08 mai 2008
8 mai 1945…
Voici mon premier billet de mauvaise humeur.
Moi qui aime bien la photocomposition, je n'ai pas d'autre image à proposer que celle du Souvenir qui est normalement encore dans toutes les mémoires. Sinon c'est à désespérer...
Le 8 mai 1945 est la datation d’un champ de bataille où, arraché à la vie, chacun des corps mutilés
par la guerre s’est allongé dans un charnier pour être plusieurs à porter une croix, plus écrasante et plus lourde que le poids de la
guerre.
La guerre 39 45 est la dernière guerre totale qui ne s’est TOUJOURS PAS défendue d'avoir copié son horreur sur des anciennes folies toutes
aussi cruelles. Cette guerre était une nouvelle fois l'opportunité de combats dupliqués de l’infinie cruauté de la nature
humaine. La nature humaine, celle qui tue sauvagement sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi,
mais qui aime bien quand ça recommence et qui bien sûr, ne cherche toujours pas à comprendre pourquoi. (Doit être bête...)
"En 40 ils sont repartis comme en 14…"
C’était donc bien une Histoire dupliquée sur une feuille de sang et de papier
carbone…
Carbone 14... Rien de plus précis pour dater la folie meurtrière
des Hommes.
Mieux que des millions de tombes.
A quoi servent tous les pleurs… ?
A fêter la victoire des vainqueurs
Qui saluent, l' arme et le verre levés, la prochaine
horreur,
Défilant le jour du Souvenir avec la face réjouie du même pas peur !
Tout le monde applaudissait les lanceurs de bombes
Pendant que moi j'attendais un lâcher de colombes...
J'attends encore... Je sais que je ne suis pas le seul...
PS :
Il ne faut surtout pas confier le sérieux de la guerre aux
militaires, disait le président Clémenceau.
Bonne idée tiens! Moi aussi je peux être cynique avec des
effets de manches ! Je me suis donc confié une vision très sérieuse de la
guerre :
Des deux côtés, les politiques et tenants du pouvoir, face à
face, pour une belle empoignade avec des couteaux suisses offerts par l’ONU (si cette organisation douteuse est au moins capable de cette distribution) et où
tous les coups seraient permis.
Ensuite, chaque pays enverrait ses militaires pour massacrer tous les
survivants, parce que ça va un peu les conneries !
Nettoyage laissé à l’initiative des rapaces et autres
fossoyeurs de la Nature, cerclage du périmètre, fleurs, feux d’artifices, bals et cotillons,
stèle du souvenir, et on en parlerait
plus. Voili voilou !
Ces dirigeants voulaient une belle couronne de Roi ?
Leur courage l’a méritée ! Que s’y colle Interflora !
.
01 mai 2008
L’Un et l’Autre ne sont pas ego…
Avez-vous déjà regardé
quelqu’un de détendu qui n’a pas conscience qu’il est observé ?
Faites le pendant qu’il se consacre tout entier à une occupation agréable, comme lire,
bricoler, jardiner…
J’ai appris à le faire car
dans le silence de cette observation, l’aspect extérieur change, bénéficiant
d’une nouvelle lumière. Un peu comme si grâce à cette lumière on pouvait observer vraiment cette personne qui devient beaucoup plus réelle, plus vivante que ne le serait un masque trompeur.
On pourrait même parler de
l’humanité qui s’en dégage.
D’ailleurs c’est ce que je vais faire !

J’ai appris à regarder,
Patiemment à observer,
Lentement à révéler
Que ce que je vois est vrai.
J’ai appris à reconnaître
Qu’il y a en nous deux êtres,
L’Un qui sait qu’il est
observé
Et l’Autre qui ne le
soupçonne pas…
C’est donc à toi que je m’adresse,
Toi l’Autre qui est joie ou
détresse
Quand tu crois qu’on ne te
regarde pas…
Toi l’Autre qui nous montre
qui est toi
Cet Autre qui ne changera
jamais
Quand l’Un oublie de se regarder…
Ce n’est plus du chiqué
L’Autre est tout autre,
N’a plus le même aspect
extérieur
Bénéficie d’une nouvelle
lumière,
Découvre son aura qui était
masquée
Devient plus réel, attirant,
Plaisant, vivant, aimant,
Découvre sa profonde
humanité…
Quand j’ai eu fini
d’apprendre à regarder,
Est venu naturellement le
temps d’aimer…
D’aimer cette autre part de soi,
Cet Autre qui se perd
parfois,
Pourquoi ?
Mais si on le savait
Mais si on le voyait
De l’Un on effacerait les
pâles et faux sourires
Pour donner à l’Autre tout ce
à quoi on aspire
Et bien tu vois Papa,
(J'adore t'apprendre des choses, à mon tour !)
Toute l’humanité de ton Autre
est là,
Elle est toute devenue toi.
Je la vois…
Joyeux Anniversaire ! Je t’aime Papa !
.
10 avr. 2008
De l’autre côté du pare-brise…
Il s’agit d’un petit film, parfaitement réalisé et monté, racontant
un fait divers lié à la voiture et à l’alcool. En quelque sorte, la promotion
d’un single et un peu de prévention routière réunis en un seul morceau…
Je ne souhaite pas passer pour le moralisateur de service, mais...
…Une Vie…Plusieurs…Qui dérapent à la même vitesse…
La Vie est le meilleur des professeurs qui soit, et nous
sommes tous ses apprentis…
Les leçons de la Vie sont quotidiennes, les (simples) plans de
cours se suivent, parfois inégalement, imposent des devoirs à remplir ou des
efforts de compréhension, obligent à des mises en situation, nous enthousiasment
souvent, et de temps en temps nous dérangent à cause des matières que nous
trouvons un peu trop inintéressantes, rébarbatives…Répétitives…
Mais c’est la nôtre d’Ecole, notre école qui n’a rien de
buissonnière, et où nous sommes tour à tour acteurs actifs et passifs…
Toujours présents…
Jusqu’au jour où nous n’apprendrons plus rien, car nous ne
pourrons plus rien apprendre…
Rendus absents…
Durant nos premières évolutions, de la petite enfance à
l’âge de toutes les raisons, apprendre que nous sommes mortels est un passage
obligé que nous franchissons d’abord doucement, insidieusement, puis de plus en
plus précisément… Ainsi, progressivement, fatalement, nous apprenons que
chacun devient un jour, l’égal de tous les autres.
