,
Qui ont donné un genre à pétale, une masculine et singulière essence !

Donc ici, et pour vous, ce sera « Une pétale… ».
Mon âme est vagabonde…
Elle voit mille choses, c’est sa faconde.
Elle a imaginé que les vers de mes messages,
Cachaient des « pieds » préparant au voyage…
Avec des bottes magiques je les ai délicatement chaussés,
Et j’ai marché jusqu’à un petit jardin fleuri et très coloré.
Je me suis approché d’une mare bleue agitée par le vent provençal
Qui l’écumait en vagues, composées de pétales.
« Elles » s’élevaient en robes florales, pour aller au bal des étoiles.
Sur chacune, il y avait des mots inscrits avec une encre spéciale.
J’ai lu tous les mots jusqu’au calice. Un texte merveilleux.
Mes mains et mon âme en ont gardé le bleu très précieux.








