Amourpointcom

Amour, tendresse, raison. Ni haine ni déraison... Emotions, Vie du Présent

15 nov. 2006

Tu m’as vue quand je te crois plus ?


colombe_paix_045

paix_enfance_0031

Ce qui me conduit dans ce billet c’est la force du regard que j’ai découverte dans cette image.
La force de ce qui s’en dégage…
Ici il n’est plus question d’écriture… Mais d’Amour et d'Enfance bafoués…

Ton regard…

J’ai toujours défendu les valeurs innocentes de l’enfance, qui sont un merveilleux cocon dans lequel j’ai préservé mes enfants de mon mieux. C’est vrai que j’aurais pu mieux faire, mais à l’époque, j’étais un autre, un peu moins instruit des particularités de la psychologie nécessaire pour accompagner leur éducation ou leur formation de futurs adultes.

J’ai déjà trouvé une bonne excuse,
Mais elle ne soutiendra rien face à ton regard…

Tous les enfants ne bénéficient pas de la même éducation, ne vivent pas les mêmes évènements, ne subissent pas les mêmes souffrances. Les horreurs de ce monde dans les média les frappent de plein fouet et ils assistent en spectateurs à ce que les autres humains et les enfants subissent en tant qu’acteurs. Cette réalité les rattrape au quotidien, une réalité forcenée et agressive, immonde et criminelle agissant comme un appel à refuser et à se révolter jusqu’à faire exploser le cocon qui les tient prisonnier. Prisonniers hors de la réalité qui entoure la bulle qui les protège.
Dans ce regard, comment ne pas faire un voyage qui dans une fulgurance, traverse toute l’Histoire de l’Humanité pour se placarder en force sur l’âme des spectateurs. Vous et moi…

Qu’est ce qu’on t’a fait petite fille ?
Que fait on de ton avenir ?

Nous tous, parents et familles
Vous tous, professionnels et politiques
Saisissons bien le regard de cette jeune fille
Saisissons le bien, allez allez un peu de courage
Saisissons le bien quand nous ne savons pas saisir sa main…

Ton regard a perdu toute innocence il est devenu accusateur.

Qui peut croire encore que les enfants sont incapables d’accuser tout le mal qui leur est fait ? Le mal qui leur est fait à eux et à leur futur puisque cette photo a été prise lors d’une manifestation pour la sauvegarde de notre, votre, leur planète.

La Paix est défigurée sur le masque de ton regard si dur.
La douce colombe a disparu… Assassinée...

Ces yeux ne sont plus ceux de l’enfance mais ceux d’un juge. Un juge qui n’a plus de peine, mais qui est devenu celui de l’application des sentences à l’encontre de tous les criminels.

Difficile de soutenir ton regard et de ne pas se sentir visé,
Le grime peint en rouge, tourne rond,

Mieux que l’avenir qui devrait t’appartenir.
La Paix aujourd’hui, comme la justice, brandit un glaive,

Deux lames acérées sorties de tes prunelles.

Je libère une colère légitime face à l’enfance que je devrais voir ici, mais qui a été volée. Je pense que nous devons tous nous sentir impliqués dans cette projection sans complaisance. Suivons ce regard, mais ne tournons pas la tête, c’est à nous qu’il est destiné…

Petite fille déjà trop grande,
Tu as grimé ton visage avec un signe de Paix
Mais dans tes yeux il y a une déclaration de guerre…
Au milieu des doutes de ton avenir trop sombre…
Dans tes yeux, plus jamais ne passera une ombre...

Un jour pourras tu nous pardonner ?
Le voudras tu, ou bien est il déjà trop tard?

paix_enfance_003

Elle a grimé son visage avec un signe de Paix
Mais dans ses yeux il y a la Guerre...

 Au milieu de tous les doutes de son avenir trop sombre
Dans son regard, plus jamais ne passera une ombre… De pitié…



Cliquer, fermer les yeux, écouter, réfléchir, ouvrir les yeux, regarder...

pacte_ecologique

Posté par amourpointcom à 09:00 - Peines - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 nov. 2006

Ici, tout est jouet d’avance…

ame_des_jouets

 

    Difficile de ne pas déjà remarquer les rayons de Noël qui sont chaque année de plus en plus étalés dans les grands magasins… On entend souvent les mots « d’usines à rêves marchands », c’est vrai je le dis moi-même, mais j’aime bien passer outre cette idée et parcourir les allées pour m’y promener en simple visiteur.  Mes enfants sont grands, Oulala ! Immenses devrais je dire, et une balade dans les rayons est un voyage à travers les âges traversés par mes petites têtes blondes qui sont devenues de toutes les couleurs (jusqu’au gros rouge qui détache… Sourire) et dont je me souviens encore des yeux tout écarquillés.

A chaque anniversaire ou Noël de nos enfants
C’est une année nouvelle qui nous les prend.
Il s’enfuit vite le temps des layettes
Le temps des câlins après la toilette
Celui du bruit des lèvres posées sur leur cou,
Le temps des bisous, des jouets et des joujoux…

Leurs petits joujoux !

Ils sont encore là, rangés sur une étagère,
Dans la chambre où ils traînaient par terre.
Ils ont participé à mille contes
Joué mille personnages
Dévalé mille escaliers
Consolé quelques chagrins.