La prise de conscience de l’éternité très relative de nos
chairs peut parfois résulter d’un choc nous projetant dans le pare brise de
l’insouciance…
Le clip vidéo ci-dessous me rappelle aujourd’hui une leçon terrible, celle qui s’intitule: Apprendre l’insupportable, ou comment l’alcool désinhibe, entre autres blocages, toutes les timidités pour faire la fête et s’amuser, mais comment il peut aussi inhiber la Vie.
Je me souviens…
-Et bein tu sais pas, à l’école, la maîtresse elle a dit que
Aurélie elle était morte avec son petit frère dans un accident de voiture… Et
que c’était à cause d’un monsieur qui avait bu beaucoup d’alcool…
Dans le regard innocent qui annonce cette nouvelle, n’apparaît
pas encore la compréhension de ce qu’est exactement la mort accidentelle ni
tout le malheur qui l’entoure de ses tôles froissées.
En réponse à ce genre de déclaration on se sent investi d’une
nouvelle mission d’éducateur. Et très doctement on s’élance à la barre d’un
grand tribunal pour une plaidoirie dénonçant les méfaits de l’alcool, de la
drogue et autres adjuvants mortels sur les routes… Sur les routes et…partout,
tant qu’on y est…
Et puis il naît un sentiment de peur agissant comme une main gigantesque qui vous broie toute la poitrine… Aurélie et son petit frère étaient innocents eux aussi, tout comme le petit être qui se tient devant vous, qui vous écoute les yeux grands ouverts d’incrédulité, qui vous regarde avec cette candeur fragile que bien des parents n’oublieront jamais, même après que les enfants soient devenus grands et responsables.
-C’est du déjà vu tout ça !
-Oui c’est vrai, à la télé… Mais on le voit encore tous les
jours sur les routes…
Rabâcher est inintéressant, mais j’ai envie de répéter quand
même, jusqu’à ce que la leçon soit vraiment comprise, jusqu’à ce que les
esprits intègrent qu’il suffit de peu de chose pour le pire.
Mais aussi et c’est tellement plus simple, qu’il suffit de
peu de chose pour le plus heureux, quand par exemple le capitaine de soirée a
pris son rôle vital très au sérieux, quand les amis insistent et proposent un
divan pour finir la nuit confortablement allongé plutôt que sur le macadam d’une
route, quand il suffit du simple conseil que pour quelques euros, un taxi
permet de prolonger nos courses à travers… La Vie…
Je pense à « tous ceux » qui oeuvrent ainsi pour éliminer ces malheurs. Pour éliminer cette connerie irréversible…Je n’oublie pas leur intelligence, je ne les oublie pas, eux, les « tous ceux »…Qui ne cèderont pas…
.
28 mars 2008
Equilibrium Tremens…
Contrairement à une grenouille en bois qui se voudrait assez
grosse pour cacher la forêt où se planque un troupeau de bovins (bisous
LaVaChE et La Fontaine !), l' Optimisme est un regard global et sphérique
permettant de ne pas focaliser sur un obsédant point précis qui a
la fâcheuse tendance à masquer tout l’horizon.
Pesant sur notre balance émotionnelle, l’équilibre est obtenu
lorsque optimisME et pessimisme sont chacun sur un plateau. Si l’optimisME
tombe à l’eau, qui c’est qui reste ?
L’optimisTE est souvent considéré comme un peu fou. Mais
l’est il vraiment, lui ?
Voici en courte
introduction, le thème que Tisseuse la tagueuse (Bises Tisseuse !!!!
Ici en lien) propose aux blogueurs de disserter en chaîne. À Tisseuse le grand
plateau, à moi le petit pignon qui doit tourner au rythme de son coup de pédale
à tag ! (Sourire)

- Recopier le début du texte, « L'optimisme c'est.... »
- Ajouter 3 nouvelles fins de phrases (inventées ou trouvées)
- Recopier la règle
- Désigner 5 « volontaires » pour prendre la suite…
(à l’instar de la célèbre blague
du régiment, tous mes liens qui parlent anglais sont concernés !!)
Attention ça va grimper un peu ! Et descendre vite… ;o)
En espérant que mes idées vont émerger… A vos petits vélos, GO !!
L’optimisME c’est un lacet effiloché dont l’extrémité ne
pendra pas bêtement dans la main et qu’on n’insultera pas ni ne
postillonnera à bout portant, parce qu’on aura eu pour lui des gestes
tendres pour le préserver avant l’ascension d’un chemin de montagne.
L’optimisTE montre ainsi qu’il est attentif à nouer délicatement des liens de toutes
sortes. Il sent au dessus de lui une présence bienveillante qui se
chargera comme un sherpa des tracas et autres intendances si
contraignantes.
L’optimisME c’est un verre à moitié vide qui permet
d’avoir toujours pied, quand le voisin très angoissé, très matérialiste et
très pessimiste se noie dans un verre plein. L’optimisTE ne sait pas qu’il peut
encore faire 200 kilomètres avec le réservoir à moitié vide de sa voiture. Ne
regardant pas souvent la jauge, il se concentre sur l'extérieur et la beauté du paysage. Peut
être considère-t’il qu’il y a toujours plus important qu’une petite aiguille
cachée dans le tableau de bord d’une meule de foin. En plus il aime la marche,
bonne pour la santé, et il considère que faire du stop est une excellente
occasion de rencontrer des automobilistes…
L’optimisME c’est la réelle vision colorée du monde qui nous entoure, quand le junky déprimé voit une unique couleur rose pendant que sa seringue pendouille encore à sa veine comme un lacet cassé. L’optimisME c’est admirer au ciel, les reflets du soleil couchant dans les traînées de vapeur que laisse un Boeing 747 avec à son bord des centaines de touristes heureux qui vont comme l’optimisTE, explorer des contrées lointaines.
C’est drôlement bien l’optimisME. C’est reposant et c’est le
meilleur moyen d’apprendre à dire « Ah bon ? »
Pour toutes les choses qui nous entourent, l’apprentissage de l’étonnement est
parfois un peu long, mais ça favorise calmement la digestion ...
