15 nov. 2006
Tu m’as vue quand je te crois plus ?


Ce qui me conduit dans ce billet c’est la force du regard
que j’ai découverte dans cette image.
La force de ce qui s’en
dégage…
Ici il n’est plus question d’écriture… Mais d’Amour et d'Enfance bafoués…
Ton regard…
J’ai toujours défendu les valeurs innocentes de l’enfance, qui sont un merveilleux cocon dans lequel j’ai préservé mes enfants de mon mieux. C’est vrai que j’aurais pu mieux faire, mais à l’époque, j’étais un autre, un peu moins instruit des particularités de la psychologie nécessaire pour accompagner leur éducation ou leur formation de futurs adultes.
J’ai déjà trouvé une bonne excuse,
Mais elle ne soutiendra rien face à ton regard…
Dans ce regard, comment ne pas faire un voyage qui dans une
fulgurance, traverse toute l’Histoire de l’Humanité pour se placarder en force
sur l’âme des spectateurs. Vous et moi…
Que fait on de ton avenir ?
Vous tous, professionnels et politiques
Saisissons bien le regard de cette jeune fille
Saisissons le bien, allez allez un peu de courage
Saisissons le bien quand nous ne savons pas saisir sa main…
Ton regard a perdu toute innocence il est devenu accusateur.
La Paix est défigurée sur le masque de ton regard si dur.
La douce colombe
a disparu… Assassinée...
Difficile de soutenir ton regard et de ne pas se sentir visé,
Le grime peint en rouge, tourne rond,
Mieux que l’avenir qui devrait t’appartenir.
La Paix aujourd’hui, comme la justice, brandit un glaive,
Deux lames acérées sorties de tes prunelles.
Petite fille déjà trop grande,
Tu as grimé ton visage avec un signe de Paix
Mais dans tes yeux il y a une déclaration de guerre…
Au milieu des doutes de ton avenir trop sombre…
Dans tes yeux, plus jamais ne passera une ombre...
Un jour pourras tu nous pardonner ?
Le voudras tu, ou bien est il déjà trop tard?
Elle a grimé son visage avec un signe de Paix
Mais dans ses yeux il y a la Guerre...
Dans son regard, plus jamais ne passera une ombre… De pitié…
Cliquer, fermer les yeux, écouter, réfléchir, ouvrir les yeux, regarder...
09 nov. 2006
Ici, tout est jouet d’avance…

C’est une année nouvelle qui nous les prend.
Il s’enfuit vite le temps des layettes
Le temps des câlins après la toilette
Celui du bruit des lèvres posées sur leur cou,
Le temps des bisous, des jouets et des joujoux…
Dans la chambre où ils traînaient par terre.
Ils ont participé à mille contes
Joué mille personnages
Dévalé mille escaliers
Consolé quelques chagrins.
Encombrant toutes les tables
Tendus comme des pièges
Envahissant le moindre recoin.
Ah ça ! Ils en ont fait des allers et retours
Du salon à la chambre
En passant par les toilettes
Où je repêchais les moins aimés.
Plus aucun ne bouge ni ne respire…
Ils deviennent immobiles, simple matière
Que ne comblera plus
que la poussière.
L’un a perdu son œil, l’autre sa roue
Ce qui faisait leur santé de rêve s’est en allé.
De leur âme de chose, les enfants se sont lassés.
Je leur donne un peu de vie à nouveau
En imaginant que les petits propriétaires
Reconnaîtront leur bruit et reviendront.
Mais rien ne se passe…
Les petits propriétaires sont devenus grands.
Ils ont d’autres choses à faire de bien plus intéressant.
Des moments de vie exaltée jusqu’au soir
Quand enfin ils étaient lâchés pour un peu de sommeil.
Je rangeais les jouets dans le coffre ou sur l’étagère.
Qu’un jour ils n’ont plus quittée…
Peut être se sentent ils un peu seuls, abandonnés.
Eux aussi…
M'est venue l' idée de refaire un joli paquet
Dans lequel j’envelopperai leur jouet préféré.
Mais j’ai peur que l’émotion soit un peu forte…
Déjà que d’y avoir pensé…
et on n’y peut rien changer disait presque JJ Goldman…
Le tout est de ne pas céder à la tentation,
et de nous délivrer du mal…Que nous "amen" les Publicitaires… ;o)
Le présent le plus humble est souvent le plus
lourd de sentiments…
.
03 nov. 2006
Jeu thème Automne ! C'est ma saison d'être...

La grande plage de Valras était bien vide en cette soirée
d’automne.
…
Et c’était parfait !
Car j’aime à m’y retrouver seul quand le soleil s’estompe en
un glacis nuageux de fruit rouge. Oh
oui ! J’aime les dernières minutes aux couleurs flamboyantes de cette agonie astrale que le Temps répète
depuis toujours. J’aime le mouvement des rayons qui s’épuisent, comme les
gestes désespérés d’un naufragé qui lutterait pour ne pas disparaître à
l’horizon…
Mais ce n’est pas triste ! C’est tout simplement…beau !
…
Ce soir encore, le perpétuel cérémonial s’accomplissait, jusqu’à
ce que plus aucune trace du soleil ne se reflète à la surface de la mer.
Alors que la première vague de fraîcheur me saisissait, elle apparut enfin ! Seule une moitié de la Demoiselle
avait réussi à naître de son cycle, mais c’était suffisant, et devant moi, sur
la bande de sable mouillé qui s’imprégnait du bout des vagues, la clarté pâle
de la Lune irisait leurs baisers
d’écume…
Une envie folle me prit tout à coup, j’étais seul sur la Terre et l’Univers me
demandait de l’aimer… J’écartai les bras et me mis à courir la bouche ouverte.
Quelques mètres encore et je l’embrasserai plus fort, quelques mètres encore et
j’allais être celui dont les poumons retiendraient le plus d’air AU
MONDE !
Mais ma bouche se remplit de sable et les yeux me brûlèrent.
J’avais trébuché sur une bosse de sable et j’étais tombé lourdement à plat
ventre… Le souffle coupé…
Prostré à genoux, crachant le sable qui m’étouffait, il
fallut quelques secondes à ma respiration pour se calmer doucement au rythme du
bruit des vagues, et quand je réussis finalement à me lever, la tête toujours
baissée, j’époussetai mes jambes en souriant. J’imaginais le sourire de la
Lune, qui j’en étais sûr, n’avait rien raté de la scène…
Ostensiblement pour la taquiner, je lui tournai le dos et
regagnai l’emplacement où j’avais garé ma voiture…
Moi aussi je souriais dans l’ombre en fredonnant une chanson d’ Yves Montand.
"Sur les plages mortes se ramasse la pelle…"
"Ce soir j’ai embrassé la Terre, et nous étions
unis…"
L’automne… Le
Monde… Et Prévert…
.
.
Ecrit et réalisé d'après le thème "Les plages d'automne " que nous offre le site Les Impromptus Littéraires (Ex mais toujours Coïtus dans mes liens). Thème pour lequel j'ai particulièrement soigné l'image du site qui porte bien son nom aujourd'hui pour ce qui me concerne... Puisque j'ai adressé maladroitement le brouillon de ce texte, et qu'il a été publié :o))
Impromptu(e): qui est fait sur-le-champ, non préparé, improvisé...
Vala vala vala ! Quand vous savez pas vous me demandez ;o)