Ils étaient dans toutes les pièces
Encombrant toutes les tables
Tendus comme des pièges
Envahissant le moindre recoin.
Ah ça ! Ils en ont fait des allers et retours
Du salon à la chambre
En passant par les toilettes
Où je repêchais les moins aimés.

Et puis soudain tout s’arrête…
Plus aucun ne bouge ni ne respire…

Ils deviennent immobiles, simple matière
Que ne comblera  plus que la poussière.
L’un a perdu son œil, l’autre sa roue
Ce qui faisait leur santé de rêve s’est en allé.
De leur âme de chose, les enfants se sont lassés.

Du bout des doigts, de la même manière
Je leur donne un peu de vie à nouveau
En imaginant que les petits propriétaires
Reconnaîtront leur bruit et reviendront.
Mais rien ne se passe…
Les petits propriétaires sont devenus grands.
Ils ont d’autres choses à faire de bien plus intéressant.

Chacun de ces objets et joujoux a une histoire
Des moments de vie exaltée jusqu’au soir
Quand enfin ils étaient lâchés pour un peu de sommeil.

Sans bruit, dès que la petite respiration était régulière
Je rangeais les jouets dans le coffre ou sur l’étagère.
Qu’un jour ils n’ont plus quittée…
Peut être se sentent ils un peu seuls, abandonnés.
Eux aussi…

Il y a quelques minutes, absorbé par les souvenirs
M'est venue l' idée de refaire un joli paquet
Dans lequel j’envelopperai leur jouet préféré.
Mais j’ai peur que l’émotion soit un peu forte…
Déjà que d’y avoir pensé…

 J’ai l’air d’être un peu nostalgique comme ça, mais j’ai quand même de grands sourires en me relisant… Après tout, ces temps du passé sont heureux, la motivation était de faire plaisir et d’offrir.

Et pour finir une petite pensée…

Ici, dans le grand magasin, tout est jouet d’avance,
et on n’y peut rien changer disait presque JJ Goldman…
Le tout est de ne pas céder à la tentation,
et de nous délivrer du mal…Que nous "amen" les Publicitaires… ;o)

 Quelques soient nos moyens, l’important est le soin qu’on apportera à choisir précisément avant d’offrir, en faisant l’effort d’imaginer que l’argent n’est pas tout.
Le présent le plus humble est souvent le plus lourd de sentiments…

.

Posté par amourpointcom à 19:00 - Famille - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 nov. 2006

Jeu thème Automne ! C'est ma saison d'être...

automne_002

 

La grande plage de Valras était bien vide en cette soirée d’automne.

Et c’était parfait !
Car j’aime à m’y retrouver seul quand le soleil s’estompe en un glacis nuageux de fruit rouge. Oh oui ! J’aime les dernières minutes aux couleurs flamboyantes de cette agonie astrale que le Temps répète depuis toujours. J’aime le mouvement des rayons qui s’épuisent, comme les gestes désespérés d’un naufragé qui lutterait pour ne pas disparaître à l’horizon…
Mais ce n’est pas triste ! C’est tout simplement…beau !

Ce soir encore, le perpétuel cérémonial s’accomplissait, jusqu’à ce que plus aucune trace du soleil ne se reflète à la surface de la mer.
Alors que la première vague de fraîcheur me saisissait,  elle apparut enfin ! Seule une moitié de la Demoiselle avait réussi à naître de son cycle, mais c’était suffisant, et devant moi, sur la bande de sable mouillé qui s’imprégnait du bout des vagues, la clarté pâle de la Lune irisait leurs baisers d’écume…


Une envie folle me prit tout à coup, j’étais seul sur la Terre et l’Univers me demandait de l’aimer… J’écartai les bras et me mis à courir la bouche ouverte. Quelques mètres encore et je l’embrasserai plus fort, quelques mètres encore et j’allais être celui dont les poumons retiendraient le plus d’air AU MONDE !

Mais ma bouche se remplit de sable et les yeux me brûlèrent. J’avais trébuché sur une bosse de sable et j’étais tombé lourdement à plat ventre… Le souffle coupé…
Prostré à genoux, crachant le sable qui m’étouffait, il fallut quelques secondes à ma respiration pour se calmer doucement au rythme du bruit des vagues, et quand je réussis finalement à me lever, la tête toujours baissée, j’époussetai mes jambes en souriant. J’imaginais le sourire de la Lune, qui j’en étais sûr, n’avait rien raté de la scène…
Ostensiblement pour la taquiner, je lui tournai le dos et regagnai l’emplacement où j’avais garé ma voiture…

Moi aussi je souriais dans l’ombre en fredonnant une chanson d’ Yves Montand.

"Sur les plages mortes se ramasse la pelle…"
"Ce soir j’ai embrassé la Terre, et nous étions unis…"

L’automne… Le Monde… Et Prévert…

.
.

Ecrit et réalisé d'après le thème  "Les plages d'automne "  que nous offre le site Les Impromptus Littéraires (Ex mais toujours Coïtus dans mes liens). Thème pour lequel j'ai particulièrement  soigné l'image du site qui porte bien son nom aujourd'hui pour ce qui me concerne... Puisque j'ai adressé maladroitement le brouillon de ce texte, et qu'il a été publié  :o))

Impromptu(e): qui est fait sur-le-champ, non préparé, improvisé...

Vala vala vala ! Quand vous savez pas vous me demandez  ;o)

Posté par amourpointcom à 16:00 - Textes amis - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1