Car, à l’inverse, le pessimiste est celui qui tombé en panne
d’essence sur une route de montagne, renverse les derniers centilitres contenus
dans sa gourde presque vide et hurle en pleine crise gastrique « je le
savais !» quand il aperçoit une boule de feu surgir du ciel et fondre
sur lui à la vitesse de ses quatre réacteurs en fusion alors que son lacet neuf
est solidement coincé dans la pédale de l’accélérateur. Pas de chance…
À travers le cockpit de l’avion en flammes, le pilote optimiste qui verra s’agiter le pessimiste, répondra assurément par un petit coucou de la main avec sur son visage, un sourire éclairé par les reflets d’une bonne étoile. On retrouvera peut être dans sa poche, des pattes de lapin disposées en trèfle à quatre fers à cheval. Non pas que l'optimiste soit superstitieux, mais on lui a dit que ça portait bonheur.
On peut penser que ce pilote est fataliste. Non non et non ! Pas du tout ! Le fataliste n’imagine que des fins fatales et très définitives dans un tout petit cercle de pensée sans aucune imagination.
L’optimiste sait, lui, se donner les moyens de son optimisme pour une vie meilleure.
Donner un sourire par exemple, c’est offrir aux autres le bonheur qu’on a en
soi, et pourquoi pas, comme ici, offrir le bonheur d’avoir battu un
record de descente aérienne…
Je crois que c’est fait pour ça l’optimisme… Offrir… À soi, aux autres…
Vala vala vala… Ça va Tisseuse ? Pas trop surprise ? (sourire)
Je t’embrasse, merci pour l’invitation !!!!
PS 1 : Youhou tous mes liens volontaires !
Vous
aussi, châpêâûtêz un entonnoir sur vos têtes (Mû ?), et rendez-vous sur
vos blogs !!!
C’est à votre tour d’offrir votre savant dosage d’optimisme, et
de raconter ce qu’il peut apporter de meilleur !
PS 2 : Quelqu’un sait-il si Zébu32 parle anglais ? Shakti j'en suis sûr !!!
.
14 mars 2008
Subtil ou elle ? Ouïe ou non ?
La langue française est, paraît il, d’une grande richesse.
Mais si on mesure le nombre de sens que possède chaque mot, je serais tenté de
dire que notre langue est riche d’embrouilles qui papillent elles aussi.
Quand nous écrivons pour
dire nos pensées, c’est fou ce que les mots peuvent entraîner de sens différents
à la lecture, et bien, avec quelques personnes j’ai découvert encore autre
chose depuis tout petit. J’ai découvert que les mots voulaient aussi se faire
entendre pour ajouter à la confusion, empruntant à notre subconscient d’autres
sens, qui sont parfois opposés à la direction de l’écrit.
A l’oral tout devient magique !!! C’est pour ça que j’aime bien jouer avec les sonorités ou expressions car le jeu avec les mots donne l’impression d’une naissance curieuse en des endroits impossibles ! C’est exactement ce qui se passe avec la saison nouvelle qui nous arrive ici et maintenant…Partout !
Dans chacun de nous il y aurait un jardin.
Secret disent certains,
Pour cacher…
D’autres disent qu’il y a une île.
Une île avec un L,
Pour fLotter…
Comme dans hirondelle !
Ah ben non, il y a deux L à hirondeLLe
…Pour voler…
Vois tu le secret pour entourer l’aile de l’île dans l’eau
Il est celui du E de
l’œil…Le E dans l’O devant l’IL…
Vois tu le secret
pour voler dans l’air ?
Il est comme le R de Regard
Pour se donner l’air de voiR…
Crois tu que des paroles restent quand s’envolent les cris
Avec leurs hurlements comme pour…Blesser…
Crois tu que l’écrit reste, et les paroles s’envoLent
Avec un L comme pour souLager…
As tu compris ce que je voulais que tu comprennes ?
Car moi, vois tu, avec mon air d’aimer toutes les ailes,
Je comprends les hirondelles de mon modèle d’île.
Dans ce texte, en secret, le « il » fut « elle »,
Mon elle telle qu’aile, et mon île futile…
Mesdames, il y a beaucoup à appendre sur notre il
Et inversement messieurs, à prendre sous votre elle…
Ces deux dernières phrases veulent tout dire…Ou presque
rien…
Leur écho était déjà tapi en chacun de nous, se tenant prêt
à résonner.
Alors il ou île, ou, elle ou aile, leur air tentera de nous
conditionner
Mais c’est en chacun de nous que s’entend le mal compris ou
le bien.
Moi, je sais, je vois, je crois, j’entends aussi le
Printemps qui bat !
Ben oui, j’avoue, quand je suis content je mélange en secret les genres,
les significations et les passions.
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25 févr. 2008
Tic et tactique tag...

Règles de la thématique Tag.
Règle 1 : Rappeler le lien de la personne qui vous a tagué.
Wictoria (bises ma VV , là, sur le lien Octopus Internetis) a décidé que parmi ses amis elle trouverait certainement qui taguer. Et son
dévolu dégringole sur moi !
♪ Toute la pluie tombe sur moi lalala ♫
♪ I’m singing in the rain ♫
Règle 2 : Préciser le règlement sur son blog .
Règle 3 : Mentionner six choses sans importance sur soi.
La demande est pourtant difficile, Mentionner six choses
sans importance sur soi. Car trouver six choses sans importance qui me
concernent, j’ai beau chercher, je n’en trouve pas. En plus les choses sans
importance, tout le monde s’en fiche ! ;o)
On s’attache n’est ce pas, on donne une chose à ses liens
amis…
Une chose qui n’est pas sans importance.
On leur donne six choses au moins qui sont
autant de sens…
Je ne vois pas qui je pourrais taguer à mon tour, j’ai un
peu de mal à forcer la main, mais l’envie de taguer TOUS mes liens je l’ai. Surtout pour une blogueuse
en particulier, Zébu32 (Les Citations de Zébu32) , elle, c’est sûr que je
la tague !!!!! :o))
Règle 5 : Prévenir ces six personnes via leurs blogs respectifs.
Si dans vos commentaires il y a des réponses qui
vous paraissent (paressent ?) sans importance, merci de le
signaler !!! Je les compterai comme une participation à la chaîne
tagadeuse. Parce que le tagage est une poignée qui transporte un sacré bagage
de sympathie. C’est important ça, la sympathie… Très…
.
