24 janv. 2007
Là bas, rien de nouveau…

Je reçois de mauvaises nouvelles de la Terre. Les forces armées du « bien » intensifient leur présence sur des terres en guerre. Des familles fuient la terreur, à la recherche de pays qui pourraient les accueillir. A la recherche d’asiles pour fuir un monde de fous…
Les survivants des génocides humains portent un surnom
terrible,
« Les Restes de l’Epée »…
La peur est le seul guide… On disparaît et on se cache…
Les silences des rescapés et de leurs descendants,
Leur fuite éperdue à travers le Monde,
Les dénégations farouches des gouvernements successifs,
Tout concourt au travestissement des actes fautifs.
Pour la rendre plus forte, plus puissante
Et cette terre vous la revendiquez
Pour vous y installer et y vivre dans la paix,
Vous, les enfants souvenirs terrestres de l’épée.
Qui apparaissent entre deux animations sportives dérisoires,
Autant dire qu’il n’y a rien pour réveiller l’Histoire.
On découvre parfois une info qui veut renouer avec le Passé,
Mais j’ai l’impression que les mots sont étouffés.
Tout ce qu’on lit, paraît sortir d’un vieux tiroir,
Un mouroir où l’Humanité range ses déboires.
C’est pourquoi quand je lis que mon pays ne peut pas
accueillir ou aider ces populations malades de leur terre, j’ai le sentiment
qu’à la place de ces familles qui abandonnent toutes leurs racines pour
survivre, moi je serais bien content et soulagé de saisir une main tendue…
Mon bonheur de vivre sous un toit est il lié uniquement à celui d'être né du bon coté de la
frontière ? Oui, c’est certain, j’avais une chance sur deux, mais je n’en
ressens pas de honte ni de culpabilité… Sauf si cette main qui devait se tendre,
servait uniquement à cacher mes yeux…
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13 janv. 2007
Rêves éveillez vous ! Le rêve éveil a sonné…

Pendant que
l’aube s’infiltre à longs traits de clarté
Et que se
dessinent les premières ombres de la journée,
Rien ne
bouge dans la chambre, si ce n’est la fine poussière
Qui s’élève
au jour, dans un ballet de lumière.
Fines
particules scintillantes qui s’activent et s’étirent,
Et qui dansent
libres et légères au soleil des sourires...
Et puis
elles disparaissent dans un clignement de paupières.
Le seul
spectateur a détourné son regard perdu dans les airs
Pour se
concentrer sur la main et le bras qui l’enserrent.
Avec des
gestes prudents, Il se dégage de l’emprisonnière,
Sans un
bruit, sans un souffle, Il repose la main sur le drap froissé,
Et à pas
silencieux, Il rejoint la farandole des danseuses affolées...
Immobile
dans la lumière du soleil, Il se laisse recouvrir,
Ressentant
la chaleur sur tout son corps jusqu’à s’éblouir.
Ainsi aveuglé,
Il tourne lentement son regard vers le lit,
Où Elle
apparaît dans une brume qui s’efface petit à petit…
Il pourrait
dessiner son visage, en un savant mélange
De toutes
les couleurs pâles et des blancs de l’exsangue,
Aux cernes
qui dévoilent un merveilleux échange
Et aux traits
reposés d’un visage qui sourit aux anges…
Elle n‘a
pas ouvert les yeux, Elle l’entend qui respire.
Elle sait
qu’Il la regarde faire semblant de dormir,
Mais dans
la confusion de cet instant du sommeil
Elle lutte
encore, se bat avec force contre le réveil…
Cette nuit
là, Elle veut la revendiquer, la faire sienne
Pour que le
souvenir de cette nuit de rêve lui appartienne…
Elle ouvre
enfin les yeux et le regarde dans le contre jour.
-Tu m’aimes
parce que nous avons fait l’Amour, dit Elle
-Mmmh mmmh…
-Tu m’aimes
parce que nous avons fait l’Amour ?
-Non… Je
t’aime parce qu’après la nuit, tu es tout jour…
Sourires… La
nuit a réveillé le jour… Comme toujours…
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