sirene_001

 

… Ici, tout est sombre dans les coulisses encombrées d’échafaudages compliqués à l’arrière du blog.

Au fond de mon repaire côté cour, j’observe côté jardin les rayonnages blancs sur lesquels j’entrepose les commentaires des visiteurs qui s’aventurent sur le derrière de la scène.

Vestale d’un monde virtuel, mon rôle ici est d’entretenir les enfeus déjà gorgés de ce que vous portez de plus humainement précieux : des pensées, des émotions  que vous déposez au fil des billets qui agissent sur vous comme les chants de sirènes.

Dans les rets astucieusement placés, certains visiteurs disparaissent rapidement, sans un bruit, rongés par l’oubli… Et un peu par moi aussi je l’avoue… C’est que ça doit manger une vestale, même dans le virtuel…

La seule différence avec une vraie cuisine, c’est qu’ici je ne dois pas laver les casseroles, en un clic tout est immédiatement propre. C’est beau et bien pratique le progrès…

Mais d’autres visiteurs plus audacieux, ou téméraires, se jouent des pièges, enjambent les filets, passent sous les tressages d’où ils se frayent un chemin, toujours le même, vers la sortie après s’être dépossédés de leurs mots… Alors je m’approche frénétiquement, retourne les mots dans tous les sens, les ouvre, les explore en dedans, les sens, les goûte, puis les installe délicatement sur les étagères, à côté des autres que je veille jalousement depuis longtemps…

A aucun moment, les visiteurs ne prêtent attention à mes yeux rouges dans le fond de la crypte ni ne suspectent le grand danger qui les menace à fréquenter ces lieux.

S’ils savaient pour certains…

S’ils avaient su…Pour les autres…

Ma nouvelle bobine de toiles arachnéennes bien assurée dans les mains, (Merci joli FAI !!!) je parviendrai encore à nourrir les entrailles de Canalblog, à forcer ses lèvres et à lui fourrer de force de nouvelles proies… Il me faut simplement attiser l’envie, préparer les sirènes que j’écaille toutes les semaines pour leur laisser une peau douce.

On est quel jour au fait ? Je demande ça, car les sirènes je ne dois plus les préparer le vendredi. Faut que j’arrête.
Faut que j’arrête car suite à un moment d’inattention le jour du poisson, elles se retrouvaient pleine de farine. Parfois c’était plus grave.
Mais ma petite Siréna à l’air d’apprécier sa nouvelle nageoire puisqu’elle a choisi l’option expression corporelle au sein de la chorale. Bon ! Je vais préparer la chauffeuse de cire… Ah ! Je la vois, elle est à côté de la friteuse !

Mais je parle je parle, et me dois de respectueusement vous laisser, car je crois bien que j’aperçois un visiteur ! Tiens je ne le connais pas celui là… Miam ! Il va cliquer…

PS : Merci à mon nouveau Fournisseur d’Accès Internet  (FAI)! On va bien manger s’amuser tous les deux :o)