17 févr. 2008
Bois des peines…
Se dresse un grand chêne solitaire.
Il est là, par le troupeau abandonné.
Vieil éléphant dans un cimetière…
Le soleil darde sur lui ses rayons du matin
Le blesse très cruellement en le révélant au jour.
Il est vieux, le sent plus qu’il ne le craint
Mais la sentence se répète, il l’entend tout autour.
Houlala qu’il est vieux ce chêne !
N’est il pas dangereux ou capable de l’être?
Mais de quel âge peut il bien naître ?
Tu as vu tous les trous dans le liège ?
Qui ont laissé sur son écorce les traces de mille printemps,
Creusé le tronc en d’énormes béants offerts aux minuscules
prédateurs
Ceux là même qu’il supportait, et qui maintenant ont
grignoté son cœur.
Certaines se détachent déjà quand la sève ne peut plus les
nourrir,
Sa puissance qui se jouait de la Nature, la combattait
N’est plus qu’un spectre aux ramures noires et décimées.
Pendent deux souvenirs de cordes effilochées
L’une noue encore une petite planche
Que ne balance plus rien que le vent…
Sa vieillesse est devenue sa laideur,
On lui a retiré les rires des enfants
Alors il attend…
Suppliant chaque nuée noire où se concentre la foudre
Offrant son tronc abîmé aux cieux prêts à l’absoudre
Il attend le grand sommeil pour que finissent ses illusions.
Tournoyantes dans sa tête au sommet du tronc
Là où quelques feuilles encore se dresseront,
En humbles dernières prières adressées au Végétal.
Transformé des airs vivants, nécessaires,
Il chante encore au bruissement des vents
Pour les offrir au
ciel…Là où il n’ira jamais…
J’ai ramassé des bouts de son bois mort,
Posé ma main, doucement contre son corps,
Et je lui ai dit pour le rassurer :
« Je lui raconterai au ciel, je te le promets »
« Pour que dans nos souvenirs d’enfant, tu vives
encore… »
.
08 févr. 2008
Très réussie cette fête ! Compliment !
Voici venu le temps d’être complice du bonheur des marchands.
Chiant !
Et bien sûr, du bonheur des éternels dénigreurs de fêtes, pleins de
talent. Lents !
Ou alors, mais c’est juste une suggestion hein, d’être ce jour là un peu original, en quelque sorte un aventurier
qui ne s’arrêterait pas au poids de la poix des pouah de leurs cent fois ni lois à tous ceux là.
Na !
Un aventurier qui n’aurait pas besoin d’une fortune.
Tune !
Un aventurier qui n’aurait pas peur d’escalader son
imagination. Non !

Rassurez vos petits poumons d’aventurier en quête d'inspiration, là où je vous
guide, il n’y a pas d’escalade, mais uniquement de la descente… C’est là, au
plus profond de nous…Dans le plus profond où on peut aussi écouter une chanson...(voir un peu plus loin dans le billet)
Une fois atteint le plus profond, il suffira de laisser aux émotions tout le coeur de précéder nos pas, de les laisser courir devant. Un peu de liberté les rendra beaucoup plus heureuses…pures…vraies… C’est à ces mêmes manifestations qu’elles conduisent en retour… Si si…Il suffit de garder la bouche bien ouverte, de respirer profondément et d’écouter la chanson que j’ai découverte…
Je vous attendrai ici, ce voyage je l’ai déjà fait. J’y retournerais bien avec vous, mais quelque chose en moi me pousse à être seul quelques instants pour rassembler toutes mes émotions disséminées un peu partout. Vous savez, ces instants de répit que l’on s’accorde pour vivre l’intimité, quand une grâce nous a touchés…
Je vous laisse donc seuls parcourir ce chemin en vous.
Pendant ce temps là, je vais en profiter pour écrire un compliment… Je le lirai à votre retour…Pour ceux qui reviendront… Pour ceux qui pourront se détacher des voix de Noémie, de sa guitare, et du violoncelle de Thomas qui accompagnent la chanson « Le Café du Canal »…Et toutes les autres !
Bon ! On y va ? C’est par là…
(Juste cliquez sur l’image ou le lien dessous…)

Je voudrais bien vous dire ceci, ce plaisir si
Je voudrais bien vous dire cela, ce bonheur là
Mais je ne le peux pas, pour ceci cela,
Si trop près de ceux-là, sans eux si…
Que c’est ici, là tout au fond de nous…
Elle sait le bonheur
De tous les élans de tendresse qui au cou
Nous serrent le cœur,
Nous inventent le plaisir d’une étreinte des bras…
Et celle-ci…Noémie
Et celle-ci…
Et c’est le si…lence qui verse une autre larme…Là…
Merci d’être là…Merci d’avoir ici
Merci à tout
Merci… pour vous…
Du papier, un stylo, une paire de ciseaux et un dessin.
Saint Valentin !
Qui demande au cœur d’avoir un porte-monnaie ? Laid !
Un porte-pensée c’est pas mieux ? Mieux !
.
30 janv. 2008
Une horloge qui égrène de mauvais esprits…
Toutes les huit secondes un être humain disparaît de la
surface de la Terre.
Voilà une information bien savante, froide, arithmétique et
impersonnelle. Mais vraie.
Je l’ai entendue au milieu de l’énoncé froid, arithmétique
et impersonnel des nombres de victimes qui s’additionnent tous les jours et
deviennent quasiment un fond sonore. Tous les jours il y a la mort et ses guerres… Partout…

Dans ces huit secondes là, il y a aussi les disparitions
naturelles, celles qui appartiennent à l’inéluctable imposé par les règles du
vivant.
A l'avenir, on aura tous notre quart d'heure de gloire
(A.Warhol). Juste quelques minutes éparpillées au beau milieu d’années fêtées à
grands coups d’anniversaires pour devenir une vraie star de télé. (Je vous
laisse en profiter... [15minutes]… Voilà ! C’était bien n’est ce
pas !)
Je ne sais pas si Andy Warhol… mais ce qui est sûr, c’est qu’on
aura tous huit secondes pour le confirmer ou non…Un jour…
Le jour où un autre régisseur de plateau télé fera un signe
à la régie finale, et très professionnellement, pointant énergiquement son
index vers nous, annoncera dans son micro :
-Dans huit secondes c’est à toi coco…
Pour qui compte t’elle ?
Pour tous les Hommes qui valaient 6 milliards… D’individus…
On peut pas la ralentir ?
La science s’y essaye, mais non…On peut pas…
Mais au moins il n’y a rien qui l’accélère ?
…Hélas oui…Il y a la guerre…
Mais qu’est ce qu’on va devenir ?
Ce pourquoi on est obligé d’en finir…
Mais pourquoi tu as un sourire ?
Parce que tu t’inquiètes maintenant…Beaucoup, car c’est une
mauvaise nouvelle, mais souviens toi, quand tu disais j’en ai pour une
seconde ! Tu en prenais toujours plus sans te soucier de faire attendre.
Tu souriais toi aussi… T’en souviens tu ? Ne regarde pas la grande
aiguille et réponds moi. T’en souviens tu ?
…Oui…
Alors va jouer maintenant ! Va t’amuser, profites-en de
tous ces instants, de toutes ces secondes qui te donnent du temps…Prends les,
accepte ces cadeaux que te donne le Temps…Il te les donne maintenant !!!
Le Temps présent est le plus vaste marché de l’occasion…A
saisir !!!
Vas y !!!Tends les mains !!!
PS : Je n’ai pas entendu la durée moyenne qui sépare deux naissances… Si quelqu’un le sait, merci de me donner l’info, je l’ajouterai en fin de billet…
19 janv. 2008
Aveu de vœux à vous…

Aveux…Tuent…
L’ombre de certaines forteresses a du mal à s’effacer n’est
ce pas ?
Ce pourrait-il que 2008 soit la matrice originelle et
spirituelle,
L’espoir de la fin de toutes les luttes désespérément
mortelles ?
Ô 2008, étrange sœur! Comme je voudrais que 2007 ne soit
plus là !
La bataille fait rage, rugit en fracas de larmes
assourdissantes,
L’ennemi est partout, se renouvelle sans cesse,
Voilà qui pourrait désespérer toute hardiesse
Pourtant notre âme se bat toujours, c’est donc qu’elle est
vivante.
En vœux…Tu…
Loin des douleurs vives et insupportables de la souffrance.
Vibrer, profondément,
se laisser gagner par l’espoir
Sécher une dernière fois ses yeux rougis, cernés de noir
Sortir, embrasser le jour qui révèlera notre véritable
apparence…
Alors, dans le regard du Monde, l’Espérance sera pleine
Sa lumière flétrira tous les volumes contondants
Les aplanira sous un voile, unifiant tous les plans…
Les semailles, demain, feront de chaque plante une reine…
A vous…Tous…
Laisser-aller, ressentir de grands moments de Paix !
En nourrir son chagrin, en gaver son ventre noué,
Naître, voler, brûler, renaître, c’est comme nager
Monter des cendres, descendre ou plonger vers le ciel,
Tout ça c’est pareil…
Si on se laisse gagner par la morosité
On ne se battra bientôt plus pour la Paix…
Mais pour l’Espoir… Et ça c’est pas pareil…
A une petite soeur…
Pour sa bienveillante inspiration…Merci…
PS:
Je n'ai trouvé qu'une moitié de légende pour l'image...
"Recherche son âme désespérément..." (Bisous à Madonna !)
Mais les trois autres personages ? Ça m'ennuie de les laisser en plan...Car il semble qu'ils aient trouvé... Surtout le petit personnage de droite...;o)
31 déc. 2007
C’était comme si à ce moment de notre histoire, tout commençait…(2)
Et voici la suite... J'ai pas été trop long hein! ;o)

C'était pour Merlin la seule solution...
Les enfants devaient retourner dans la forêt et ouvrir la
Grande Porte des Résolutions…Ensemble.
D’un étrange coffret Merlin extirpa une clé scintillante d’ors bleus, et la donna à la jeune fille à qui il serra la main dans les siennes. Il lui raconta ce qu’ils devaient faire quand ils atteindraient la Grande Porte. Cette clé permettait de l’ouvrir et de délivrer la rivière qui était prisonnière… Sans l’énergie de cette vie fluide qui emportait dans ses flots les milliers de résolutions à venir, le monde allait se dessécher…Il fallait aller vite, très vite ! Toute la Vie sur la Terre était en grand danger… Toute l’Envie risquait de disparaître !
Il posa une nouvelle bûche de vieux chêne dans le foyer, et
souffla sur les braises jusqu’à ce que les flammes grandissent à nouveau pour
réchauffer ses mains qu’il offrait au feu, paumes ouvertes. C’est alors qu’il remarqua
un dessin sur le sol…
Dans la poussière des cendres, un des enfants avait dessiné
une forme aux contours un peu grossiers. Il sourcilla, se détourna de l’âtre et
s’approcha de son grand livre…
Son Grimoire relatait des histoires que seul Merlin pouvait
expliquer. Il tourna une page puis encore une autre. Il cherchait une histoire
dans laquelle un avion s’était perdu en plein désert sur une terre inconnue. Le
pilote avait survécu fort heureusement, mais cette chance inouïe relevait d’un
étonnant mystère encore inexpliqué.
On avait trouvé un curieux dessin sur le bout de l’aile de
l’avion.
Merlin se leva gravement, revint vers la cheminée où se trouvait le
dessin sur le sol… Il était le même que celui décrit dans son grand livre…
Ce dessin était une Envie que seul un esprit pur, innocent, pouvait
exprimer…
Son sourire alors, rassura le Grand Duc… Quelque chose, mais
quelque chose de bien, allait arriver…
…
Et voilà, je referme pour aujourd’hui le Grimoire de Merlin.
Ce livre est en nous tous, il est le gardien de nos mémoires
d’enfant…
Il est le gardien de toute la magie qui trop souvent nous
fuit...
Il manque, vous l’avez certainement découvert, un de mes
anciens personnages dans cette histoire… Le clown aux habits de bonbons ! Mais
d’après vous, qui m’a raconté cette histoire dans un vieux cirque
abandonné?
Je laisse juste la petite Luciole au dessus de votre
lit…Elle veillera sur vos rêves… Qui sait, elle les partagera peut être…
Mais chuuuuuutttttt….
mes visiteurs, et… Tous les autres !
28 déc. 2007
C'était comme si à ce moment de notre histoire, tout commençait…(1)
Pour finir, ou pour commencer, je vous propose un conte.
Résolument en deux parties... Résolument décalé
Et ils tombent bien ces "résolument"...

C’était comme une rivière dont les remous sont à peine
audibles…
C’était comme une petite Luciole s’amusant à luire dans le
calice d’une fleur.
C’était comme, il était une fois…
Quand soudain, tout bascula dans une fulgurante étincelle…
…Pfffffuuuiiiiiitttttttttt…
Et alors qu’elle étirait délicatement ces ailes,
Elle devint inquiète, quelque chose l’embêtait.
Elle sentait bien que quelque chose avait changé,
Mais plus surprenant encore, elle n’avait pas…Rêvé…
Pour faire sa toilette devant ce miroir improvisé.
La vue de son visage la troubla. Tout nouveau et
parfait !
Ses pattes, son ventre et ses ailes n’avaient plus les mêmes
reflets !
Pendant la nuit, la petite Luciole était devenue cristalline !
Elle n’avait pas prêté à ce qui l’entoure, toute son
attention,
Car depuis son réveil elle était bercée par une chanson.
Alors elle s’envola pour approcher la source harmonieuse,
Et tout son corps se mit à rayonner de lumières joyeuses…
Vers l’espace infini, ses paroles étaient transportées
A toutes les planètes, jusqu’à bercer la fleur apprivoisée
D’un petit garçon parti explorer les confins de l’Univers…
Délaissant son minuscule royaume stellaire
A la découverte d’un nouveau monde planétaire,
Ce petit garçon apprenait de merveilleuses histoires.
Sa course sur la Terre paraissait sans aucun sens,
illusoire,
Mais il suivait une étoile dans le ciel, et ce n’était pas
une comète…
C’était un tapis volant, une carpette
De laquelle dépassaient deux visages,
Qui fredonnaient ensemble un étrange message,
Dans lequel on pouvait entendre les mots rêve, et bleu…
C’est ainsi que ses pas le menèrent à l’orée d’un chemin
A la rencontre d’une jeune fille aux longs cheveux
noirs,
Qui attendait ce moment, en chantant près d’une rivière…
Un peu essoufflé et de marche lasse,
Le petit garçon aperçut Pocahontas…
Ils partagèrent de simples bonjours et ils s’observèrent...
Lui était blond comme le souvenir d’un champ de blés,
Elle était d’un jais luisant comme le ciel d’une nuit d’été
C’est ce qui les étonnait et animait leur conversation...
C’était l’orage qui s’approchait et assombrissait tout sur son passage.
La petite indienne se leva très vite et fit signe au petit
garçon de la suivre. Lui n’était pas inquiet, cette manifestation dans le ciel
était pour lui un nouveau mystère à découvrir.
Après un temps de marche forcée au milieu des arbres, Pocahontas
se rendit compte qu’elle était perdue et ne retrouvait plus son village. C’est
à ce moment que la petite Luciole fonçant tout droit pour échapper aux éclairs,
les devança, vrombissante de toutes ses ailes en survitesse.
Ils la suivirent
ne la quittant pas des yeux, et aperçurent enfin une lumière à la fenêtre
d’une maison. C’était une vieille chaumière toute délabrée dont la porte
s’ouvrit au bruit de leurs pas précipités.
Un vieil homme portant une longue barbe blanche apparut sur
le seuil. Impassible, il les observa, pendant que Pocahontas faisait de même,
mais avec un sentiment de crainte dans le regard.
Qui était ce personnage aux habits de magicien? Pocahontas
se souvenait des recommandations de ses parents, elle ne devait pas approcher une maison habitée par un homme médecine très puissant. Mais ce vieillard était
il Merlin ? Merlin le Mage ?
Ils n’échangèrent que peu de mots, Merlin, car c’était bien
lui, d’un ton très rassurant les invita prestement à entrer et à s’asseoir aussi
vite auprès du feu. Ce que fit sans discuter la petite indienne pour fuir les
éclairs et le tonnerre, tirant par la main le petit garçon qui salua très poliment
son hôte en souriant. Pour lui, les rencontres étaient toujours une source de
connaissance.
Merlin avait gardé une main sur la poignée de la porte et
continuait de les observer. Sa main libre lissait sa longue barbe.
Certes il attendait quelqu’un, mais il était surpris de les voir. Quelque chose clochait… Les
forces de l’imaginaire, pourtant si précises, avaient omis un détail. Et pas le
moindre….
Au dehors, il se passait quelque chose de terrifiant. L’Univers
était très en colère… Un jugement apocalyptique avait condamné toutes les petites terres intérieures, les "En-Nous" et menaçait directement les êtres qui détenaient ces petites parcelles, les cultivaient chacun à sa manière. Cet
orage extraordinaire était le premier persécutant.
Merlin savait ce qu’il convenait de faire, mais il était
très intrigué.
Il ne devait rencontrer qu’un seul enfant…Et ce soir ils
étaient deux…
La prophétie était elle erronée ? Merlin très perplexe
s’installa à la table des préparations magistrales, se saisit d’un grand livre
à la couverture de cuir rouge et l’ouvrit en son
milieu. Il compulsa, tourna les immenses pages, sauta des chapitres, chercha
pendant de longues minutes, mais manifestement, il ne trouvait pas la solution
dans son vieux Grimoire.
Très silencieux sur son perchoir, le Grand Duc avait dressé
ses aigrettes.
Il y avait dans la pièce une petite Luciole aux couleurs
vives, et ça l’inquiétait.
Il n’osait pourtant prononcer un seul hou. Il ne voulait pas
déranger Merlin qui avait négligemment posé son chapeau, à côté de lui sur la
table aux épices et se tenait la tête entre les mains… Il réfléchissait
maintenant…
Il ne restait qu’une solution d’influence, et Merlin
l’imaginait de la dernière chance ...
A suivre...
24 déc. 2007
Un petit conte en dévers…Contant des verres…

Il faudrait arrêter de déclarer qu’il faille trucider le
Père noël !
Un jour parmi 365 ! Est-ce trop ?
Pourquoi reprocher indirectement à un seul jour, le poids
des 364 autres ?
N’arrive t’il pas d’avoir envie de souffler un peu de temps
en temps ? De faire une trêve ?
Décorer la maison, préparer bienveillamment une surprise,
sourire un peu plus dans la rue, et dans l’immeuble, adresser des souhaits de
bonheur… N’est ce pas des instants gagnés sur les problèmes ? N’est ce pas
un exemple à suivre ?
Mais célébrer autre chose que les bizarreries insolubles de
la vie, on dirait que pour certains, c’est insurmontable, suffocant,
morbide !
Ce que je trouve indécent, c’est que Noël ou pas Noël, le Monde
n’aura pas beaucoup bougé après. Alors pourquoi se priver d’un instant de
fête, de trêve, pour se faire et faire plaisir ?
Ce que je trouve indécent, c’est toutes les dérives qui
conduisent à vouloir faire détester Noël.
Cette fête est à la portée de tous. A la portée de tous les
budgets pour tous ceux qui profitent de l’occasion trop belle de FAIRE en
sorte que les regards encore en pyjama et décontenancés par le manque de
sommeil soient émerveillés au réveil. Je sais de quoi je parle, ces moments là
je les ai vécus et je n’étais pas couvert de jouets futiles ou trop chers,
seule comptait la découverte sous le sapin. A un age où l'imaginaire est le fil conducteur, à un age où on vit beaucoup dans les images des contes de Fées, les voir se réaliser hein !
Le discours anti-Noël est toujours le même. Mais,
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire sans succomber aux
tentations des marchands ?
L'intelligence ça nous sert à quoi?
N’y a-t-il rien qu’on puisse faire MIEUX ? Est ce
uniquement l’Argent, ou l’Eglise, qui dirigent Noël ?
L'imagination nous est elle fertile ?
La Magie a quitté l’esprit de certains ? Et bien bon
voyage à la Magie ! Elle ira se faire imaginer ailleurs comme une
grande ! Mais les détracteurs du jour férié, Noël, n’ont pas compris qu’ils étaient eux, les
proies adultes d’un système qui les ensorcelle et les broie ! Ce sont eux les victimes du prendre-prise ( par
opposition au lâcher-prise). Ben oui, la force du mental permet normalement de se
détourner des fonctions qui nous obsèdent. Surtout celles qui n’ont pas un
caractère obligatoire et qui émergent de notre inconscient. Alors s’ils focalisent sur le mal de Noël, c’est à eux de gérer ce mal qui
les obsède.
Ce que moi je veux gérer, c’est cette fête qui est le symbole de la fête
familiale, de la trêve et de la Paix pour l’Humanité. Et pour l’éternité encore!
Pour l’éternité des suivants s’entend, car, je le rappelle, notre temps sur terre est compté avec une horloge
qui accélère les regrets de plus en plus, à l’approche de la ligne d’arrivée. Et
cette horloge là, c’est pas le Père Noël qui l’apporte…
Bref, Noël… Le vrai… La fête… La vraie… Les sourires… Les
contes de Noël…
Et maintenant mon petit conte à offrir…
(Oui je sais ça part mal ! Mais j’ai envie de rire un
peu et pour une fois je vais écrire en prose et en verres…à pied !)
20 h 00 GMT…
Sur la table, l’alignement des verres était parfait et les
rangs de cette troupe étaient brillamment exposés.
Fièrement, les plus grands verres à pied se tenaient prêts aux provisions d’eau
potable, et sur la gauche de chacun d’eux, se tenaient les cadets de Bourgogne
et de Bordeaux. Dans leur livrée immaculée, les cadets se dressaient eux aussi,
campés bien droits en signe de fidélité aux arômes qu’ils allaient accueillir.
(Ah les braves petits !)
L’attaque fut fulgurante, l’empoignade dévastatrice. Il
n’avait fallut attendre que quelques minutes pour que les rangs soient
découverts de toute unité. Les cadets souffrirent mille outrages. Traces de
gras, rouges à lèvres, empreintes de doigts, des souillures qu’ils avaient supportées
de leurs agresseurs sans pitié. Empêtrés dans leur dignité, les défenses des
verres furent maladroites, quasi inexistantes. Certains avaient été meurtris
par les coups que frappèrent aveuglément les lames de couteaux faisant tinter
leurs habits de cristal au rythme de stridentes clameurs insupportables.
Jusqu’à ces heurts terribles qui les avaient choqués horriblement les uns
contre les autres.
La bataille ne fut que rage sans merci, et lorsque le calme suivit l’incroyable
charge, beaucoup des verres gisaient ventre à terre. Le rouge sang vidé, étalé
sur la table en des tâches impossible à nettoyer.
D’autres avaient eu moins de chance… Quelques corps brisés ne laissaient plus
que des pieds jonchant la nappe…Ou pris dedans...
Seuls, debout sur la table de bataille, quelques grands frères avaient gardé
une apparence vive. Leur taille, et leur contenu assurément, avait permis une
défiance de leurs ennemis mangeurs et maintenant avinés, repus.
Water l’eau était la victoire des survivants.
Austère lie était décidément la déroute des cadets aimés des soucis.
Ce réveillon auquel ils avaient participé sans faille, sonnerait encore
longtemps comme une « des fêtes » des plus destructrice et humiliante.
L’alignement était vraiment défait et les rangs de la
troupe, complètement explosés.
Les coupes fraîchement arrivées étaient pleines… Au frémissement des bulles, la
dernière charge se préparait…
Le lendemain…Sur une autre échelle du temps…
Le Père Noël qui avait bloqué sa descente au milieu de la cheminée et attendu que le silence prenne position dans la grande salle, apparut enfin. A la vue de la scène qu'il scrutait dans les moindres détails, il déposa sa hotte, se gratta la tête à travers le bonnet, re-re-re-vérifia l'adresse et après un 'mouais mouais', un 'ho ho', et un 'hum hum' dans sa barbe, il déposa délicatement les paquets au pied du sapin. C'est alors qu'il entendit un râle dans son dos et se retourna vivement. Aie! Découvert !
Du fond de sa mémoire en lambeaux, l’œil de l’ivrogne torve était
là qui LE regardait. Debout, en équilibre sur un pied, comme un verre, dans un sursaut
inattendu le pré-comateux lâcha le dossier de la chaise sur laquelle il s’appuyait, tendit
la main vers un des survivants encore debout sur la table et s’écroula lourdement. Le Père Noël l'écouta ronfler quelques instants et disparut sans plus s'en soucier. Son travail était plus important, plus urgent que de s'apitoyer vainement. En vin…
Pour eux, en mémoire de tous ces verres courageux, cette petite prose, poésie
laminaire dont il ressort quelques "verres". Au moins accorder cette dernière pensée
pour la route à tous les verres innocents :
-Sans eux, les buveurs auraient pris directement de la bouteille. C’est ce qu’ils
prennent toujours. Les Hommes ou les Vins qui n’ont plus de « vert »
se font vieux…
Je vous embrasse, Joyeux Noël à tous !!!!!
Mercy Christmas !
Modérez le trop ! Forcez le très ! Assurez le suffisant !
.
16 déc. 2007
De mon pareil au même...Eminem

Je crois que des chansons passent dans nos vies à des
moments que "quelque chose" choisit pour nous…
Ce quelque chose, c’est peut être un éveil en nous.
Un accélérateur d’émergence que ce quelque chose actionne en nous pour nous réveiller…
Ce quelque chose appelons le… Comme bon nous plaira, mais
louons au passage le timing si précis de son intervention !
Je plaisante mais en 2003, ce fut le cas pour moi avec la
chanson Lose yourself du film ‘8 mile’. Adulé dans le monde entier, le chanteur Eminem en était la star-vedette, pas du
tout comme moi, qui à l’époque m’acharnais à jouer un mauvais script sur une distance de plusieurs miles. (Bien fait pour toi ! T’avais qu’à écrire mieux ton
texte !;o))
Perds ce qui est en toi et qui te mine…
Combats tout ce qui te ruine,
En une joute extraordinaire pour te conquérir,
Dans laquelle tu devras faire sortir
Le meilleur de toi pour réussir !
Jusqu’à en être malade de trac, à vomir
Avant de te surpasser et enfin…Guérir… Grandir…
Ça explose partout dans des déballages ininterrompus, sans
même respirer, que se livrent les Word Fighters au cours de joutes orales bien
plus sensées qu’il n’y paraît au premier visionnage du film. Film pas très bon
(aïe !), mais il a le mérite d’interpeller quelque chose en nous les spectateurs.
Je me rappelle, au passage, qu’un film, c’est de l’art, de la
technique, du jeu et des spectateurs. A un moment précis de leur vie, c’est
uniquement les spectateurs ouverts ou non qui en font le navet ou le sublime.
S’adressant dans le film, à toute une génération qui est
malmenée et se malmène, pourquoi ce message ne pourrait il pas être une source
de profit pour d’autres générations ?
-Oui pourquoi pas pour nous, murmura une voix timide, cachée
derrière le premier rang, l’index levé mais ne dépassant pas les têtes…
…Oui, pourquoi pas pour tout le monde…
If you had
One shot,
One
opportunity
To seize
everything you’ve ever wanted,
One moment,
Did you
capture it
Or just let
it slip…
Yo….
Si tu avais
Une seule chance
Une seule opportunité
D’obtenir ce que tu n’aurais jamais pu imaginer
Ne serait ce qu’un seul moment
T’en saisirais tu
Ou le laisserais tu s’échapper ?
The moment
You own it,
You’d
better never let it go
You’ll only
get one shot,
Do not miss
your chance to blow,
This
opportunity comes once in a lifetime…
Yo…
Dans l’instant présent,
Ils t’appartiennent
Ne les laissent jamais filer,
Tu n’auras peut être qu’une seule chance !
Ne manque pas cette opportunité de grandir !
Si elle ne venait qu’une fois dans toute notre vie,
hein ?
Là, ce n’est pas moi qui l'ai dit, c’est une vedette… Pas mal
non ?
Si on écoute cette chanson avec le volume à fond, ça donne
envie de se surpasser oui ou non ?
Elle viendra quand cette chance, cette opportunity ?
Qu’est ce qu’on fait ? On l’attend confortablement
désespérés et avachis dans un canapé à siroter des bières et à se goinfrer de pizzas ?
…Bon ok ! Mais après le match on y va…d’ac ? ;o)
PS : Pour les puristes de la langue, je précise que j’ai très librement adapté les paroles pour donner une traduction que je qualifie de « à mon compte »… Mais comme par hasard (salut toi !), mon compte tombe sous mon sens… Voilà ce que c’est de se servir son plat préféré soi même ; on gagne la plus grosse part qui tombe parfaitement dans son assiette à la meilleure table de son propre restaurant ! Bon appétit ! YO ! ;o)
.
05 déc. 2007
Trois petits jours et puis s’en vont…

D’un côté les larmes qui donnent du bonheur,
De l’autre, celles qui récoltent du malheur.
Tout reste à faire et à découvrir, malgré les avancées.
Comme chaque année, il vient nous entonner…
La même chanson…
Elle est pas mal cette chanson
Mais elle malmène la raison.
C’est vrai, que font tous les docteurs ?
Et nos impôts ? Et tous ces chercheurs ?
Mais elle est triste en cette saison,
C’est pourtant l’espérance de jours meilleurs,
Un nouveau souffle de vie très prometteur.
Car elle inspire à faire un DON !
Un geste de la main, tendue avec bon cœur
Un peu d’argent pour espérer dans la douleur…
Car elle nous prie à sa façon,
D’un seul regard chargé de douceur
Le fauteuil se libère de la pesanteur.
Mais le silence qui suit est un peu long
Dans les bras serrés qui consolent la peur,
S’étouffe le cri « je ne veux pas qu’il meure »
Mais…
Il n’y avait plus rien à faire...
Elle est pas mal cette chanson
Mais avant la fin…
Se ferment des paupières
D’autres s’ouvrent aux pleurs…
Elle est très bien cette chanson,
Un chant d’Amour au Téléthon…
6,7 et 8 décembre 2007, trois petits jours pour maintenant...Des
vies entières pour le futur.
Pour l’AFM dont les découvertes participent au
traitement de toutes les maladies génétiques.
Pour donner, mais pas avec les bras croisés...
.







